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07 oct. 09

Les actualités du 7 octobre 1909

poudrerie bouchet

Explosion à la Poudrerie militaire du Bouchet: un mort — quatre blesses

Des ouvriers étaient on train de manipuler de la poudre sans fumée, hier à deux heures de l'après-midi, dans un pavillon dépendant de la poudrerie du Bouchet, près de Corbeil, lorsqu'une explosion se produisit. Le bâtiment tout entier sauta et les six hommes présents furent tous atteints. L'un d'eux, M. Lamy, a été tué sur le coup ; les cinq autres furent brûlés, dont deux grièvement. Ce sont MM. Pallantre, Courtois, Léger, Villemin et Beauvillier.

Au bruit de l'explosion, on était accouru de toute part pour porter secours et éteindre l'incendie qui aurait pu causer un plus grand désastre. Les blessés furent transportés à l'hôpital départemental de Saint-Vrain, près de Corbeil, où ils reçurent les soins les plus empressés ; mais on demeure inquiet, sur le sort de celui qui a été le plus grièvement brûlé. Dans l'après-midi, le parquet de Corbeil s'est transporté sur les lieux de l'explosion et a procédé à une première enquête.

D'autre part, une enquête a été également ouverte par les soins de la direction de l'artillerie, qui a délégué à la poudrerie du Bouchet un officier pour procéder aux premières constatations et fixer, si possible, l'origine et les conséquences de l'accident.Dès que la nouvelle de cette explosion fut parvenue au ministère de la guerre, le ministre a envoyé sur place un officier de son cabinet, M. le capitaine d'artillerie Walch, avec mission de s'informer de l'état des blessés et remettre les premiers secours aux familles des victimes.

L'accident s'est produit dans les circonstances suivantes : L'atelier où se fait le mélange des poudres B est isolé à cinq cent mètres environ de l'entrée principale de la poudrerie. Cinq ouvriers y travaillent sous les ordres du brigadier Villemin. On ne connaît pas la cause exacte de l'explosion ni comment elle se produisit, mais il a été cependant établi qu'au moment de l'accident trois des ouvriers étaient occupés à mettre de la poudre dans des sacs pour les envoyer au séchoir, à l'autre extrémité de l'atelier. Deux autres ouvriers remplissaient des petites caisses de poudre pour le triage ; le brigadier Villemin dégageait le centre de l'atelier encombré de caisses.

Soudain une formidable détonation se fit entendre, on vit la toiture du bâtiment s'écarter pour laisser passer une épaisse colonne de fumée blanche, puis une énorme gerbe de flammes qui s'élevait à vingt mètres de hauteur. L'alarme aussitôt donnée, on accourut de tous les côtés de la poudrerie au secours des victimes de l'explosion. Les débris du bâtiment couvraient le sol à plus de cent mètres à l'entour : morceaux de fonte, briques et éclats de pierre. Les cinq ouvriers avaient été projetés au dehors par la force de l'explosion ; l'un d'eux, Eugène Lamy. Agé de vingt-sept ans et marié depuis trois semaines, était tombé dans la rivière la Juisme, qui coule à dix mètres de l'atelier ; il était mort lorsqu'on le retira de l'eau.

Un autre poudrier, M. Fernand Beauvilliers, âgé de vingt-quatre ans, et employé seulement depuis trois jours à la poudrerie, était horriblement brûlé ; son état semble désespéré. Il fut transporté à l'hôpital, où bientôt vint le rejoindre un autre blessé M. Palattre, âgé de cinquante-huit ans, et que l'on désespère également de sauver. La porte de la poudrerie est consignée rigoureusement et le résultat de l'enquête sera communiqué ultérieurement.

Le Gaulois – 7 octobre 1909


EN BREF

Un terrible coup de grisou aux mines de Moliere sur Ceze - Alais, 6 octobre. Un terrible accident est arrivé cet après-midi aux mines de houille de Molières-sur-Cèze, appartenant à la compagnie houillère de Bessèges. Une explosion de grisou s'est produite dans une galerie où travaillaient de nombreux ouvriers. Quand la première panique fut apaisée, on se mit à la recherche des malheureux. On s'aperçut alors que cinq d'entre eux avaient été tués ; deux autres ont pu s'échapper, mais ils ont reçu des brûlures fort graves et sont grièvement blessés. La galerie s'étant écroulée en partie, on a éprouvé les plus grandes difficultés à dégager les cadavres. On n'avait réussi, ce soir, qu'à ramener deux corps. Le sous-préfet d'Alais vient d'arriver, ainsi que le directeur de la compagnie, M. Marsant. Ils ont, immédiatement, pris les mesures nécessaires pour achever le déblaiement de la galerie. Le Petit Parisien – 7 octobre 1909

uk Un mariage de géants - Londres, 6 octobre-Un mariage de géants a été célébré hier à Saint-Madron, dans le pays de Cornouailles. Le marié ne mesurait pas moins de deux mètres vingt de hauteur et la mariée deux mètres. Les deux nièces de cette dernière qui lui servaient de demoiselles d'honneur ont, respectivement, un mètre quatre-vingt-dix-huit et deux mètres. Quant au marié, il était accompagné de ses trois frères, dont le plus petit ne mesure que deux mètres cinq. Le Petit Parisien – 7 octobre 1909

us-1908 Incendie dans une mine - New-York, 6 octobre - Une explosion s'est produite dans la mine Dunsmuir, à Ladysmith ; soixante mineurs travaillaient dans les galeries. Les flammes se répandirent avec une telle rapidité qu'elles coupèrent la retraite à quarante malheureux. Les vingt autres ne parvinrent à la surface du sol qu'avec les plus grandes difficultés.Encore furent-ils presque tous grièvement brûlés. Toute la mine est en feu. De nombreux éboulements se sont produits empêchant de porter secours aux mineurs ensevelis. D'après le récit des survivants, le nombre des morts est d'au moins trente. Le Petit Parisien – 7 octobre 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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