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27 févr. 10

Les actualités du 27 février 1910

Ruau concours agricole

Le président Fallières au concours agricole

L'animation était grande, hier matin, au Concours général agricole, où l'on attendait la traditionnelle visite du Président de la République. A six heures, M. Fallières arrivait au Grand Palais en compagnie de M. Ramondou, secrétaire général, et d'un commandant de dragons attaché à la présidence. M. Ruau, ministre de l'Agriculture ; M. Henri Grosjean, commissaire général du concours ; MM. Gomot, Méline et Viger, anciens ministres de l'agriculture, accueillirent le Président, et aussitôt, un nombreux cortège se forma, qui parcourut rapidement toute l'exposition.

M. Fallières ne s'arrêta guère,dans le hall, qu'auprès des prix d'honneur qui, dans leurs boxes spéciaux, portent au-dessus de leurs têtes leurs sentences de mort. Des pancartes bien placées indiquent déjà que tel restaurant acheta le bœuf gras et tel autre la vache grasse. Dans le box même où est renfermé le superbe charolais-nivernais qui obtint, la veille, le prix d'honneur, un de ses propriétaires, un des frères Dodat, attendait la venue du Président. M. Fallières complimenta l'éleveur — qui avait d'ailleurs gardé sa tenue de bouvier et causa un moment.

Après avoir parcouru tout le hall où se pressent les animaux gras, le Président et son cortège entreprirent une rapide visite, des expositions de produits divers. Des fruits merveilleux, des truffes énormes qui sentaient bon à travers leur vitrine close, de formidables grappes de raisin accaparèrent un instant l'attention des visiteurs officiels.

Dans la section des vins et eaux-de-vie, M. Fallières se défendit d'abord très bien contre les offres des exposants : il refusa du cognac avec fermeté. Mais, aux vins de la Touraine, il dut céder et goûter quelque Vouvray d'une jolie couleur d'ambre. Il n'y a que le premier pas qui coûte et lé Président,qui avait cédé aux Tourangeaux, ne put résister aux Angevins, ni, un peu plus loin, aux Beaujolais.

Au stand des vins d'Auvergne, MM. Gomot, sénateur, et Marrou, député, accueillirent M. Fallières et le vigneron du Loupillon fut salué au nom des vignerons d'Auvergne. Il était temps pour l'estomac présidentiel que s'achevât la visite. M. Fallières traversa, rapidement l'exposition des graines, celle des beurres et fromages. Et, pour lui donner sans doute son approbation, il toucha du doigt une superbe meule de gruyère, comme on flatte de la main un animal. La visite était terminée.

Le Petit Journal – 27 février 1910


EN BREF

Ensevelis sous un monceau de paille — Une famille de vanniers ambulants, composée de quatre personnes, était couchée dans une grange chez M. Charron, cultivateur à Souchay, près de Chateaudun lorsqu'un tas de bottes de paille s'écroula, ensevelissant les quatre personnes. Le père, M. Godard, et ses deux enfants, vivaient encore quand on vint à leur secours ; mais la mère, âgée de 46 ans. avait succombé étouffée. La Croix - 27 février 1910

Les Arènes de Béziers à Paris - MM. Messager et Broussan, directeurs de l'Opéra, d'accord avec M. Castelbon de Beauxhostes, ont décidé de donner les trois représentations de la Fille du Soleil, la tragédie lyrique de MM. Maurice Magre et André Gailhard, les 3, 5 et 7 avril, au bénéfice, la première, de la veuve de l'infortuné ténor Godart ; la seconde de la Caisse des retraites et de la Société des Amis de l'Opéra, et enfin la troisième au bénéfice de la Caisse des Victimes du devoir. Ces représentations seront données avec le concours de tout le personnel artistique, y compris l'Association des chœurs (180 exécutants), du théâtre des Arènes de Béziers, que nous entendrons pour la première fois à l'Opéra et qui nous arrivent précédés d'une réputation artistique des plus méritées, sous la haute direction de M. Jean Nussy-Verdié, cousin du maître Camille Saint-Saens. Le ballet de l'Opéra, avec la toute gracieuse Mlle Zambelli à sa tête, prêtera son concours à ces représentations exceptionnelles, toutes d'art et de bienfaisance. Le Petit Journal – 27 février 1910

Infirmerie

Quatre-vingts soldats empoisonnés dans une caserne d'Épinal - Épinal, 26 février. De nombreux cas d'empoisonnement viennent de se produire a. lu caserne du Vieux-Quartier. Pendant la nuit, les hommes des 15e et 16e compagnies du 21e d'infanterie furent subitement réveillés par de violentes douleurs intestinales. Environ 80 d'entre eux furent malades. Le médecin-major Sibille, appelé aussitôt, prodigua ses soins aux plus atteints : une dizaine de soldats furent dirigés sur l'hôpital. On attribue tout ce mal à des choux gelés et fermentés, qui avaient été servis dans la soupe. Le Petit Parisien– 27 février 1910

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [1] - Permalien [#]


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