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21 déc. 08

La bande à Bonnot

L'épisode de la bande à Bonnot est aussi bref qu'il est sanglant. Entre décembre 1911 et avril 1912, une clique d'anarchistes juvéniles, encadrés par un agitateur notoire, va, par la violence des ses crimes, focaliser l'attention des médias et de la population.

Tout commence à la veille des fêtes de noël 1911. Le 21 décembre précisément, alors qu'une violente tempête décoiffe le pays. Il est 9 heures du matin.Une Delaunay-Belleville verte et noire est garée non loin de l'agence de la Société Générale, Rue Ordener. ordenerA bord, 4 individus armés, dont Jules Bonnot, attendent la recette du matin. Lorsque le garçon de recette se présente, un des truands sort de la limousine et abat froidement l'employé. Quelques instants plus tard, la limousine démarre sur les chapeaux de roues, s'engouffre dans la Rue des Clays et file vers les boulevards. Les passants médusés viennent d'assister au premier braquage automobile de l'histoire.   

Ce misérable attentat est le début d'une équipée meurtrière qui va tenir la France en haleine pendant 5 mois. D'un coté, les "bandits tragiques" comme les surnomment la presse, désespérés et déterminés. En rébellion contre l'injustice sociale, proches des milieux anarchistes, qui favoriseront leur cavale, Jules Bonnot, Octave Garnier, Raymond Callemin dit "La Science", René Valet et André Soudy n'ignorent pas que leur histoire se terminera très mal. De l'autre, une force publique désarçonnée par la violence et l'audace des malfaiteurs.

Malgré leur sanglant parcours, les bandits soulèvent l'intérêt de la presse libertaire qui même si elle réprouve les actes, voit dans les motivations qui sous tendent leur action un combat politique juste, celui des faibles et des pauvres contre l'ordre établi. Cependant les cadavres s'amoncellent: le 31 décembre une veilleur de nuit est tué à Gand, le 3 janvimontgeroner, un rentier et sa domestique à Thiais. Le 27 février, un agent de police à Paris. L'addition est lourde et l'opinion publique exaspérée.

 

Le 25 mars, les malfaiteurs signent leur action la plus audacieuse et la plus meutrière. Après avoir abattu le chauffeur et le propriétaire d'une de Dion Bouton à Montgeron, ils improvisent un braquage à la Société Générale de Chantilly. 3 employés de banque y laissent la vie. L'évènement fait la une de le presse pendant une semaine. Ce sera le dernier fait d'arme de la bande. Au cours des jours suivants, plusieurs membres importants du gang sont arrêtés dont Soudy et Callemin.

 

Le 24 avril, à Ivry-Sur-Seine, Bonnot abat Louisjouin Jouin le sous chef de la  Sureté, au cours d'une perquisition surprise. Bonnot est blessé et réussit à s'enfuir. La cavale tourne à la traque et va trouver son épilogue dans deux épisodes similaires aussi spectaculaires que rocambolesques l'un que l'autre.

 

Bonnot se refugie dans un garage de Choisy-Le-Roi, chez un  complice anarchiste. Il est vite repéré par les forces de l'ordre, qui déploient un spectaculaire dispositif autour du bâtiment. Encerclé par plusieurs centaines d'hommes, auxquels viennent se joindre des citoyens volontaires ainsi qu'un régiment de Zouaves, il soutient plusieurs heures un véritable siàge. La nouvelle fait le tour dechoisy Paris et des milliers de curieux affluent vers la ville. C'est donc au milieu d'une foule compacte que les forces de police donnent l'assaut final après avoir dynamité le garage. Criblé de balles, et opposant une résistance farouche, Bonnot est finalement délogé plus mort que vivant et expédié àl'Hotel-Dieu ou il expire peu après. Déjà sur place, on s'arrache les douilles de revolver et autres reliques de l'évènement...

 

3 semaines plus tard, le 14 mai, les deux derniers membres de la bande, parmi lesquels, Garnier, auquel sont imputés la plupart des crimes sont repérés dans une villa de Nogent-Sur-Marne. La police ne fera pas de quartier. Après 9 heures de siège, un assaut similaire à celui de Choisy-Le-Roi est mené avec les mêmes résultats. Garnier et Valet n'en réchappent pas.

Un an plus tard, se tiendra le procès des survivantsnogent2 et des complices. Callemin, Monnier, Soudy sont condamnés à mort et exécutés le 21 avril 1913. Les autres écopent de peines de prison ou de bagne selon les cas. L'affaire est bouclée. Elle n'aura pas duré 2 ans. Mais c'est pour l'éternité que Jules Bonnot et sa bande sont entrés dans la mémoire collective des français.


Liens utiles

Grands criminels: Jules Bonnot
CPA de Bonnot sur Delcampe   

La bande à Bonnot sur Wikipedia
La bande à Bonnot: A travers la presse de l'époque
Les brigades du tigre: l'intégrale

   

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Commentaires

    la bande a bonnot

    Les brigades du tigre voila un mérveilleux feuilleton télé que je ne me lasse pas de revoir


    Je trouve ce blog tès intéressant ou je decouvre
    beaucoup de choses

    Posté par alfredo, 31 janv. 10 à 09:38

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