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16 avr. 09

Les actualités du 16 avril 1909

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Edouard VII à Paris

Le roi d'Angleterre est arrivé hier soir à Paris ayant quitté la matin Biarritz (...). Le souverain a été salué à la gare d'Orsay par S. Exc. Sir Francis Bertie, ambassadeur d'Angleterre; MM. Lépine, prefet de police, Nigond, sous-directeur de la Compagnie d'Orléans et Chabannes, Chef de gare principal. Le roi d'Angleterre passant ici dans le plus strict incognito, le Président de la République ne s'était pas fait représenter à son arrivée.

Mais la foule, peu férue d'étiquette et ne suivant que ses sympathies, s'était portée si nombreuse a la rencontre du souverain ami, qu'il avait fallu établir un service d'ordre très important, pour ouvrir passage à notre hôte, dont l'apparition a été saluée par les "hurrahs" et les vivats les plus enthousiastes. Cet accueil populaire fut le seul accroc au protocole, et certes le duc de Lancastre n'en parut nullement irrité, à en juger par le sourire très cordial et le coup de chapeau qui furent sa réponse.

Le Roi, après avoir remercié de leurs soins les représentants de la Compagnie d'Orléans, s'est entretenu, en gagnant d'un pas alerte sa voiture avec sir Francis Bertie et M. Lépine. Il était vêtu d'un complet et d'un pardessus gris-fer, chaussé de bottines en cuir de Russie fauve, coiffé d'un feutre rond de couleur loutre et ganté de suèdes feuille-morte.

En automobile le souverain, qu'accompagnait sir Francis Bertie, arrivait, vers sept heures et demie, à l'hôtel Bristol. Il se rendait une heure plus tard, à l'ambassade d'Angleterre, où il avait invité à sa table quelques amis. (...) Lady Féodorowna Bertie, encore un peu souffrante, avait dû s'excuser.

S. M. Edouard VII quittera Paris ce soir, à six heures, avec le colonel Ponsonby, allant au Bourget à la rencontre de LL. MM. la reine d'Angleterre et l'impératrice douairière de Russie, qui arriveront un peu avant sept heures. LL. Exc. l'ambassadeur d'Angleterre et l'ambassadeur de Russie seront également au Bourget pour rendre leurs devoirs aux souveraines. Après l'entrevue, la reine Alexandra montera dans le train de S. M. Edouard VII qui fera route aussitôt sur Gênes par le Simplon et l'impératrice douairière de Russie, sans quitter son train, continuera également le voyage vers Gênes par Modane.

Le Figaro - 16 avril 1909


EN BREF

sanglant

Nouveau-né coupé en morceaux - Rouen, 15 avril - Un horrible infanticide a été commis près de Neufchatel. Une jeune fille de seize ans, Octavie Vrestaux, a mis au monde clandestinement un enfant. Pour cacher la faute de sa fille, la mère d'Octavie résolut de se débarrasser du nouveau-né. Elle le coupa littéralement en morceaux ; puis, pour empêcher le sang de jaillir, elle se mit à coudre les chairs sanglantes. Le parquet de Neufchàtel se transporte sur les lieux du crime. Le Petit Parisien – 16 avril 1909

us_1908 Exécution angoissante à New-York: tué en trois fois ! - Le supplice de l'électrocution est souvent moins prompt que la guillotine. On a pu s'en convaincre ces jours-ci à l'exécution de Bernard Carlin, âgé de 19 ans, condamné à mort pour avoir assassiné sa mère. L'heure fatale arrivée, le condamné fut assis dans la chaise électrique, tandis que l'aumônier lui récitait les prières des morts. Le bourreau tourna le commutateur, mais rien ne se produisit. Sans émotion apparente, le jeune patient qui attendait froidement son dernier moment, regardait curieusement. L'exécuteur fit jouer derechef le commutateur, mais il ne fut pas plus heureux qu'au premier coup. Le courant ne se manifesta pas. Très anxieusement, l'exécuteur examina son appareil et s'aperçut alors que l'électrode qui avait été attachée au pied droit du condamné était tombée à terre, de sorte que le circuit électrique était interrompu. On remit le fil en état et la communication rétablie l'exécuteur manœuvra pour la troisième fois le bouton fatal. L'effet fut foudroyant. Le condamné avait payé sa dette. Mais il n'en était pas moins resté dix minutes angoissantes sur la chaise d'électrocution. Le Petit Journal – 16 avril 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]
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