CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

03 avr. 09

Les actualités du 3 avril 1909

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Le Marathon de New-York gagné par un français

Jamais course pédestre n'avait attiré une foule plus considérable que celle qui assistait aujourd'hui à la fameuse épreuve de Marathon. C'est cependant par une pluie battante que le départ a été donné et que s'est effectuée une grande partie du trajet.

Presque toutes les grandes nations étaient représentées dans cette épreuve : la France par Saint-Yves, l'Angleterre par Shrubb, l'Amérique par Hayes, l'Italie par Dorando, le Canada par Longboat et l'Irlande par Maloney.

Dès le début de la course, c'est notre compatriote Saint-Yves qui prend la tête et pendant les 13 premiers kilomètres la garde jalousement. Il les couvre en 45 minutes secondes 2/5. A ce moment, ses concurrents, qui le suivent en peloton, font un effort. L'anglais Shrubb s'en détache et au 17e kilomètre prend délibérément la tête à son tour. Saint-Yves, qui tient bon, reste deuxième. Longboat troisième, Dorando quatrième. Maloney cinquième et Hayes dernier. Les coureurs couvrent ainsi les 20 kilomètres en 1 heure 8 minutes 36 secondes 3/7.

Aux 36 kil. 880, l'ordre est toujours le même, Saint-Yves collant toujours derrière Shrubb et couvrant cette distance en 1 h 32 m. 1/5. Au vingtième mille, 33 kil. 600, Saint-Yves passe Shrubb qui reste deuxième, tandis que Dorando passe troisième.

II y a 1 heure 57 minutes 25 secondes que les concurrents sont en route. A ce moment, Longboat qui, hier, était grand favori abandonne. Au 22e mille, 36 kil 960, Shrubb paraît à bout de forces, tandis que Saint-Yves qui, à ce moment a deux bons tours d'avance, court merveilleusement. Désormais, il ne fera qu'augmenter son avance et termine premier avec trois tours et demi devant Dorando 2e, Shrubb 3e, Maloney 4e et Hayes 5e. C'est donc une victoire française.

Le Petit Parisien – 3 avril 1909

Bledine

EN BREF

Un sommeil de 8 jours - Un cas assez curieux de léthargie s'est produit ces jours derniers à Attichy. Une ménagère de trente ans, Mme Cottez, femme d'un ouvrier travaillant à la sucrerie, s'est endormie à son heure habituelle, le jeudi 25 mars, pour ne se réveiller qu'avant-hier dans la soirée. Au sortir de ce sommeil qui se prolongeant huit grands jours, avait eu constamment les apparences d'un sommeil normal, la dormeuse était naturellement dans un état d'extrême faiblesse. Mais le docteur qui la soigne est sans inquiétude et déclare qu'elle sera bien vite sur pied. Mme Cottez est d'ailleurs sujette à des crises de léthargie, mais jamais aucune n'avait été aussi prolongée que la dernière. Le Petit Parisien – 3 avril 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Permalien [#]