CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

03 oct. 09

Les actualités du 3 octobre 1909

Palais de glace reouverture

La réouverture du Palais de Glace

Après un été pluvieux, les Parisiens rentrés dans la capitale ont retrouvé, toute mélancolique, leur belle promenade des Champs-Elysées ; un soleil blafard cherche avec peine à percer l'épaisseur des nuages, tandis que les feuilles inertes jonchent tristement la terre détrempée et que, le col du pardessus relevé, luttant contre l'humidité envahissante, les passants, sous leurs parapluies, hâtent le pas.

Aussi avec quelle impatience, patineurs et patineuses, sportsmen et mondaines, grands et petits, tous, en un mot, attendaient-ils l'apparition de ces mots magiques qui, au firmament parisien, donnent le véritable signal du début de la season : "Réouverture du Palais de Glace !"

Dire, par conséquent, que tout le monde s'était donné rendez-vous hier au superbe établissement des Champs-Elysées serait bien superflu. Qu'il vous suffise de savoir que tout ce qui a un nom dans l'armorial, le monde des arts, de la littérature et de la finance, ainsi que la colonie étrangère, était là. D'ailleurs, un véritable Parisien digne de ce nom saurait-il, sous peine de déchoir, manquer cet événement sensationnel ?

Toute la journée, ce fut un véritable défilé, et vraiment le coup d'œil était féerique de ce hall somptueux où, sous les plis jaunes et verts d'un immense vélum, des flots de lumière électrique font resplendir les ors des balustrades et l'éclatante blancheur de la piste de glace. Quel entrain et quelle gaieté !

Tandis que dans les vastes promenoirs on se retrouve avec joie et que les conversations vont leur train, tout en savourant d'exquises consommations, sur la piste de glace, aux sons d'un excellent orchestre, les patineurs rivalisent de grâce et d'adresse ; les sportsmen connus reprennent leur sévère entraînement en vue des grandes épreuves internationales qui se disputent chaque hiver sur les Alpes et les habitués admirent les merveilleuses transformations qui font du Palais de Glace le modèle des établissements de ce genre : voici le salon des dames si confortable et si chic, tout blanc et éclatant de lumière; ainsi que les lavabos et cabinets de toilette, munis des derniers perfectionnements hydrothérapiques ; voici le salon des messieurs, qui n'ont rien à envier aux patineuses ; voici les vastes dégagements, les très pratiques vestiaires, le service médical, etc., qui assurent à l'élégante clientèle du Palais de Glace le confort parfait et le luxe auxquels elle a droit.

Aussi, quand il fut l'heure du départ, si c'est avec regret que l'on fit avancer l'auto ou le coupé, eut-on, au moins, cette consolation de se dire : Qu'importent maintenant le froid et la pluie, le Palais de Glace des Champs-Elysées est rouvert, et n'est-il pas le temple de la gaieté et de la santé, tout en étant le rendez-vous de la plus élégante compagnie ?

Le Figaro – 4 octobre 1909


Lilliput à Paris

Un plongeur enchaîné se jette dans la Seine

Le dirigeable mystérieux intrigue l'angleterre


Cafiaspirina

Les fêtes de Rouen

Un français décapité par un coup de canon

Nijinski et le ballets russes à Paris

EN BREF

Un "jack l'éventreur" à Saint-Pétersbourg - Saint-Pétersbourg, 2 Octobre - Un nouveau Jack l'éventreur a fait son apparition dans la capitale russe, où, assassinant et pillant, il répand la terreur parmi les femmes. Jusqu'ici, il a tué trois jeunes filles. Au cadavre de chacune de ses victimes, il a attaché une feuille de papier sur laquelle se trouvent tracés ces mots : J'ai pris son argent, c'est la juste rétribution de mon travail, qui consiste à purger la terre des femmes. Le Petit Journal – 3 octobre 1909

uk Un homme trouve mort dans un tronc d'arbre creux - Londres, 2 octobre — Un fermier du nom de Roberts a fait la nuit dernière, prés de Mold, une découverte des plus macabres. Il a trouvé dans le tronc creux d'un vieil arbre le cadavre d'un homme debout qui semblait n'avoir pu se tirer de cette situation à première vue inexplicable, Le corps a été reconnu aujourd'hui pour être celui d'un faible d'esprit âgé de cinquante-deux ans, qui avait, depuis sa jeunesse, la singulière manie de descendre dans tous les troncs d'arbres creux pour y chercher, disait-il, des œufs de chouette. Il devait payer de sa vie ce sport inédit L'individu a dû avoir une agonie atroce : le médecin qui a conclu à une mort causée par la faim pense que le malheureux est resté vivant au moins trois ou quatre jours dans cette position. Le Matin – 3 octobre 1909

20 000 ans dans la tombe - Périgueux, 2 octobre — M. Peyrouny, instituteur aux Eyzies, vient de découvrir, sous un abri de la Ferrassie, à cinq kilomètres du Bugue. un squelette, très bien conservé, d'un homme préhistorique. Il était sons un rocher et recouvert d'alluvions. Près de lui on a trouvé des ossements de rennes et de nombreux silex taillés. Le squelette appartiendrait aux premiers temps de l'époque mousterienne et remonterait à vingt mille ans environ avant notre ère. De nombreux savants prévenus ont assisté à l'enlèvement des ossements. L'opération a été des plus délicates. Diverses parties en sont restées intactes malgré leur grand âge. Elles ont été soigneusement entourées d'ouate et précieusement enfermées dans des caisses. L'Ouest-Eclair – 3 octobre 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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