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11 nov. 09

Les actualités du 11 novembre 1909

uk Les suffragettes perturbent l'intronisation du nouveau Lord-Maire

Lord mayor state coach

Le nouveau lord-maire de la Cité de Londres, sir John Knill, a pris, hier, possession de ses fonctions suivant le cérémonial traditionnel. La cavalcade légendaire à travers les rues de la Cité avait comme d'habitude, attiré une foule considérable de curieux. Dans le cortège se trouvaient sept vétérans de la guerre de Crimée, survivants de la fameuse charge de Balaklava, qui ont été fort acclamés.

On a beaucoup remarqué aussi la belle allure des enfants de troupe et des boys scouts, qui était bien plus martiale peut-être que celle des territoriaux, dont la marche laissait parfois à désirer. Le banquet habituel, qui a eu lieu le soir au Guildhall, a été très brillant. Parmi les invités, on remarquait : MM. Asquith, Haldane et d'autres membres du ministère ; l'ambassadeur du Japon, les ministres de Belgique et de Grèce, l'archevêque de Westminster, l'évêque catholique de Southwark, les grands juges, les amiraux, etc.

Malgré les précautions prises par la police à l'égard des suffragettes, au moment ou le lord-maire se levait pour porter le toast au roi, un des grands vitraux de la salle du banquet a été brisé et on a entendu dans le lointain les cris de : "Votez pour les femmes !" qui ont ponctué à chaque instant le discours du lord-maire. Mais les cris des suffragettes ayant bientôt cessé, la série des toasts a pu continuer dans le calme.

Ces toasts ont fourni aux membres du gouvernement l'occasion de se féliciter de l'excellent état de la marine ainsi que de l'accroissement des forces militaires. M. Asquith, répondant aux divers orateurs, an nom du gouvernement a pris la parole le dernier; il a insisté sur la magnifique continuité de la politique britannique, et a souligné les deux événements mémorables de l'année écoulée, à savoir l'union qui vient de s'accomplir entre les États du Sud de l'Afrique et la Conférence relative à la défense de l'empire, qui a assignée chaque colonie le rôle qu'elle doit jouer pour protéger le commerce et les routes commerciales, et-toutes les parties de l'empire britannique.

Journal des débats politiques et littéraires – 11 novembre 1909


EN BREF

La fête Jeanne d'Arc à Nevers - Vingt-cinq mille étrangers se sont mêlés, dimanche, aux Nivernais, pour fêter Jeanne d'Arc. Les fêtes religieuses se sont complétées d'un cortège historique fort brillant et imposant : le passage de Jeanne d'Arc dans la ville de Nevers. La glorieuse Lorraine était représentée par Mlle G. de Maumigny, dont le succès a été éclatant ; elle était entourée de douze chevaliers représentant les premières familles du Nivernais, les écus qui brillèrent sur les champs de batailles aux côtés de la libératrice de la France étaient ceux des maisons de Lenferna, de Chabanne, du Verne, de Maumigny, de Marcy, de Saint-Chale, de Montcorp, de Beauvais, de Charry, de Bouillé et de Villenaut. Le gouverneur de la ville, représenté par le comte de Marcy et suivi des prévôts, échevins, gens d'armes et des délégations des corporations, vient recevoir Jeanne aux portes de la ville, où un mai fleuri lui est offert par Mlles de Marcy, du Verne, Gasper et Chevillot. Puis, lui faisant traverser le pont de la Loire, le gouverneur lui ouvre les portes de la ville, où les rues entièrement pavoisées en l'honneur de notre héroïne nationale et les acclamations enthousiastes nous montrent combien est encore chaud et profond le patriotisme au cœur des Français. Le Gaulois – 11 novembre 1909

Happé par un train — Un accident s'est produit, hier, vers cinq heures et demie, près de la gare de Noisy-le-Sec, non loin d'un chantier, qu'en prévision des troubles rendus possibles par l'agitation syndicaliste, gardait une escouade d'agents fournie par les communes avoisinantes. Les travaux ayant cessé à la nuit tombante, les agents, au nombre de cinq, regagnèrent la gare de Noisy-le-Sec en longeant la voie ferrée. Ils n'étaient plus qu'à quelques mètres du quai, quand survint un train venant de Longueville. L'un d'eux, l'agent Dulord, de Montreuil, eut sa pèlerine happée par la machine et fut projeté en avant. Il alla buter contre son collègue Mule, de Villemomble, qui tomba à son tour, puis sur le remblai où il se fracassa le crâne. Relevés par leurs camarades, les deux blessés furent transportés à la gare où un médecin, le Dr Laurent, leur donna des soins. L'agent Mule n'avait que des contusions sans gravité ; mais son collègue succomba presque aussitôt. Agé de vingt-cinq ans, Auguste Dulord n'était que stagiaire et comptait seulement dix mois de service. Célibataire, il vivait avec sa mère, veuve d'un brigadier de la police municipale du 12e arrondissement. Le Temps – 11 novembre 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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