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21 févr. 09

Les actualités du 21 février 1909

Le roi d'Espagne assiste aux expériences de Monsieur Wilbur Wright

090221XIII

Depuis longtemps, le roi d'Espagne se proposait de suivre de près des expériences d'aéroplane. C'est aujourd'hui chose faite. Par un temps admirable, le roi est parti ce matin, en automobile pour le champ d'aviation. Une centaine de personnes étaient présentes. Arrivé à 9 heures 10, avec le marquis de Viala et le marquis Quinonez, de Léon, le roi a été reçu par M. de Lassence, maire.

On présente aussitôt MM. Wilbur et Orville Wright au roi qui les complimente. M. Becq, préfet, exprime au roi les hommages du gouvernement. Le roi remercie de l'accueil qui lui a été fait.

Cinq minutes après, M. Wilbur Wright fait un vol magnifique de 28 minutes. Il vole et évolue autour du hangar. Le roi suit l'expérience, plein d'une admiration qu'il exprime à Mie Wright et à son frère Orville. Après l'expérience, le roi prend place dans l'appareil à côté de M. Wilbur Wright et il se fait expliquer le mécanisme de l'aéroplane. Alphonse XIII demande ensuite à M. Orville Wright comment s'est produit son accident. Wilbur Wright a accompli, à 10 h. 10, un deuxième vol en compagnie du comte de Lambert. Ce vol a duré 13 minutes.

Le roi d'Espagne a pris ensuite congé du maire et du préfet. Il a félicité encore les deux frères Wright et a salué aimablement Mlle Wright. Le roi est rentré à midi à son hôtel où il a déjeuné avec le maire de Pau, les deux frères Wright et M. Hart O'Berg. Le roi d'Espagne, après avoir reçu, à deux heures la visite du préfet des Basses-Pyrénées, a fait, avec le comte de Santa Maria, une promenade en automobile, dans la direction de Tarbes.  A son retour, il a visité une écurie de courses.

Le Petit Journal – 21 février 1909

 

Match de Boxe sensationnel: Sam Mc Vea contre Joë Jeanette

Sous les auspices du Wonderland français, deux boxeurs negres de grande valeur se sont rencontrés, hier soir, au Cirque de Paris. Champions au sens véritable du mot, Sam Mac Vea et Joë Jeannette sont de merveilleux, athlètes. Tous deux jouissent d'une réputation également méritée, et si tous deux ont été battus par l'autre nègre Jack Johnson, l'actuel champion du monde, leur défaite ne les a pas amoindris.

Sam Mac Vea était presque un débutant lorsqu'il rencontra Johnson ; ce qui ne l'empêcha pas, dans ses trois matches, de tenir pendant vingt reprises devant son adversaire. Quant à Jeannette, ses rencontres avec le terrible "Nègre jaune" furent sans résultats.  Une seule fois, Sam et Joë s'étaient rencontrés aux Etats-Unis, en 1907. Jeannette avait été déclaré vainqueur de Sam aux points.

Le match d'hier constituait donc le véritable clou de la soirée; bien que très intéressantes, les autres rencontres furent suivies assez distraitement par les spectateurs impatients de voir les deux champions noirs aux prises. Pesant 91 kilos, Sam Mac Vea était avantagé sur son adversaire qui ne pèse que 83 kilos. Mais Jeannette pouvait suppléer à cette différence par une rapidité et une science de la boxe incontestables.

Après vingt reprises, pendant lesquelles les deux combattants n'ont pas paru donner toute leur mesure, Sam Mac Vea. a été déclaré vainqueur aux points, ce qui constitue, en quelque sorte, la revanche du match de 1907.

Le Petit Journal – 21 février 1909

EN BREF

Le dévouement d'une garde-barrière - Une récompense bien méritée, c'est celle que sur la démarche que fait actuellement le directeur de la Compagnie des chemins de fer du P.-L.-M., le gouvernement ne manquera pas d'accorder à Mme Marie Pichard, âgée de quarante-sept ans garde-barrière à Nemours (Saine-et-Marne), qui a accompli au péril de sa vie, de nombreux actes de dévouement. Les personnes qu'elle a déjà sauvées sont au nombre de cinq : M. Engel Aloiys, un vieillard atteint de paralysie partielle ; Mme veuve Marie Godin, 61 ans, rentière à Nemours ; M. Eugène Vannier, 69 ans, propriétaire à Chevrainvilliers ; M. Bellanger,, et une fillette de huit ans, qui s'étaient engagée sur la voie au moment où le train franchissait le passage à niveau. Mme Pichard a la poigne solide, fort heureusement. C'est en s'élançant sur les imprudents et, d'une forte poussée, en les en voyant rouler en dehors de la voie, qu'elle put, non sans péril pour elle, les sauver d'une mort certaine. La médaille d'honneur serait bien placée sur la poitrine de cette excellente et digne femme. Le Petit Journal – 21 février 1909

Posté par Ichtos à 17:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Permalien [#]
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