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12 févr. 09

Les actualités du 12 février 1909

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L'affaire des faux scarabées

La 11e chambre correctionnelle a statué hier sur la plainte en escroquerie portée contre la veuve d'un célèbre égyptologue, Mme Bouriant, et contre son fils. Mme Bouriant, on s'en souvient, avait proposé au conservateur adjoint des musées royaux de Bruxelles, M. Capart, un scarabée de calcaire recouvert d'hiéroglyphes, qu'elle avait, disait-elle, retrouvé dans une malle ayant appartenu à son mari, et M. Bouriant fils avait expliqué que l'inscription que portait ce scarabée relatait le voyage des marins du roi Néchao auteur de l'Afrique, au sixième siècle avant Jésus-Christ, fait que rapporte Hérodote, et qui n'avait été jusqu'alors aucunement confirmé.

M. Capart s'en rendit acquéreur pour la somme de 6,000 francs. Il acheta également à M. Guimet, pour 4,000 fr., un second scarabée, que celui-ci avait acquis de Mme Bouriant. Mais, on le sait, les deux scarabées furent reconnus faux et l'on apprit qu'ils avaient été fabriqués sur la demande de M. Bouriant fils par un artiste de Paris, M. Beaubien.

M. Capart, qui avait obtenu devant le tribunal civil la résiliation de son achat et la restitution du prix, s'était porté partie civile aux débats et demandait, par l'organe de Me Dreyfous, 15,000 francs de dommages – intérêts. Après plaidoiries de Mes Surcouf et Salva pour les prévenus, le tribunal a condamné Mme veuve Bouriant a huit mois de prison, M. Bouriant fils à deux ans de la même peine, et a accordé a la partie civile les 15,000 francs demandée.

Le temps – 12 février 1909

EN BREF

Un gouverneur coupé en morceaux - Téhéran, 10 Février - De graves désordres se sont produits à Rescht. Le gouverneur et plusieurs fonctionnaires ont été massacrés par les révolutionnaires, qui ont en outre, incendié le konak et le bureau des postes y attenant. Les marchés sont fermés ; les troupes du gouverneur se sont réfugiées au consulat russe ; la panique s'est emparée de la population. Les détails manquent à cause de l'interruption du télégraphe, mais on croit qu'il s'agit d'une manifestation du mouvement nationaliste, qui a pris de telles proportions dans les provinces septentrionales que depuis quinze jours, on s'attendait à une attaque de Rescht. Le Petit journal – 12 février 1909

Assailli à coups de faux - Roubaix, 10 Février - M. Pierre Cuisset, âgé de 74 ans, rentier à Celles, revenait de son jardin lorsque, en entrant dans sa cuisine, il se trouva en face d'un individu qui se jeta sur lui et lui porta à la tête plusieurs coups de faux, lui faisant d'horribles blessures. Le vieillard s'affaissa dans une mare de sang, et le croyant mort, le bandit fouilla toute la maison, fractura tous les meubles et se sauva en emportant une minime somme d'argent. Ranimé par des voisins, le blessé a désigné son agresseur: c'est un nommé Emile Leclerc, 42 ans, réfugié en France à la suite d'une condamnation pour vol prononcée par la justice belge. Le misérable a été capturé par des douaniers et livré aux gendarmes belges. Le Petit journal – 12 février 1909

Posté par Ichtos à 15:16 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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