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07 août 09

Les actualités du 7 août 1909

Lorient fontaine monumentale rue paul bert

Lorient sans eau

La ville de Lorient est sans eau depuis plusieurs jours. Une importante baisse se manifestait dans les réservoirs, le maire dût prendre mercredi un arrêté réglementant la distribution de l'eau. Un deuxième arrêté fût pris hier jeudi, n'autorisant plus les bornes-fontaines que trois heures par jour. Malgré ces mesures, le soir même, les réservoirs étaient complètement à sec.

Les usines Marsesche Le Brise et les tramways durent immédiatement faire mettre bas les feux aux chaudières à vapeur dont ils ne pouvaient plus assurer l'alimentation. Ce matin, les fabriques de conserves qui emploient actuellement de quatre à cinq mille ouvriers pour la mise en boîte des haricots verts, ont dû congédier leur personnel. Dans le port de commerce, les chalutiers à vapeur n'ont pu partir.

Le préfet maritime, avisé de cette situation, a, de concert avec l'autorité municipale, fait diriger les pompes à incendie de la Marine, près des rivières voisines où l'on va installer une conduite d'eau provisoire dans l'arsenal. Le personnel ouvrier installe des tuyaux de prise d'eau pour assurer le fonctionnement des machines.

Tous les remorqueurs et citernes du port de guerre ont été mobilisés. Ils iront puiser de l'eau dans le Blavet, au delà d'Hennebont. D'autre part, on va installer à la rivière du Scave deux pompes très puissantes qui refouleront de l'eau dans les réservoirs de la ville. Les hôtels et cafés font prendre de l'eau dans les sources au loin dans la campagne. Le directeur des tramways fait savoir au maire que s'il n'obtenait pas d'eau dans la journée, il serait obligé d'interrompre tout service. La population est inquiète.

Le Petit Journal – 7 août 1909

EN BREF

Les fantaisies de la foudre – Largentière, 5 août – Dans la soirée, à Alba, la foudre est tombée sur l'habitation de la famille Vincent. Faisant irruption par la toiture, elle a parcouru le grenier et pénétré ensuite dans la cuisine en passant pas la porte fenêtre de communication. Toute la famille, composée de M. et Mme Vincent, de leur fille et du mari de celle-ci, M. Prat, était réunie dans cette pièce. Le fluide passa entre les deux femmes, assises côte à côte, brûlant tout un côté de l'avant-bras de l'une d'elles, puis alla à l'autre coin de la cuisine, sous les pieds de M. Prat et lui enleva les clous de ses souliers sans lui faire aucun mal. Il éclata enfin, avec un bruit formidable, au-dessus de la chaise de M. Vincent, assis près de la cheminée, démolissant sous lui une partie du foyer, arrachant la plaque de fonte fixée dans le mur et disparut dans la cheminée, en laissant dans toute la maison un nuage de suie et une odeur de soufre. Sans les secours des voisins qui vinrent ouvrir les portes et les fenêtres, tous auraient péri, asphyxiés. On juge du bonheur et de la joie qu'ils éprouvèrent, après une terrible émotion, en se voyant sains et saufs. En sortant de la maison Vincent, la foudre était entrée dans une habitation conti-guë appartenant à M. Villedieu, y avait occasionné des dégâts importants et ne s'était perdue dans la terre qu'après avoir tué deux porcs. Le Petit Journal – 6 Août 1909

40 ans de détournements - Saint-Pétersbourg, 5 Août - Le Parquet de Saint-Petersbourg vient d'être saisi d'une curieuse affaire de détournements.L'inculpé est un vieillard presque illettré, Efremow-Lavroukhin, âgé de soixante-dix fans. Depuis quarante ans il est employé dans une banque au service des coupons. Pendant cette longue suite d'années, il jouissait de la pleine confiance de ses chefs, il ne cessa de commettre des détournement, qu'on évalue à environ 40.000 roubles. Une perquisition à son domicile a amené la découverte de 30.000 roubles de valeurs ! Il est à remarquer que le vieillard sera poursuivi du chef d'escroquerie et non de détournement. Le Petit Journal – 6 Août 1909

Une torche humaine - Rennes, 5 Août - Une ménagère, Mme Julie Chatelier, âgée de 62 ans, lavait, ce soir, du linge dans une mare, près de la ferme de la Richardière. Soudain, des étincelles s'é chappant du foyer qu'elle avait allumé pour faire bouillir son linge, mirent le feu à ses vêtements ; la sexagénaire courut vers la ferme voisine, mais le vent activa les flammes, la brûlant horriblement. Comme la malheureuse passait près d'une meule de paille, le feu de ses vêtements se communiqua. aux gerbes, puis à deux autres meules voisines qui furent complètement détruites. L'état de Mme Chatelier est désespéré. Le Petit Journal – 6 Août 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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