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01 sept. 09

Les actualités du 1er septembre 1909

genralissime tremeau

Le général Trémeau nouveau généralissime

Le général Brun, ministre de la guerre, a fait signer hier, au conseil des ministres qui s'est tenu à Rambouillet, un décret nommant le général Trémeau vice-président du conseil supérieur de la guerre, en remplacement du général de Lacroix, qui vient de passer au cadre de réserve. Voici quelques notes biographiques sur le nouveau généralissime;

Le général Trémeau, fils d'un maître de forges de la Nièvre, est né à Vendenesse, dans ce département, le 9 septembre 1849 ; il atteindra donc sa soixantième année dans quelques jours. Reçu a Saint-Cyr en 1869, il fut de la célèbre promotion du 14 août 1870, et prit part aux opérations de la défense de Paris, comme sous-lieutenant au 1er dragons de marche, devenu le 13° de l'arme. La guerre terminée, il alla à Saumur, d'abord comme officier-élève, puis comme lieutenant d'instruction ; les deux fois, il fut classé, aux examens de sortie, le premier de sa promotion.

Capitaine en 1875, il suit, l'année suivante, les cours d'enseignement militaire supérieur, et sort de l'Ecole avec le numéro 5 sur 72 officiers. Il était au bureau des opérations militaires à l'état-major général de l'année, lorsque le général Campenon, devenu ministre de la guerre du cabinet Gambetta, en 1881, le prit comme officier d'ordonnance. Le général avait le jeune officier en particulière estime, car, plus tard, en 1883 et en 1885, lorsqu'il reprit le portefeuille de la guerre, il rappela auprès de lui le soldat dont il avait su apprécier la valeur et prévoir les hautes destinées.

Entre temps, M. Trémeau avait été professeur d'art militaire et sous-directeur des études à Saumur, et il avait reçu le quatrième galon en 1883. Successivement chef d'escadrons au 13e dragons, son régiment de début ; attaché à l'état-major du 15e corps d'armée, a Marseille, et chef d'état-major de la 2e division de cavalerie, à Lunéville, il fut nommé lieutenant-colonel en 1890 et commandant en second de l'Ecole d'application de cavalerie.

En 1893, lorsque le général Loizillon entra au ministère de la guerre, il choisit M. Trémeau comme sous-chef de son cabinet, et le nomma colonel à la fin de cette même année. Après quelques années passées à la tête du 4e chasseurs à cheval, à Saint-Germain, puis a Epinal, le futur généralissime, en mai 1899, est appelé au commandement de la brigade de cavalerie du 1er corps, à Lille, et nommé général de brigade quelques semaines plus tard ; il passe ensuite a la 24e brigade d'infanterie, à Sedan, où il reste jusqu'à sa nomination de général de division, le 19 juillet 1902.

Avec ce grade, il commande successivement la 3e division de cavalerie, a Châlons ; la 2e division, de cavalerie, à Lunéville ; le 12e corps d'armée, a Limoges ; le 9e corp3 à Tours, et le 6e corps, a Châlons. C'est en janvier 1907 que le général Trémeau a été appelé à la présidence du Comité technique de la cavalerie ; au mois de juillet suivant, on le nommait membre du Conseil supérieur de la guerre. Le général Trémeau est commandeur de la Légion d'honneur et compte quarante ans de services et neuf campagnes.

Le Gaulois- 1er septembre 1909

Palais_de_glace

EN BREF

allemagne A Berlin, on retourne aux mœurs antiques - Berlin, 31 août. — A plusieurs reprises le bruit a circulé dans la presse berlinoise qu'il existe ici des "loges nues" où des personnes des deux sexes appartenant à la classe cultivée de la société, se réunissent dans le plus simple appareil pour deviser sur des sujets philosophiques. L'absence de costume est pour les visiteurs de ces loges le symbole du retour à la nature et du dépouillement des préjugés mondains et sociaux. Tant que ces séances se passaient dans des habitations particulières, il n'y avait rien à dire puisque les gymnosophistes berlinois ne commettaient aucun acte contraire aux lois. Il paraîtrait maintenant, que l'une de ces dites loges s'est réunie à plusieurs reprises dans un local prêté par le Kunstlerhaus de Berlin. La Deutsche Tages Zéitung s'en irrite fort et appelle la vindicte publique sur ces réunions sans même se demander si ces adeptes de la nudité ne font pas bien plutôt preuve de stoïcisme que de perversité. Le Matin – 1er septembre 1909

Le feu à l'arsenal de Tarbes - Toulouse, 31 août — Ce matin, le feu s'est déclaré dans un des plus vastes bâtiments de l'arsenal de Tarbes, celui affecté à la menuiserie et à la peinture et où se trouvaient une quantité de bois léger, des essences, du vernis, des pièces ouvrées de grand prix, des papiers et un outillage considérable. Au premier étage de ce bâtiment, qui a 160 mètres de long sur 10 de large et qui a été complètement détruit, se trouvait tout un assortiment de matériel de rechange pour canons de 75 millimètres, de 80 et de 90. Tout cela est hors de service. Au rez-de-chaussée, il y avait des canons destinés à être peints et des mitrailleuses également perdus, ainsi que des fourgons, des caissons et des voitures régimentaires qui étaient rangés le long du bâtiment et qui n'ont pu être sauvés. Les dégâts, qui sont considérables, dépassent certainement le million. A six heures, tout danger sérieux avait disparu, et il ne restait plus qu'à noyer les décombres. A neuf heures, le parquet de Tarbes s'est rendu sur les lieux pour procéder à une enquête. Il a été reconnu que la cause du sinistre ne peut être attribuée à la malveillance et est purement accidentelle. Le Matin – 1er septembre 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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