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Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

14 août 09

Les actualités du 14 août 1909

Canonnière Melilla

Les combats continuent à Melilla

Tous les navires de guerre composant l'escadre espagnole ont reçu l'ordre de partir pour Melilla. L'attaque qui, suivant les dépêches d'hier, fut tentée de la plage par les Marocains contre Penon de la Gomera et qui avait commencé à la tombée de la nuit, a pris fin à onze heures et demie du soir. L'artillerie et le feu des mitrailleuses avaient rapidement obligé les assaillants à se réfugier sur les hauteurs, où ils avaient allumé de grands feux pour pouvoir diriger leur tir.

C'est sous le feu des Riffains que les employés du télégraphe ont dû réparer les fils reliant Penon a Ceuta et à Alhucemas et qui avaient été coupés. Ce matin, au lever du jour, la fusillade a recommencé comme les jours précédents. Un pharmacien militaire a été grièvement blessé d'un coup de feu.

A Alhucemas, Je feu de l'ennemi a duré toute la nuit et il a redoublé d'intensité lorsque le vapeur Sévilla, accompagné de la canonnière Pinzon est arrivé sur rade, pour débarquer des vivres et des munitions. Malgré le feu vigoureux do la place, la canonnière a du utiliser son artillerie pour défendre les embarcations pendant qu'elles effectuaient le débarquement

D'autre part, on mande de Ceuta que ce matin la canonnière General-Concha, qui croisait dans les parages de la pointe dite des Pêcheurs, afin d'empêcher la contre? bande, s'est emparée d'une barque contenant un chargement de poudre. Les Marocains qui la montaient avaient gagné la terre à la nage, après avoir répondu à coups de fusil aux obus que leur avait envoyés la canonnière devant leur refus de s'arrêter.

M. Maura, interviewé, a sa sortie du Palais, où il venait d'expédier les affaires courantes avec le Roi, sur le bruit d'une crise ministérielle, a déclaré que son désir serait de partir, mais qu'il n'avait aucune espérance de pouvoir le réaliser.

Le Figaro – 14 août 1909


EN BREF

La chaleur à Paris — Depuis quelques jours, la température s'est élevée brusquement et a dépassé plusieurs fois 30°. D'après M. Joseph Jaubert, directeur do l'observatoire de la tour Saint-Jacques, on désigne, a Paris, comme journées de chaleur forte, celles où le thermomètre a atteint de 25° à 30°; comme journées de chaleur très forte, celles où la température à été de 31° à 35°; enfin comme journées de chaleur extraordinaire, celles où le thermomètre a dépassé 36°. Or depuis le mois d'avril dernier, on a enregistré onze fois des maxima supérieurs à 25° et six fois seulement des maxima supérieurs à 30°. Des maxima de plus de 30° se présentent quelquefois pendant deux ou trois jours consécutifs, mais rarement pendant dix jours comme en août 1876 et en août 1898. Au cours d'une journée, la température ne se maintient pas très longtemps supérieure à 30° ; cependant, le 20 juillet 1900, le thermomètre dépassa 30° pendant sept heures consécutives et pendant trois heures, la température dépassa même 35°. Hier, vers cinq heures du soir, un homme de mise correcte et paraissant âgé d'une quarantaine d'années environ, s'est affaissé sur le trottoir de la rue de Saintonge, frappé d'une insolation. Il a été transporté à l'Hôtel-Dieu dans un état qui paraît assez grave. Le Temps – 14 août 1909

Catastrophe dans une teinturerie - Lille, 13 août. — Un grave accident qui a fait cinq victimes, dont deux mourront peut-être, et qui eût pu provoquer une terrible catastrophe s'est produit vendredi matin à Roubaix, à l'usine de teinturerie et d'apprêts Albert Denis, rue Corneille. Vers neuf heures du matin, le volant en fonte, pesant deux mille kilos, d'une machine à vapeur actionnant des dynamos, a volé en éclats qui ont littéralement bombardé l'usine de projectiles, dont certains pesaient deux cents à deux cent vingt kilos.Un bac à teinture a été démoli, un réservoir à eau crevé, toutes les vitres sont brisées. Enfin, dans la panique générale qui a emporté au galop tous les ouvriers, cinq d'entre eux ont été blessés. Voici leurs noms : Thomas Vannole, vingt-quatre ans, atteint à la tête, a la base du crâne fracturée ; Pierre Duquesne, soixante-six ans, jambe gauche brisée et de nombreuses blessures sur tout le corps. On craint une issue fatale pour ces deux blessés. Trois autres sont plus légèrement atteints: Ernest Duquesne, fils du deuxième blessé ; Eugène Doken et Charles Declercq. Les dégâts matériels dépassent vingt mille francs. On ignore les causes de l'accident, le moteur ne marchait pas à pleine vitesse. D'énormes morceaux de fonte ont parcouru des distances considérables. Le Matin – 14 août 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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