CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

08 oct. 09

Les actualités du 8 octobre 1909

quizaine paris 1909 rougier

L'ouverture de la quinzaine de Paris à Port Aviation

Reims, en organisant au mots d'août dernier sa semaine d'aviation, imposa une "mode", lança un "genre". Toute grande cité qui se respecte jura, après le succès triomphal de Bétheny, d'avoir, à son tour, le spectacle des hommes volants. C'est ainsi que successivement, Vichy, Nancy, Boulogne-Sur-Mer, Douai, Cologne, Francfort-sur-le-Mein, Berlin élaborèrent de mirifiques programmes d'épreuves aériennes... Paris, après tout cela, devait avoir lui, aussi, sa "semaine". C'était même à vrai dire, bien petit pour lui sept jours. Il le fit bien voir en mettant debout une "quinzaine" à Port-Aviation, quinzaine que hier, la foule inaugura.

Port-Aviation est situé entre Juvisy et Savigny-surOrget à quelque vingt kilométres de Paris. Port-Aviation se présente sous forme d'une vaste prairie longue de deux kilomètres environ, un peu moine large, bordée d'arbres et de maisons. Là, on a installé d'abord des hangars, lesquels sont destinés à renfermer des biplans, monoplans ou autres appareils volants ou qui sont destinés à cette fonction. Après la confection de ces hangars on a élevé des tribunes dont le rôle est d'abriter les spectateurs. Ces tribunes sont fort jolies. Peut-être n'étaient-elles point tout à fait terminées hier, mais elles le seront certainement aujourd'hui. Et fort bien décorées, avec des fleurs partout, elles satisferont à n'en pas douter le goût des plus difficiles.

Port-Aviation étant maintenant présenté à nos lecteurs arrivons au compte rendu de la première journée de la Quinzaine de Paris. A une heure, lorsque nous arrivons aux tribunes, les spectateurs commencent à arriver. Le garage — immense — des automobiles s'emplit. Par ailleurs des bicyclettes s'entassent et les trains de la compagnie d'Orléans déversent à chaque instant sur les quais dss milliers de curieux.

Entrons à l'aérodrome. Sur la piste, rien encore, mais ne savons-nous pas par expérience que les hommes volants, tels les timides chauves-souris, ne sortent que sur la fin du jour ? Il nous faudra, en effet, attendre cinq heures de relevée pour assister au premier essai réussi. A ce moment c'est le comte de Lambert qui, à bord de son appareil Wright, lâche son pylône pour fuir dans l'atmosphère. Pas très haut tout de même, A cinq ou six mètres au plus le comte de Lambert continuera ainsi sa promenade pendant 8 tours d'aérodrome, 8 tours de 2 kilomètres accomplis en 17 minutes 41 secondes 2,5.

Puis nous applaudissons le jeune Gobron. Plus hardi, Gobron monte à une hauteur de quinze à vingt mètres. Durant quatre tours, il enthousiasme les spectateurs. Le chronométreur nous donne son temps; 9 minutes. Le meilleur tour accompli en 2 minutes secondes 3/5. Sportivement, c'est le comte de Lambert qui. hier, se classe en tête du prix du Conseil général. Jean Gobron enlève le prix Quinton.

Entre temps, quelques novices : MM Duval, Nau, Busson et Godart essayèrent leurs ailes; ; mais leur ailes — pardon, leurs plans sustentateurs — les trahirent et, comme vous, comme moi, ils ne purent mieux faire que de se traîner sur la terre, irrésistiblement attachés à elle par les non moins irresistibles lois de la pesanteur. Aujourd'hui, seconde journée.

Le Petit Parisien – 8 octobre 1909


Aviation: les records tombent

Latham échoue dans sa tentative de traversée de la Manche


Russian_tractor_and_biplane

Le psychometre

L'aéroplane de Wright s'écrase

Ouverture du 1er salon aéronautique


EN BREF

Terribles orages dans le Gers — Un cyclone, s'est abattu dans la région de Lombez (Gers). Les communes de Saint-Loube, Sauveterre, Cadeilhan, Sabaillan ont été particulièrement éprouvées. Des toitures, des granges ont été démolies. Les arbres abattus sur la route empêchaient toute communication entre Lombez et Simorre. La grêle est aussi tombée endommageant les récoltes. Dé mémoire d'homme on n'avait vu pareil ouragan dans cette région. Le Temps – 8 octobre 1909

Émouvant incendie à Paris – un sauvetage par la fenêtre – Un incendie éclatait la nuit dernière vers une heure à Paris, 18 rue Orfila, dans un logement occupé par M. Hidaux et sa famille. En quelques instants, les flammes gagnèrent toutes les pièces et surtout la porte de sortie du logement. Mme Hidaux, ses deux enfants et sa mère, réveillés en sursaut, et en proie à une terreur indicible, se réfugièrent près des fenêtres. Les pompiers, prévenus à temps, étaient accourus promptement et, aidés du gardien de la paix Danicourt, du 20e arrondissement, et de M. Hidaux, ils organisèrent lès secours. Le logement est heureusement au premier étage. Grâce à cette circonstance, on put sauver les deux femmes et les deux enfants en les faisant passer par les fenêtres. Le gardien de la paix fût brûlé aux mains et au visage; et M. Hidaux fut brûlé légèrement au front. Le Petit Journal – 8 octobre 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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