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Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

27 juil. 09

Les actualités du 27 juillet 1909

Bleriot 3

Traversée de la Manche – dernières nouvelles des concurrents

Blériot fêté - Douvres, 26 juillet — Le maire et la municipalité sont allés, ce matin, saluer M. Blériot, qui a dit combien il était touché de l'accueil qui lui était fait et a remercié chaleureusememt. Une foule énorme a applaudi lorsque l'aviateur a quitté l'hôtel pour se rendre a la gare.

Londres, 26 Juillet. — L'aviateur Blériot répondant à l'invitation de lord Northcliff et de la Cité de Londres, est arrivé à Victoria-Station cet après-midi, à une heure et quart. Une foule immense l'attendait aux abords de la gare, et l'a salué, dès qu'il a paru, d'ovations frénétiques. Accompagné des représentants du "Daily Mail" et de ses amis, Blériot s'est rendu à l'Hôtel du journal pour y recevoir les 25,000 francs du prix qu'il a si brillamment gagné.

L'Aéro-Club d'Angleterre organise en son honneur, pour ce soir, à neuf heures, un grand banquet à l'issue duquel on lui remettra une coupe en or. On annonce qu'un monument sera érigé à Douvres, à l'endroit précis où Blériot a abordé avec son aéroplane.

Latham est prêt - Le nouvel appareil de Latham est complètement terminé ; dans son hangar de Sangatte, il n'attend plus que la première occasion propice pour s'envoler. En entre, les mécaniciens travaillent fébrilement dans l'usine du tunnel à la remise en état du monoplan avec lequel Latham a manqué sa première tentative. L'aviateur va donc avoir ainsi à sa disposition deux appareils. Il n'attend plus qu'une accalmie pour tenter Calais-Douvres et retour. Les torpilleurs restent toujours sous pression. Il convient de rappeler que Hubert Latham a jusqu'à la fin du mois pour réussir sa performance, les paris qu'il a engagés sur sa chance n'expirant que le premier août.

Un troisième concurrent réclame des torpilleurs - Calais, 26 juillet — On apprend que le comte de Lambert, dont le biplan est tout à fait prêt, vient de télégraphier de Wissant pour demander l'assistance de torpilleurs, au cas où le temps lui permettrait de tenter la traversée dès demain. Cette nouvelle va sans doute contribuer à ajouter encore à la hâte de Latham de faire au plus tôt sa tentative. Le vent souffle encore assez fort. MM. Levavasseur et Latham sont toujours à leur hangar.

La Presse – 27 juillet 1909

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EN BREF

decapitée par un ascenseur

Décapitée sous les yeux de sa mère — Un effroyable accident s'est produit hier, vers quatre heures de l'après-midi, 16, rue de Lévis. Mme Masson, demeurant rue Vézelay, accompagnée de sa fille Jeanne, âgée de quatorrze ans, se rendait chez un photographe établi à cette adresse. Les deux femmes prirent l'ascenseur pour monter au sixième étage. Au milieu du trajet, la jeune fille commit l'imprudence de passer la tête hors de la cage. Avant que sa mère ait eu le temps de la retirer, l'ascenseur arrivait au palier du quatrième étage et Mlle Masson avait la tête broyée entre la cage et le mur. Il fallut appeler les pompiers pour dégager le corps. Mme Masson, qui était tombée évanouie à côte du cadavre mutilé de sa fille, fut transportée dans une pharmacie voisine, où on ne réussit à la ranimer qu'après plus d'une heure de soins. Le Temps - 27 juillet 1909

Un ouragan dans la Haute-Marne — Notre correspondant haut-marnais nous écrit que la région qui s'étend entre Chaumont et Langres a été dévastée hier dans l'après-midi par un formidable ouragan de grêle. Vers cinq heures, un orage menaçait ; mais rien ne faisait prévoir le cyclone qui devait suivre. Soudain, un immense nuage aux tons cuivrés a crevé sur le pays, et il est impossible de décrire la chute foudroyante des grêlons. En quelques secondes, rues et chemins étaient couverts d'une nappe de grêlons qui, en certains endroits, dépassait dix centimètres. Les vitres étaient brisées, les arbres hachés ; les oiseaux, surpris par la tourmente, s'abattaient de tous côtés. Il y avait des grêlons de la grosseur d'un œuf de poule; on en a ramassé qui pesaient plus de 55 grammes. Dans les habitations exposées au midi, l'eau pénétrait en trombe. On ne se souvient pas, à Chaumont, d'avoir vu pareil cyclone. L'ouragan a sévi sur Chaumont pendant un quart d'heure, puis passant au-dessus de la vallée de la Marne, il a ravagé Bologne. Les pertes dans toute la région sont énormes. Le Temps - 27 juillet 1909

Funestes conséquences d'une plaisanterie — M. Jean Brondel, jardinier à Montrouge, était attablé avec quelques amis a la terrasse d'un café route de Châtillon, lorsqu'un de ses compagnons lui enleva son chapeau et le lança sur la voie du tramway de Saint-Germain-des-Prés à Fontenay-aux-Roses. M. Brondel se précipita pour le rattraper. Comme il voulait se garer d'un tramway se dirigeant vers Paris, il n'en aperçut pas un autre qui venait en sens inverse. Tamponné, il roula sous le véhicule dont les roues lui passèrent sur le corps. Quand on le releva, il avait cessé de vivre. Le Temps - 27 juillet 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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