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26 mars 09

Les actualités du 26 mars 1909

090326croiseur

Mise en service imminente du croiseur Ernest Renan

Le croiseur cuirassé Ernest-Renan,, construit par les Chantiers de Penhoët, à Saint-Nazaire, qui vient de terminer, la série de ses essais officiels, est le dernier des cinq croiseurs prévus au programme de 1900. Il devait avoir primitivement les mêmes dimensions que les Jules-Ferry, Léon-Gambetta, Victor-Hugo, Jules-Michelet. Des modifications heureuses introduites dans les plans primitifs, en vue de lui donner une vitesse plus grande, ont retardé sa construction et l'ont l'ait placer dans la série suivante des croiseurs cuirassés.

En fait, l'Ernest-Renan est le premier d'une division de croiseurs très rapides avec le Waldeck-Rousseau et l'Edgar-Quinet, actuellement en achèvement. Son déplacement est de 13,600 tonnes environ avec une longueur de 157 mètres et une largeur de 37 m. 36. La protection du navire est assurée par une ceinture en acier cémenté de 52mm d'épaisseur, avec deux ponts cuirassés et une tranche cellulaire. L'artillerie comprend : 4 canons de 19 en deux tourelles axiales à l'avant et à l'arrière ; 12 canons de 16, dont 8 en tourelles simples latérales et 4 en réduits; 21 canons de 47 et 2 canons de 37. Il a en outre deux tubes lance-torpilles sous-marins. L'équipage est de 674 hommes, y compris l'état-major.

Le croiseur cuirassé Emest-Renan a été construit par la Société des Chantiers et Ateliers de Saint-Nazaire (Penhoët) d'après les plans de coque établis par la section technique de la marine. Son appareil moteur et évaporatoire se compose de : 3 machines à triple expansion à 4 cylindres d'une puissance de 36,000 chevaux, à la vitesse de 136 tours par minute; 42 chaudières Niclausse, ayant ensemble 249 mètres carrés de surface de grille et 8,790 mètres carrés de surface de chauffe.

Dans les essais de puissance maximum d'une durée de dix heures, on a réalisé 37,100 chevaux avec une vitesse de 24 nœuds 5, dépassant ainsi de 1 nœud 5 la vitesse donnée par les croiseurs de la série précédente. Il n'est pas sans intérêt de faire remarquer que ces conditions d'essais n'ont été réalisées, sur aucun croiseur du monde à machines alternatives. Les quatre croiseurs anglais du type Drake, qui ont été considérés comme un succès exceptionnel, n'ont en effet donné que 24 noeuds avec 31,000 chevaux pendant huit heures.

La commission d'essais a d'ailleurs reconnu que, pendant toute la durée de ces essais, le fonctionnement de tous les appareils a été des plus satisfaisants. On va procéder maintenant à la visite habituelle des appareils moteurs et évaporatoires, après quoi l'Ernest-Renan prendra sa place dans l'escadre active, dont il sera l'unité la plus rapide.

Le Figaro – 26 Mars 1909

Etat déplorable de notre marine

 

EN BREF

Le plus gros conscrit de France - Chaque année on parle du plus grand et du plus petit conscrit de la classe appelée. Voici aujourd'hui Corbeil qui s'enorgueillit de posséder, non le plus grand ni le plus petit, mais le plus gros conscrit de France. A en croire les on-dit, ce record peu banal appartient à M. Laverdet, fils d'un mégissier de la localité. Ce jeune homme atteint, parait-il, ses 122 kilogrammes, poids fort respectable eu effet. Le médecin major l'a réformé, non pour défaut de constitution, car il est très robuste, mais pour obésité. Le Petit Parisien – 25 mars 1909

Une chinoise accouche de serpents ! - On lit dans l'Echo de Chine - Une femme de Tsing-Kiang vient de mettre au monde plusieurs petits serpents; puis elle est morte. Son mari, bien fâché, l'a enterrée ensemble avec ces petites choses. Le Temps – 26 mars 1909

Bizarre cas de décès - Le tambour Henri Dorléans, du 1e régiment d'infanterie, à Cambrai, entrait le 28 février dernier à l'hôpital militaire de cette ville, souffrant horriblement de douleurs intestinales. Les parente, appelés, déclarèrent que cet accès n'était pas le premier de ce genre, et qu'à partir de l'âge de douze ans, leur enfant avait eu une dizaine de ces crises plus ou moins fortes, mais qu'elles avaient cessé à la suite de l'absorption d'un litre d'huile d'olive. A l'hôpital, ni l'huile d'olive, ni aucun autre médicament ne furent efficaces. La mort approchant rapidement, une opération chirurgicale fut décidée. Quelques jours après, le soldat mourait. L'autopsie a permis de constater dans les intestins la présence de 150 noyaux de cerises et de prunes absorbés par cet homme depuis son plus jeune âge. C'est un des plus curieux cas que les médecins aient pu rencontrer. Le Temps – 26 mars 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Permalien [#]
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