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18 mars 10

Les actualités du 18 mars 1910

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Tumulte violent au Reichstag allemand

Reichstag

allemagne Berlin, 17 mars. M. d'Oldenbourg, un conservateur extrême, qui avait déjà révolté les libéraux en proclamant que l'empereur devrait pouvoir, en tout temps, dire à un lieutenant : "Prenez dix hommes et allez cerner le Reichstag", a provoqué aujourd'hui, au sein de cette assemblée, un gros scandale.

On sait que M. d'Oldenbourg ayant naguère, à propos de la bataille de Rosbach, prononcé des paroles offensantes pour l'Allemagne du sud, le ministre-président bavarois avait, dit, en pleine Chambre des députés, que cela avait été de la part de M. d'Oldenbourg une "aberration du bon goût". Or, profitant de la présence du ministre plénipotentiaire de Bavière au banc du conseil fédéral M. d'Oldenbourg lui a demande si vraiment le président du Conseil des ministres bavarois avait tenu un pareil langage... Le ministre plénipotentiaire répondit que le président avait bien prononcé les paroles alléguées, mais qu'il n avait pas eu l'intention de l'offenser.

Là dessus, MM. Muller Moeningen, Haussmann et Ledebour, libéraux et socialistes, condamnèrent en termes énergiques l'attitude de M. d'Oldenbourg. M. Muller Mœningen qualifie les paroles du ministre bavarois de soufflet appliqué sur les joues du Junker prussien. M. d'Oldenbourg riposte que les explications du plénipotentiaire de Bavière lui donnent satisfaction et qu'il considère l'incident comme clos. Mais il ajoute qu'il estime que MM. Muller Moeningen et Haussmann n'ont aucun point, d'honneur personnel quelconque.

Cette offense provoque une véritable tempête. Toute la gauche debout crie a perdre haleine : "A l'ordre !" Mais le président ne parait pus vouloir s'exécuter. M. Mugdan demande : "Oui ou non, M. d'Oldenbourg a-t-il été rappelé à l'ordre ?" Le président répond qu'il a blâmé les paroles du député conservateur, mais il se refuse à lui infliger le rappel à l'ordre. Les protestations de la gauche redoublent. Le professeur Paasche déclare qu'un blâme est insuffisant pour effacer l'offense grave qui a été commise. Enfin, deux amis politiques du président, MM. de Hertling et Grœber, vont s'entretenir avec M. Spahn qui consent enfin à rappeler à l'ordre M. d'Oldenbourg.

M. Wiemer demande alors au groupe conservateur s'il approuve l'attitude de M. d'Oldenbourg et ce qu'il compte taire pour empêcher l'abaissement des moeurs parlementaires par des scandales comme ceux que vient de provoquer un des leurs. Au nom du groupe conservateur, M. Normann répond que bien que M. d'Oldenbourg ait été irrité par les attaques successives des libéraux, les conservateurs approuvent néanmoins le rappel à l'ordre dont il a été l'objet.

M. d'Oldenbourg déclare alors qu'il se tient à la disposition de ses contradicteurs, ce qui déchaîne un nouvel orage. MM. Muller Moeningen et Haussmann affirment que jamais on n'avait vu un député provoquer en duel ses collègues en séance publique. Pour finir. M. Haussmann proclame que les libéraux refusent désormais d'avoir quoi que ce soit de commun avec M. d'Oldenbourg, qu'il appelle avec mépris "Ce don Quichotte".

Journal des débats politiques et littéraires – 18 mars 1910


EN BREF

uk Les Suffragettes défilent au son des pompes à incendie - Londres, 17 mars —Les suffragettes, toujours en quête de nouveautés sensationnelles, ont , aujourd'hui encore diverti les nombreux curieux du West End. Six jeunes femmes de la Women's Social and Political Union, ayant réussi à se procurer une pompe à incendie du plus récent modèle, parcoururent a différentes reprises, au grand galop de deux magnifiques chevaux, les principales artères de ce quartier select. Elles s'étaient, pour la circonstance, revêtues d'uniformes de pompiers, et l'une d'elles faisait retentir sans interruption la cloche d'alarme. Le résultat fut que toutes les voitures se rangèrent sur le côté de la rue pour laisser passer, la pompe à incendie. Les policemen eux-mêmes y furent pris au premier abord et ils arrêtèrent la circulation. Derrière la pompe venaient — à une allure plus modérée, cela va sans dire — une cinquantaine de suffragettes avec d'énormes parapluies de couleur sur lesquels on pouvait lire qu'une réunion suffragiste aurait lieu demain à trois heures à l'Albert Hall. Le Matin – 18 mars 1910

Intempéries dans le sud - Toulon, le 17 mars. La rivière des Amoureux qui, l'année dernière, à pareille époque, causa de graves inondations au quartier de la Rode, a de nouveau débordé à la suite de pluies torrentielles que nous subissons depuis deux jours. Quelques caves des maisons de l'abattoir ont été envahies et le champ de manœuvre de la Rode est transformé en un lac..Les habitants des maisons voisines sont en proie a la plus vive frayeur, car on craint que si les pluies continuent, la rivière sortie de son lit, cause de très graves ravages. Deux enfants de deux et six ans, Joseph et Henri Toriglia, dont les parents sont bûcherons à Sainte-Anastasie et qui s'étaient réfugiés dans une cahute, ont été ensevelis sous cette cahute qui s'est écroulée à la suite des pluies. Journal des débats politiques et littéraires – 18 mars 1910

Pour connaître Deibler - A Brassac-lcs-Mines, près Clermont-Ferrand, Joseph Pereyre, trente-quatre ans, ouvrier verrier, a tué sa femme de quatre coups de hache à la tête pour faire la connaissance de Deibler. Il s'est constitué prisonnier. Journal des débats politiques et littéraires – 18 mars 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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