CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

22 déc. 09

Les actualités du 22 décembre 1909

Frederick_Cook_1917

Une commission déclare que le Docteur Cook n'est pas allé au Pôle Nord

Copenhague, 21 Décembre. La commission chargée d'examiner les documents de l'explorateur Cook a fait la déclaration suivante : "Les pièces soumises à notre examen ne contiennent aucune preuve établissant que le docteur Cook ait atteint le pôle Nord." Cette déclaration — qui, dans sa forme polie, semble vouloir dire que l'explorateur n'a jamais atteint le Pôle, comme il l'a prétendu - n'a été rendue publique qu'après un examen très attentif et très impartial de tous les "documents" soumis par Cook à l'appréciation de la commission. Voici, d'ailleurs, les différentes phases de ce travail d'examen, telles qu'elles ont été consignées.

Le Rapport de la commission de l'Université chargée d'examiner les documents produits par l'explorateur dit d'abord que la commission s'est complétée par l'adjonction à ses membres de l'explorateur groënlandais, Knud-Rassmussen. Les papiers suivants ont été soumis à l'enquête de la commission ; 1° un rapport de M. Lonsdale, secrétaire de M. Cook, écrit à la machine, et comportant 61 feuilles, grand format ; ce rapport traite du voyage au Pôle Nord ; 2° 16 feuilles d'écriture à la machine, copie par M. Lonsdale du carnet de notes de M. Cook, ces notes étaient supposées écrites du 18 mars au 13 juin 1908 pendant le voyage entrepris de Svartevaag au Pôle et pendant le retour jusqu'à un endroit de la mer de glace situé à l'ouest de Heibergsland. Ces papiers n'étaient accompagnés d'aucune lettre d'envoi de Cook.

M. Lonsdale a fait part à la commission que les carnets de notes originaux avaient été envoyés par précaution en Europe, par une autre voie, et qu'ils parviendraient à l'Université dans quelques jours ; cependant que la copie en question représentait le contenu des carnets de notes exactement et complètement ; le rapport ajoute qu'il a été aussi impossible d'entrer en rapport avec Cook dont l'adresse doit être inconnue à M. Lonsdale même.

Les membres de la commission ont examiné isolément les papiers qui lui sont parvenus ; ils se sont convaincus qu'ils étaient complètement sans valeur pour trancher la question de savoir si Cook a atteint le pôle. La commission a fait ensuite citer devant elle M. Lonsdale, lui a adressé plusieurs questions ; M. Lonsdale a apporté une lettre de Cook, qui ne portait ni la date, ni le lieu de l'envoi, et dont l'enveloppe portait le timbre de Marseille du 14 décembre 1909.

L'enveloppe contenait de plus une lettre datée de New-York, du 27 septembre 1909, adressée à M. Torp, ancien recteur de l'Université ; dans cette lettre, Cook fait part que non seulement ses instruments, mais aussi que la plupart de ses observations astronomiques sont restés à Itan, si bien que sans ces dernières il semble insensé et impossible de prononcer un jugement définitif; contrairement à son intention première, il publie dès aujourd'hui le résultat de ses recherches. La commission fait remarquer que le rapport du voyage en question concorde essentiellement avec le rapport publié dans le New-York Herald, que la copie des carnets de notes ne contient nullement des documents d'observations astronomiques, mais seulement des résultats d'observations.

En général, il manque tout ce qui pourrait servir à éclaircir la chose et à rendre vraisemblable ce fait que des observations astronomiques ont réellement été faites ; de même le côté pratique de l'entreprise,, notamment le voyage en traîneau, est expliqué par des détails si insuffisants qu'il ne peut être contrôlé. Aussi la commission pense-t-elle que des documents qui lui sont parvenus on ne saurait tirer la preuve que Cook a atteint le Pôle Nord. Là-dessus, le conseil de l'Université a décidé que les documents parvenus à l'Université ne contenaient ni observations ni explications capables de prouver que Cook a atteint le Pôle Nord dans son dernier voyage polaire: d'où la décision qu'elle a rendu publique.

Le Petit Journal – 22 décembre 1922


EN BREF

Victime de son devoir - Une infirmière de l'hôpital Saint-Louis vient de succomber, victime de son devoir professionnel. Mme Barre appartenait depuis dix-sept ans à l'administration de l'Assistance publique. Après avoir été employée dans différents hospices, elle était, depuis cinq ans, affectée au service du docteur Appert, dans le pavillon des enfants. Dimanche matin, elle donnait ses soins à une fillette de quatorze ans, atteinte de troubles nerveux. La jeune malade, qui était dans un état d'agitation particulière, se débattit entre ses mains. Tout à coup, l'infirmière poussa un cri de douleur ; la fillette venait de lui porter au bas-ventre un coup de pied violent. Elle tomba sans connaissance sur le parquet. Mme Barre fut transportée à l'infirmerie, où le médecin-chef reconnut que le coup avait déterminé une perforation de la vessie. Malgré les soins les plus empressés et les plus savants, Mme Barre est morte hier matin, après une longue et terrible agonie. Le Petit Parisien – 22 décembre 1909

Un canot coule au large de Nice – 2 morts - Nice, 21 décembre - Le baron Didier Pernety-Haussmann, qui était à Nice depuis quelque temps, vient de trouver la mort dans des circonstances tragiques. Il avait fait construire à Antibes un canot automobile. Ce matin, il était parti avec un mécanicien pour ramener le canot au port de Nice. Pendant le retour, un accident, dont on ne connaît pas encore les causes, s'est produit non loin de la Californie. On suppose que le moteur a fait explosion et que le canot a coulé à pic. Le baron Haussmann et son mécanicien, projetés à la mer, blessés peut-être par l'explosion, n'ont pu rejoindre la côte. Ils se sont noyés. Leurs cadavres ont été découverts, cet après-midi, en mer. Le Petit Parisien – 22 décembre

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires

    un cannot coule au large de Nice 1909

    le mecanicien qui était avec le baron Didier Pernetty Hausmann était mon arrière grand père. La femme du Baron Mme Pellerau est devenue la Marraine de mon grand pere (qui n'était pas encore né)

    Posté par bellon, 06 juil. 12 à 14:32

Poster un commentaire