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02 oct. 09

Les actualités du 2 octobre 1909

congressistes faculté de lyon

Le premier congrès du froid

Lyon, 1er octobre— Le premier congrès français du froid organisé sous les auspices de l'association française du froid, s'est ouvert ce matin à la Faculté de médecine. M. Herriot, maire, a remercié les congressistes d'avoir choisi Lyon comme siège du premier congrès national du froid. M. Coignet, vice-président de la chambre de commerce de Lyon, a félicité et salué les congressistes au nom du commerce lyonnais.

Le docteur J. Pourmont a dit que la guerre moderne ne serait plus possible si de puissantes installations frigorifiques n'assuraient les approvisionnements. Une révolution économique s'est produite, depuis que le froid artificiel a été appliqué à la conservation des tissus animaux et végétaux, et, dans cette manifestation particulière des progrès de l'hygiène, comme toujours, les précurseurs ont été les Français.

M. André Lebon a expliqué les raisons qui décidèrent la fondation de l'Association française du Froid. On a voulu, a-t-il dit, représenter les organisateurs du congrès international du Froid de 1908 comme un instrument de spéculation qui pouvait permettre l'envahissement du territoire par du bétail étranger au grand détriment du bétail national. Jamais pareille pensée, n'est entrée dans notre esprit, et puis quand on dispose des armes douanières, peut-on s'alarmer d'une telle perspective ? Les applications toujours plus nombreuses du froid artificiel contribueront à réunir pins intimement l'agriculture et l'industrie.

Puis le président de l'Association française du froid a montré le rôle prépondérant que doit jouer la congélation dans la vinification, le commerce des œufs, la beurrerie et la laiterie. L'industrie frigorifique diminuera les frais de transport des bestiaux expédiés jusqu'ici sur pied ; elle évitera des pertes pour l'agriculture et déterminera une plus réelle stabilisation des prix. En sachant utiliser le froid artificiel, on procurera plus de bien-être à l'armée, à la nation, à toute l'humanité.

M. Joubin a souhaité, au nom du ministre de l'instruction publique et de l'Université de Lyon, la bienvenue aux congressistes. L'intendant général Ducungt a montré les avantages qu'on peut retirer de l'utilisation du froid pour une campagne et la résistance des places fortes. Au nom du sous-secrétaire d'Etat à la guerre, a ajouté l'orateur, je vous apporte tous mes vœux pour la réussite du congrès à la fois dans l'intérêt de la défense nationale et de la prospérité du pays. Les congressistes sont répartis en deux sections pour discuter les questions relatives à l'air liquide et aux transports.

L'Ouest-Eclair – 2 octobre 1909


Terrible accident de tir: un homme coupé en deux

La coupe des voiturettes

Le dirigeable mystérieux intrigue l'angleterre


Cirque_d_Hiver

Secousses sismiques au Mexique: des centaines de morts

Paris-Roubaix: victoire de Lapize

EN BREF

Le départ de la classe 1908 - C'est hier qu'a commencé le départ de la classe 1908 par la mise en route des jeunes soldats affectés à la cavalerie.Dès le matin, une vive animation a réglé dans les gares de Paris et particulièrement à la gare de l'Est où les départs ont été le plus nombreux. Un premier train spécial, à destination de Nancy, est parti à 8 h. 04 du matin, emmenant 600 recrues vers la frontière de l'Est ; puis, successivement, à quelques minutes d'intervalle, six autres trains spéciaux sont partis avec les futurs cavaliers affectés aux garnisons de Sedan, Verdun, Reims, Vouziers, Saint-Mihiel et Belfort. En tout, depuis 8 heures jusqu'à 1 heure de l'après-midi, 22 trains supplémentaires sont-partis. Les conscrits affectés à l'infanterie et aux autres armes seront mis en route les 6, 7 et 8 octobre. (Le contingent approximatif fourni par Paris s'élève, cette année, à 22.000 hommes.) - Le Petit Journal – 2 octobre 1909

Trente-neuf ans après — Un obus datant du siège de Paris a été trouvé, hier, dans une cave, 4, rue de la Michodière. L'engin a été enlevé par les soins du Laboratoire municipal. Le Petit Journal – 2 octobre 1909

allemagne Un mort qui ne veut pas que l'on fouille dans ses poches - Berlin, 1er octobre — Un singulier incident est survenu ce matin à l'hôpital. Saint-Lazare. Un agent de police qui s'empressait auprès d'un ouvrier tombé dans la rue s'aperçut qu'il ne donnait plus signe de vie. Des médecins qui passaient firent quelques essais pour le ranimer et déclarèrent bientôt que la mort avait frappé ce malheureux. On le transporta à l'hôpital et le médecin légiste donna un permis d'inhumer. Le cadavre fut livré à la police qui le mena à la Morgue. Là un agent voulut fouiller les poches de Stuewer — c'est le nom de l'individu en question — pensant que peut-être il y trouverait quelques papiers le renseignant sur l'identité, du mort. Brusquement l'agent hurla d'épouvante : le mort venait de lui saisir la main et regardait d'un air effaré. Le commissaire Roskcy, qui avait autrefois exercé la médecine donna les premiers soins à ce Lazare d'un autre genre et le fit reconduire à l'Hôpital. Cette histoire amuse beaucoup Berhn et l'on souhaite à Stuewer que l'erreur des médecins soit pour lui un brevet de longévité. Le Matin – 2 octobre 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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