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05 nov. 09

Les actualités du 5 novembre 1909

tamponnement locomotive

Accident de chemin de fer près de Sablé – Le wagon poste a pris feu et les sacs de dépêches ont été consumés

Un grave accident de chemin de fer s'est produit cette nuit, à quelques kilomètres au delà de Sablé. Le rapide 721, de Paris à Saint-Nazaire, parti de Paris Saint-Lazare à 9 h. 55 du soir et qui passe au Mans à minuit quarante-cinq, a déraillé en pleine voie, vers 1 h. 40 du matin au kilomètre 268 entre les gares de Segré, les Agets-Saint-Brice et Bouère. Cinq wagons renversés ont obstrué les voies; Le wagon-poste a pris feu et a été consumé presque instantanément ; les sacs de dépêches n'ont pu être sauvés, assure-t-on.

Un train de secours est parti du Mans à la première heure et les ingénieurs du contrôle et de la Compagnie se sont rendus ensuite sur les lieux pour faire leur enquête. Dès maintenant, on attribue l'accident à une rupture d'essieu ; les dégâts matériels sont très importants.

On compte douze blessés, parmi lesquels un conducteur très grièvement, un voyageur et des postiers. Les postiers sont: Le chef de brigade, M. Joseph Marciat, 46 ans, 8, rue Burq, à Paris. Et les commis ambulants : MM. Urbain Gravillon, 47 ans, 3, rue du Petit-Moine, à Paris ; Lucien Baucher, 42 ans, 110, rue Cambronne, à Paris ; Edmond Levert, 30 ans, 79, rue Olivier-de-Serres, à Paris ; Pierre Lacombe, 29 ans ; Aristide Poulain, 23 ans, 52, rue du Moulin-de-Pierre, à Clamart ; François Vivier, 26 ans, 9, boulevard de Vaugirard, à Paris ; Joseph Baudin, 38 ans. Henri Baudet, commis ambulant, contusion au thorax.

L'état de ces postiers n'inspire pas d'inquiétude et ils ont pu reprendre le train pour Paris à 9 heures du matin. Par contre, on ne peut se prononcer sur les suites des blessures reçues par le conducteur qui se nomme Cougné et appartient au dépôt de Segré. Une barre de fer l'a brutalement atteint aux reins et à la hanche droite.

Un agent du réseau, M. Renoult, et un gendarme, M. Petitgas, ont été également légèrement contusionnés mais ont pu continuer leur voyage. L'accident a provoqué de nombreux retards. Une enquête est ouverte pour déterminer les causes de d'accident qui sont encore inconnues.

Le Petit Journal – 6 novembre 1909


EN BREF

Avec une audace inouïe des bandits attaquent un train - Toulon, 4 novembre — Un train d'une petite ligne d'intérêt local allant de Comoulles à Gardanne a été attaqué par deux ou trois individus armés. Voici dans quelles circonstances ce drame rapide s'est déroulé : Le train 3248 était parti de Gardanne à son heure et avait eu un peu de retard en route. A la petite gare des Censies, au moment où le train se mettait en marche, deux individus aux allures de bandits pénétrèrent dans le fourgon de queue, et tandis que le conducteur, Jules Jeannin, était occupé à recenser les colis, un violent coup de matraque lui fut asséné sur la nuque. Jeannin tomba à la renverse et essaya de se défendre, mais il fut attaqué à coups de couteau par les deux bandits, tandis qu'un autre lançait les colis sur la voie. Jeannin, les vêtements en lambeaux et blessé, put enfin se dégager, et se traînant sur le marchepied, alla se réfugier sur les tampons, entre deux wagons. Le malheureux resta dans cette position périlleuse jusqu'à Brignoles où, à demi-mort d'émotion, il alla conter à ses chefs son étrange aventure. Les bandits, qui avaient certainement des complices le long de la voie pour recueillir les colis jetés, ne descendirent du train qu'en gare de Brignoles, sautant à contrevoie et alors que le train était arrêté. Les brigades mobiles, qui battirent la campagne toute la journée, ne purent retrouver la trace des audacieux voleurs qu'on croit être affiliés à une bande redoutable qui se livra à l'attaque de la malle-poste des Alpes. Les voyageurs ne voyagent plus qu'armés et ce n'est pas sans crainte qu'ils se mettent en route. On a autorisé les conducteurs de trains à se munir de revolvers. Le Matin – 5 novembre 1909

Un homme meurt enfoui, trois sont blessés, un agonise - Marseille, 4 novembre — Un accident qui a causé-la plus pénible impression dans la petite ville de Gardanne, s'est produit cet après-midi, aux mines de charbon de cette ville. Quatre ouvriers étaient occupés à la pose de tuyaux pour l'écoulement des eaux, au fond d'un puits, quand vers trois heures et demie, un écoulement se produisit. Un bloc de près de trois mille kilos tomba sur les malheureux ouvriers Deux purent se sauver sans trop de mal mais les deux autres : Emile Barthélémy, âgé de dix-sept ans et Jean Jafferi, 25 ans, furent pris sous l'énorme masse. Les travaux de déblaiement aussitôt commencés permirent de retirer Barthélémy encore vivant, mais son état est des plus graves et on désespère de le sauver. Le malheureux jeune homme a perdu son père il y a peu de temps dans un accident semblable. Quant à Jafferi, on n'a retrouvé ce soir que son cadavre affreusement écrasé. Le Matin – 5 novembre 1909

Une école dans la tempête - La violente tempête qui a dévasté l'ouest de la France et particulièrement la Vendée a causé à Fresnay, près de Machecoul, un accident dont les conséquences auraient pu être graves : l'école communale a été envahie par une véritable trombe d'eau pendant la classe. Les enfants, affolés, sont montés sur leurs bancs et leurs tables en appelant au secours. Ce n'est qu'après deux heures d'efforts que des sauveteurs ont pu pénétrer dans les salles inondées et emporter dans leurs bras les fillettes et les petits garçons. Quelques-uns de ces enfants, très éprouvés par la peur, ont dû s'aliter. Quant à l'école, elle a été si fort endommagée par les eaux que, depuis la tempête, les classes n'ont pu être reprises. L'Univers – 4 novembre 1909

La tête écrasée entre deux wagons - Nancy, 4 Novembre - Au cours d'une manœuvre de wagons effectuée au moyen du cabestan électrique, un sous-chef de manœuvres des chemins de fer de l'Est, nommé Emile Elhringer, âgé de 34 ans s'introduisait entre deux wagons en marche pour les accrocher quand, ayant fait un faux pas, il eût la tête écrasée entre les tampons. L'infortuné sous-chef était marié et père de quatre enfants. Le Petit Journal – 5 Novembre 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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