CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

31 janv. 09

Les actualités du 31 janvier 1909

090131tonkin

Expédition contre les pirates en Indochine

Une expédition militaire qui sera décisive, comprenant deux batteries, une compagnie du génie et un bataillon d'infanterie, commandée par le colonel Bataille, est entrée hier en campagne contre le Detham. On sait que le Detham, qui est le chef vénéré des pirates, habite dans les montagnes un repaire presque inaccessible d'où il dirige les mouvements de ses partisans.

Une proclamation du gouvernement général aux indigènes annonce que cette expédition a été décidée par suite de la situation intolérable dans laquelle se trouve la région du Yenthé devenue le refuge des pirates. Les populations, favorablement impressionnées, ont offert aussitôt leur concours à l'expédition.

Un premier engagement a eu lieu à Am-bong, sur la concession de Phong-Phuong. Les partisans du Detham ont battu en retraite, ayant plusieurs tués et de nombreux blessés. Nous avons eu le garde principal Colonna, blessé à la cuisse, un sergent annamite tué et deux linhs blessés.

Le Petit Parisien – 31 janvier 1909

EN BREF

Broyés par le rapide - Lyon. — Au passage à niveau de Saint-Fons, hier soir, un vieillard de quatre-vingt-dix ans qui s'était imprudemment engage sur la voie, a été tamponné par le rapide Côte d'Azur et broyé. La garde-barrière qui s'était précipitée à son secours, a été, elle aussi, happée par le train et horriblement mutilée. Le Figaro – 31 janvier 1909

090131hugo

       

20 agents contre deux géants - Une scène amusante s'est déroulée hier après-midi, dans le quartier des Archives. Deux géants, dont l'un ne mesure pas moins de 2 m 30, les frères Hugot, bien connus pour s'être exhibés dans différents music-halls, suivaient en automobile la rue des Archives, lorsqu'un gardien de la paix voulut leur dresser procès-verbal, pour n'avoir pas pris leur droite. Ils l'injurièrent de telle façon que l'agent voulut sévir ; mais, se voyant trop faible, il fit quérir, au poste, six de ses collègues.Ceux-ci n'intimidèrent nullement les athlètes, qui prirent une attitude menaçante.Force fut d'aller chercher, au poste central, de nouveaux renforts. Bientôt vingt agents formaient cercle autour des frères Hugot. Ceux-ci, en présence d'un tel déploiement, consentirent enfin à se rendre au commissariat de la rue de Béarn. Mais l'escalier du commissariat était trop étroit pour eux, et M. Guicheteau dut venir les interroger au poste. Procès-verbal leur a été dressé pour rébellion. Le Petit Parisien – 31 janvier 1909

Un train de marchandises entre dans un café - La nuit dernière, l'aiguilleur de La bifurcation de Liesse s'apercevait que le train de marchandises 4571 de Paris à Creil, n'était pas au complet au moment où il s'engageait sur le raccordement d'Epluches. Quelques secondes plus tard, une rame de 18 wagons de charbon dévalait devant lui à cinquante kilomètres à l'heure, et, l'aiguille étant retournée, se dirigeait vers Pontoise. L'alarme fut donnée, mais trop tard. Le convoi traversait la gare, s'engageait sur la voie du dépôt, renversait le heurtoir, culbutait la clôture de la cour de la gare, tombait d'un talus de deux mètres de haut, fauchait un télégraphique et traversant la rue Saint-Martin, le wagon de tête pénétrait tout entier dans un cabaret, le café du Dépôt. La cabaretière se trouvait en ce moment dans sa cuisine : les tampons du véhicule s'arrêtèrent à quelques centimètres de la cloison. Quand au garde-frein Thibault, qui se trouvait dans le fourgon de queue, il en fut quitte pour quelques écorchures. Il a déclaré ne pas s'être aperçu qu'il était parti en dérive. Sous les ordres de M. Ratel, sous-chef de gare et de M. Delétoile, inspecteur de l'exploitation, le déblaiement fut commencé aussitôt ; il ne fut terminé que très tard dans la matinée. Les dégâts matériels sont considérables. Tout le rez-de-chaussée de l'immeuble du café du Dépôt a été dévasté. Le Petit Parisien – 31 janvier 1909

Posté par Ichtos à 14:44 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Permalien [#]