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08 juil. 09

Les actualités du 8 juillet 1909

Tour_1909  Deuxième étape : Roubaix-Metz

Faber

La plupart des 142 coureurs qui avaient terminé la premiere étape, du Tour de France (Paris-Roubaix) se sont remis en ligne pour disputer la seconde étape : Roubaix-Metz (400 kilomètres).

Le départ a été donné à 2 h. 45 mn du matin. Malgré la pluie, le public était nombreux pour assister a l'envolée des coureurs. Les pavés, rendus glissants par la boue, ont occasionné de nombreuses chutes.

A Cambrai (89 kil.), les coureurs sont arrivée dans cet ordre : F. Faber, Vanhouwaert, Lapize, Ganna, Blaise, à 5 h. 50 ; Campari, Saillot, Maitron. E. Faber, à 5 h. 55. Viennent ensuite : Ringeval Deloffre. Garrigou, Cornet, Trousselier, etc...A CharLeville (210 kil.), F. Faber passe premier h 10 h., suivi à 10 h. 19 de Lapize et 10 h 31 de Saillot.

A Longwy (325 kil.), Faber est toujours en tête. Arrivé à 2 h. 14, il se restaure et repart dix minutes plus tard. Ce n'est que longtemps après que ses suivants font leur apparition. Les coureurs sont couverts de boue et se plaignent du mauvais état des routes. Ils poursuivent leur route, et, après avoir franchi la frontière vers trois heures de l'après-midi, se dirigent Vers Metz.

Leur arrivée dans cette ville a eu lieu en présence d'une foule considérable qui attendait depuis quatre heures de l'après-midi. C'est F. Faber qui a fait le premier son apparition, peu après cinq heures, aux applaudissements des spectateurs. Voici dans quel ordre ont eu lieu les arrivées:

1. F. FABER, à 3 heures 9 minutes;

2. Lapize. à 5 h. 42 m.;

3. Cornet, à 5 h. 51 ; 4. Ménager, a deux longueurs ; 5. Garrigou, à 6 h. 10; 6. Cruchon, 7-Christophe, 8. Duboc. 9. Vanhouwaert

Le Petit Parisien – 8 juillet 1909

La troisième étape: Metz-Belfort

Alcyon

EN BREF

La révolution en Colombie - New-York, 7 juillet. — Un télégramme de Bogota, capitale de la République de Colombie, dit qu'une partie de l'armée s'est soulevée à Barranquilla le 4 juillet, contre le gouvernement colombien. Elle a fait prisonnières les autorités municipales et a proclamé M. Gonzales Valencia comme président. La police a été expulsée de la ville. Les révolutionnaires ont pris possession de Barranquilla et capturé plusieurs steamers sur la rivière Magdalena. Le général Perdomo partira demain pour Barranquilla, avec six vapeurs transportant trois mille hommes. Le Matin – 9 juillet 1909

Un orage sur Paris - L'orage qui a éclaté hier matin, sur Paris, n'a pas été de longue durée, mais sa violence a fait frissonner tous les habitants de la grande ville. Vers dix heures, le ciel s'est brusquement enténébré ; l'obscurité de l'atmosphère était telle qu'il a été nécessaire de faire appel au gaz ou à l'électricité pour voir clair dans les magasins et les appartements. Le vent s'est élevé avec force et la foudre a fait entendre à plusieurs reprises sa voie formidable. Au plus fort de l'orage, un coup de vent jeta bas, place d Italie, 3, un tuyau de cheminée en tôle qui vint s'abattre sur une marquise vitrée, dans la cour des écoles de la rue Fagort C'était précisément l'heure de la récréation : cinq jeunes écoliers furent légèrement blessés par des éclats de verre. L'accident aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves. Les enfants ont été pansés et reconduits chez leurs parents. En somme, ils ont éprouvé plus de peur que de mal. Le Petit Parisien – 8 juillet 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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