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12 août 09

Les actualités du 12 août 1909

Mise en terre cimetiere

A Longjumeau et Marcoussis, on enterre les victimes de la catastrophe

C'est à quatre heures qu'ont eu lieu à Longjumeau les obsèques de Madame Petitbois et de sa petite fille, victimes de la catastrophe de dimanche dernier. La population tout entière avait tenu à accompagner les deux victimes jusqu'à leur dernière demeure.

Le Conseil municipal, réprésenté par MM. Robert, adjoint au maire, Plisset, Revillon, Buré, Baudot, Duguet, Préau, Schune, Desprez, Auger, Frize, secrétaire général de la préfecture de Seine-et-Oise, représentant le préfet de Seine-et-Oise venaient aussitôt après la famille.La Compagnie des chemins de fer d'Arpajon avait délégué M. Portelange, son directeur technique.

Les cercueils qui avaient été exposés dans le petit Jardin attenant à l'hôpital ont été placés côte à côte sur le même corbillard. De nombreuses couronnes avaient été envoyées. Parmi elles, citons celles de la ville de Longjumeau, les voisins et les commerçants, la Compagnie du chemin de fer d'Arpajon.

A quatre heures précises, a lieu la levée des corps que M. l'abbé Leronne et son vicaire, accompagné des chantres de l'église, viennent chercher à l'hôpital. Après l'Absoute, les cercueils ont été dirigés vers le petit cimetière de Longjumeau où a eu lieu l'inhumation dans un terrain acheté par la famille.

D'autre part, dans la matinée, à dix heures, on avait procédé aux obsèques de M. Théophile Goubin, âgé de quarante-sept ans, cultivateur, domicilié à Marcoussis, Grande-Rue. Elles ont donné lieu à une manifestation très imposante, car la population de Marcoussis, tout entière et celle des localités environnantes, avaient tenu à accompagner la dépouille mortelle de la malheureuse victime de l'accident de dimanche. Un cortège s'est formé devant la demeure de M. Goubin, ayant à sa tête les pompiers de la localité, drapeau déployé. Dans l'assistance, on remarquait M. Gast, député de Rambouillet, Marcel Habert, conseiller général, la municipalité tout entière.

Au cimetière de Marcoussis, M. Gast a prononcé un discours des plus émouvants, dans lequel il a retracé la vie du défunt faite de travail et de probité qui, à la fleur de l'âge, a été enlevé à l'affection des siens. A une heure, on a procédé également à Marcoussis aux obsèques de M. Alfred Manon, cultivateur. L'assistance était toujours aussi grande et l'émotion fût à son comble quand, au cimetière, pour la deuxième fois, M. Gast a dit un dernier adieu au défunt.

Les obsèques religieuses de M. et Mme Euzé auront lieu demain, à une heure de l'après-midi. On se réunira à leur domicile, 33, rue de la République, à Puteaux. D'autre part, les corps des frères Erlier seront dirigés demain sur Paris.

La Presse – 12 août 1909


EN BREF

Chauffeur tué par une manivelle - Nice, 11 Août. Un singulier accident s'est produit hier soir, dans la banlieue de Nice, M. Antelme, rentier, se rendait en automobile dans une propriété située au quartier de Terron. Quand il fut arrivé à destination il descendit, mais le mécanicien fit encore une centaine de mètres pour prendre un virage. Tout à coup le moteur cessa de fonctionner. Pour le remettre en marche, le mécanicien M. Thome plaça la manivelle à l'extrémité de l'arbre de couche et tourna, mais il y eut un violent retour et la manivelle se détachant vint le frapper. Il s'affaissa et mourut peu après. On ne releva cependant aucune contusion sur le corps du mécanicien. Le Petit Journal – 12 août 1909

Une pluie d'aérolithes – Lorient, 11 août – Au lendemain du violent orage qui s'est abattu hier sur Lorient, on a observé sur plusieurs points des chutes d'aérolithes. L'un d'eux de la grosseur d'un œuf recueilli à Kerjulande a brûlé la main de la personne qui le ramassait. Il présente a la surface des cristallisations de soufre, le noyau est semblable à la pierre ponce. Le Petit Journal – 12 août 1909

Canicule mortelle en Amérique - On télégraphie de New-York que la chaleur continue a faire des victimes aux Etats-Unis. ; Il y a eu, hier, trois morts à New-York, six à Philadelphie, un à Boston. A la Morgue de New-York, il y a quarante cadavres d'enfants, morts dans la rue. Le nombre des cas de congestions graves se chiffre par milliers. Les plages sont couvertes de gens guettant la brise marine. Le thermomètre marque 34° à l'ombre. Le Journal – 11 août 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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