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01 mars 10

Les actualités du 1er mars 1910

Avalanche meurtrière aux Etats-Unis – On craint plus de 400 victimes

avalanche usa 1910

us-1908

New-York, 28 février. — Une avalanche, dont le bruit se fit entendre jusqu'à dix-huit kilomètres de l'endroit où elle avait lieu, a balayé le village de Mace (Idaho), ensevelissant tous ses habitants — une centaine de personnes — et cinquante ouvriers de la ligne du chemin de fer Northern Pacific. Quand la nouvelle de la catastrophe parvint à la ville de Wallace, située à sept ou huit kilomètres en aval dans la vallée, on sonna les cloches des églises pour donner réveil aux habitants, et ceux-ci s'empressèrent de partir au secours des sinistrés.

Quand ils arrivèrent sur le théâtre de la catastrophe, ils trouvèrent la vallée comblée sur une longueur de près de deux kilomètres par des masses de neige, des blocs de roches et des troncs d'arbres étroitement enchevêtrés sur une épaisseur d'une dizaine de mètres et qui s'étaient incrustés dans les flancs de la vallée. C'était un peu avant minuit, samedi, que l'avalanche s'était abattue sur le village, alors plongé dans un profond sommeil.

Depuis plusieurs jours, un vent chaud, qu'on appelle dans le pays chinook, avait soufflé sur les Montagnes Rocheuses, désagrégeant les neiges qui en couronnent les pics. Samedi, au vent succéda la pluie. Les habitants de Mace, qui auraient pourtant dû être mis sur leurs gardes par le souvenir d'une catastrophe qui avait détruit la ville voisine de Burke, eurent le tort de se fier à la forêt pour arrêter tout glissement des neiges qui pouvait se produire. Ils payèrent de leur vie leur excès de confiance.

L'avalanche arriva au bord de la vallée après une chute de trois cents mètres et avec un élan terrible, elle tomba sur le village, entraînant avec elle d'énormes rochers et des pins gigantesques. Rien ne devait échapper à son assaut furieux. Les maisons, les wagons de chemins de fer où campaient cinquante ouvriers, tout fut écrasé. Quand les sauveteurs arrivèrent sur les lieux, une terrible tourmente de neige faisait rage dans la vallée. Malgré cela, ils parvinrent à dégager vingt-cinq personnes vivantes.

Quant au nombre des victimes, on ne peut encore rétablir d'une façon absolue. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il est très supérieur à cent. Si l'on en croit un bruit qui court, le Standard Hôtel, où logeaient trois cents voyageurs, a également été détruit.

Une seconde avalanche est descendue aujourd'hui de la montagne, frappant celle-là, la ville de Burke, augmentant d'un grand nombre la liste des victimes et ensevelissant la plus grande partie de cette ville qui compte environ neuf cents habitants. Le nombre des victimes aurait été beaucoup plus considérable si, à la suite d'un avertissement à la population publié quelques heures auparavant, la majorité des femmes et des enfants n'avaient été dirigés sur des points où ils étaient à l'abri des effets d'une avalanche éventuelle.

Le Matin – 1er mars 1910


EN BREF

Une danseuse arrête son agresseur - Une danseuse d'un music-hall bien connu, Mlle Mary Nelly, se disposait à prendre son train à la gare Saint-Lazare lorsqu'un individu se précipita sur elle et, lui arrachant son réticule, chercha à prendre la fuite. Mlle Nelly, sans se déconcerter, se cramponna au bras du voleur, après l'avoir poursuivi, et par ses cris attira l'attention d'agents de police qui conduisirent le malandrin au commissariat C'est un jeune homme de vingt-trois ans, Marcel Lefort, originaire de Creil, sans domicile fixe. Il a prétendu qu'il s'était mépris sur la tournure de Mlle Mary Nelly, qu'il l'avait prise pour une de ses anciennes amies qui lui aurait dérobé autrefois une somme importante. Le Gaulois – 1e mars 1910

Le feu dans un cirque - Vers une heure du matin, un incendie s'est déclaré dans la cabine cinématographique du cirque forain Lambert, place Daumesnil. Le feu a pu être éteint avant l'arrivée des pompiers par le personnel de l'établissement. An moment où le feu éclatait, une panique s'est produite parmi les spectateurs qui se sont enfuis en se bousculant. Une dame, Mme Redon, demeurant, 6, rue Elisa-Lemonnier, a été légèrement brûlée à la jambe droite. La Presse - 1e mars 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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