CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

04 mai 09

Les actualités du 4 mai 1909

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Naufrage aérien

Le vent qui soufflait en bourrasque dimanche, a causé au village des Baux un occident dont a été victime le comte de la Vaulx. L'aéronaute avait quitté Paris samedi soir, à neuf heures, en compagnie d'un ami, et accomplissait avec lui dans notre région une nouvelle ascension.

Dimanche, vers midi, quelle ne lut pas la stupéfaction des habitants des Baux de voir tout à coup au-dessus du village un aérostat balancé par le vent qui était d'une extrême violence. La population comprit qu'un malheur était imminent, et c'est en proie a la plus vive émotion qu'elle aperçut les deux hommes qui montaient l'aérostat essayer d'aérer après avoir dégonflé. La chute de l'aérostat s'accélérait sous l'influence de la tempête et l'atterrissage fut des plus tragiques.

En effet, le vent soufflant avec rage ne cessait d'entraîner le ballon chaque fois qu'il s'approchait de la terre, et c'est ainsi qu'il rebondissait chaque fois qu'il semblait toucher le sol. Il parcourut ainsi désemparé un très long parcours, menaçant à tout instant les aéronautes d'une chute épouvantable.

Ceux-ci purent enfin arriver sur les montagnes dites de Béoubelis et mettre pied à terre. Mais au cours de l'atterrissage, le vent continuant à souffler dans ces parages avec violence, le comte de la Vaulx se blessa grièvement a la jambe, tandis que son compagnon recevait lui-même quelques contusions a la tête. Ce dernier se rendit en hâte aux Baux où l'on organisa les secours nécessaires.(...)

Le Matin – 4 mai 1909


EN BREF

Un village entier flambe dans un incendie - Cet après-midi, vers trois heures et demie, un violent incendie s'est déclaré à Buconville, commune de Serzereux, près Dreux. Les flammes activées par le vent et trouvant un aliment facile dans plusieurs couvertures en chaume, prirent très vite un grand développement. Les habitants se mirent en devoir de combattre le sinistre, mais celui-ci avait pris une si grande extension que leurs efforts demeurèrent stériles. Bientôt, de toutes les communes voisines arrivèrent des compagnies de sapeurs-pompiers. Mais on ne pouvait guère songer à ce moment à enrayer la marche du fléau.A six heures, vingt maisons sur vingt-six que comprenait le village étaient détruites, et le feu continuait à se propager. Les pertes sont considérables, aussi les habitants de cette petite agglomération sont-ils dans la désolation. Le Petit Parisien – 4 mai 1909

Une voiture broyée à un passage à niveau - Un déplorable accident s'est produit, hier soir, sur la ligne du chemin de fer d'Aubigné à Sablé. Un train de voyageurs, allant dans la direction de La Flèche et passant au Lude à 6 h. 39, venait de franchir cette station et se trouvait près du passage à niveau n° 238, situé un peu en avant de la gare de Luché-Prigé, lorsqu'une voiture, attelée d'un cheval, s'engagea dans le passage. La voiture a été mise en pièces par le convoi et deux femmes qui étaient dedans furent tuées sur le coup : Mme Fréminet, 24 ans, et Mlle Crochard, 15 ans. Une troisième voyageuse, Mme Boilard, n'a été que contusionnée et on espère que son état ne s'aggravera pas ; le cocher en a été quitte aussi pour de très légères blessures. Le cheval a été broyé. Le Petit Journal – 4 mai 1909

Les aventures de Gabriel Boquet - En juillet 1907, les faits divers des journaux racontèrent une aventure, funambulesque rappelant celle de l'illustre capitaine de Kœpenick. Un Jeune homme, Gabriel Boquet, revêtu du costume de lieutenant de vaisseau, s'était fait passer pour le fils de l'amiral de Cuverville. Ayant pris durant plusieurs jours le commandement du torpilleur n0 223, en stationnement au havre, il avait, en se retirant généreusement levé toutes les punitions et ordonné double distribution de rations et de... permissions.Arrêté, Boquet avait bénéficié d'une ordonnance de non-lieu. Le hèros de cette abracadabrante équipée comparaissait hier devant la dixième chambre correctionnelle sous l'inculpation d'avoir, au préjudice d'établissements financiers, en imitant la signature de M. Georges Bonjean, le magistrat philanthrope, commmis des escroqueries pour une somme de 11,000 francs environ. Avec cet argent, Gabriel Boquet avait, sous les noms soit de de Cuverville, soit de comte de Coligny, mené la grande vie. Mais en tentant une nouvelle escroquerie de 52,000 francs, toujours sous le nom de M. Bonjean, Boquet se fit maladroitement arrêter. Aux questions de M. le président Dreyfus, Boquet, dont la physionomie est celle d'un déséquilibré, répond d'une voix pleurnicheuse d'enfant pris en faute.Après audition de témoins, parmi lesquels M. Georges Bonjean, dont la déposition est extrêmement pittoresque, M. le substitut Puech prend la parole. Puis Maître Jean-Jacques Kaspar présente la défense de l'inculpé, qui est condamné a un an d'emprisonnement. Le Matin – 4 mai 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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