CPA Scans

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05 juin 09

Les actualités du 5 juin 1909

bataille de Magenta - 1869

Le cinquantenaire de Magenta - Une émouvante cérémonie franco-italienne

Les cœurs italiens et français ont battu aujourd'hui à l'unisson, les couleurs des deux pays se sont confondues, des acclamations enthousiastes ont retenti en l'honneur de la France, une admirable cérémonie s'est déroulée sur ce vaste champ de bataille de Magenta où, jour pour jour, heure pour heure, il y a juste un demi-siècle, les soldats français et italiens inscrivaient aux plis de leurs drapeaux une belle victoire de plus. Et il nous semblait aujourd'hui, tant l'évocation était vivante de ce passé glorieux, que nous avions tous rajeuni de cinquante ans !

Magenta s'est mis en frais pour cette solennité. Des musiciens, parcourant les petites rues, ont réveillé ce matin la population. De tous les villages voisins, les foules sont accourues. Dans l'église on a placé devant le maître-autel un trophée de fusils trouvés sur les champs de bataille, entouré de cierges et surmonté de la croix. De nombreuses associations et les élèves des écoles sont échelonnées sur le parcours du duc de Gênes. Les élèves sont divisés en trois groupes dont l'un porte des bonnets rouges, l'autre des bonnets blancs et le troisième des bonnets verts, formant ainsi un grand drapeau vivant. C'est charmant.

Mais voici que les musiques attaquent l'hymne royal et la Marseillaise ; c'est le duc de Gênes, le colonel Jullian, attaché militaire à l'ambassade de France, le consul de France à Milan, accompagnés des autorités civiles et militaires de Milan et de Venise, qui viennent présider la cérémonie. Le cortège se forme aussitôt. Précédé de carabiniers, de musiques, accompagné de clameurs enthousiastes, il se dirige à travers champs sous un soleil radieux, vers l'Ossuaire. Là, des tribunes sont élevées, elles sont déjà bondées de monde. En face, devant l'Ossuaire, les vétérans se rangent avec leurs drapeaux. Le spectacle est émouvant.

Le maire de Magenta prend le premier la parole. Il remercie le duc et le représentant de la France et commémore cette journée historique. Puis c'est le lieutenant-colonel Jullian qui, en un discours éloquent, rappelle les hauts faits des armées alliées et apporte aux morts le salut ému de la France.(...) Des ovations enthousiastes accueillent ces paroles. On crie : "Vive la France".

Le général Costantini, au nom du ministre de la guerre, le professeur Abba, le préfet de Milan et le sénateur Panizzardi, parlent après le colonel Jullian.

Ensuite le duc de Gênes et le colonel Jullian, accompagnés des autorités, pénètrent dans l'Ossuaire, où ils restent très peu de temps. Les musiques jouent l'hymne royal et la Marseillaise.

La cérémonie s'est terminée par un banquet où des toasts chaleureux ont été échangés; après quoi, les personnages officiels sont repartis pour Bufalora, où une nouvelle cérémonie non moins imposante, eut lieu en commémoration de la bataille qui fut livrée à cet endroit. A 5 heures, tout était terminé.

Le Gaulois - 5 juin 1909

Florence

EN BREF

belgique Une fuite dans un canal en Belgique - Un grave accident s'est produit au canal de Villebroeck.Une partie de la voûte du siphon s'étant écroulée, entre Bruxelles et Wilvorde, au lieu dit les "Trois-Trous", les eaux du canal baissèrent prodigieusement. Elles s'engouffrèrent d'ans la rivière la Senne qui passe justement au-dessous du canal. Il s'en est suivi une crue alarmante de la Senne ; les campagnes environnantes ont subi un commencement d'inondation. Des mesures rigoureuses ont été prises aussitôt. Le canal a été endigué. On compte que la navigation sera rétablie dans une huitaine. Le Petit Journal – 5 juin 1909

Trois personnes foudroyées - Hazebrouck, 4 Juin - Au cours d'un violent orage qui s'est abattu pendant la nuit sur Hazebrouck et les environs, la foudre est tombée, à Sercus, village situé à 7 kilomètres, sur une maison ouvrière. Le mobilier a été brûlé et il y a eu trois victimes : Louis Oudoire, ouvrier, âgé de quarante-trois ans, a été carbonisé dans son lit ainsi que sa femme, âgée de. quarante ans, et un bébé de trois mois qui était en nourrice chez eux. Le Petit Journal – 5 juin 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Permalien [#]