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21 mars 10

Les actualités du 21 mars 1910

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cadre noir

Brillante fête hippique au grand palais

La Société hippique française a voulu en organisant le gala de cet après-midi, atteindre deux buts : faire une bonne action en récoltant, une grosse somme au profit des sinistrés, puis montrer au monde entier que Paris ne devait plus continuer à être considéré comme inhabitable, comme une fondrière, en un mot, réouvrir brillamment la "season" qui amène toujours dans la capitale une foule d'étrangers. L'organisation du carrousel a été facilitée par la bonne volonté du ministre de la guerre, le général Brun, qui a bien voulu autoriser le cadre noir de Saumur et les officiers de la première division de cavalerie à participer à la fête.

Aussi, c'est expliquer le succès obtenu par l'annonce de ce gala de charité. La location des places numérotées s'est faite rapidement et d'une façon si inespérée que pour loger tout le public désireux d'applaudir nos brillants officiers, le président de la Société, M. du Teil du Havelt, a du solliciter et a obtenu de la Société des Artistes Français l'accès des galeries du premier étage de l'immense hall.

Dès une heure et demie, la foule commence à arriver. Les tribunes habituelles du concours ont reçu uns décoration spéciale et des drapeaux, des oriflammes flottent un peu partout autour de la piste. Les privilégiés gagnent leurs fauteuils numérotés, tandis que le simple public, qui n'a payé que 10 francs le droit d'entrer, cherche à se caser comme il peut dans les tribunes libres et dans les galeries du-premier. De nombreux officiers en tenue, beaucoup de Saint-Cyriens et de Polytechniciens assissent également à la fête.

Mais voici 2 heures, la musique de la Garde exécute une marche très enlevée ; puis pendant que les spectateurs continuent à arriver, la, brillante phalange conduite par M. Parès, fait entendre quelques-uns de ses meilleurs morceaux, qui sont vigoureusement applaudis. Dans la tribune officielle de nombreuses personnalités prennent place ; autour du ministre de la Guerre se groupent plusieurs généraux ainsi que le gouverneur militaire de Paris, le généràl Vérand et le général Feldmann.

Trois heures sonnent. La musique de la Garde exécute la Marseillaise. Voici M. Armand, Fallières qui descend de voiture et s'avance vers le président de la Société qui, accompagné des membres de son comité et des autorités militaires, est venu à sa rencontre. Dans la nombreuse suite du président de la République, citons : MM, Briand, président du conseil ; Ruau, ministre de l'agriculture ; Barthou ministre de la justice ; général Brun, ministre de la guerre ; M. et Mme Lannes ; commandant Barre; Berteaux, vice-président de la Chambre ; Mollard, directeur du protocole ; Mme de Solières, etc..

Une corbeille de fleurs magnifique a été offerte à Mme Fallières. Dès que M. Armand Fallières s'est assis dans la tribune d'honneur, l'escadron des officiers de la 1ère division de cavalerie fait son entrée et se range en ligne. Un officier, porteur de l'étendard, arrive alors au galop, fait le tour de la piste, puis vient se placer devant le président. Les trompettes et la musique sonnent : "A l'Etendard !" Les officiers saluent : le spectacle est imposant et soulève les applaudissements unanimes.

Le carrousel commença aussitôt. Successivement se déroulent les cercles, les doublés, la croix de Saint-André, les Huit de chiffre, puis ce sont des courses, des jeux, des charges individuelles, des sauts de haies, des combats à cheval. Tous ces exercices sont vivement acclamés. Les sections d'artillerie et de mitrailleuse viennent alors corser le spectacle et c'est avec intérêt que les spectateurs suivent les mises en batterie et les formations en bataille.

La première partie est terminée par une charge générale compliquée de mêlée et de ralliement. Les bravos éclatent de toutes parts : c'est superbe. Mais, le. clou de la séance, qui a remporté son succès habituel, a été le carrousel donné par les écuyers, maîtres et sous-maîtres de manège du cadre noir. Les reprises de manège, les reprises de sauteurs ont été ce qu'elles sont chaque fois, tout à fait remarquables : les chevaux bien dressés sont superbes et leurs cavaliers extraordinaires. Le président de la République, en se retirant, a vivement félicité les organisateurs de cette magnifique réunion qui apporte à la caisse de secours des inondés un appoint considérable.

La Presse – 21 mars 1910

La grève des maçons

Ouverture de la quinzaine de Paris à Port-aviation

Le concours de chiens policiers de Vincennes 

Les_chansonniers_de_Montmartre

La crue de la Seine

La traversée de Paris à la nage

Les Folies-Bergères rouvrent ce soir

EN BREF

grece Agitation agraire en Grèce - La troupe tue cinq paysans - Athènes, 20 mars - Cinq cents paysans ont tenté d'arrêter un train à une station près de Larissa ; ils ont cassé les vitres des wagons. La troupe est intervenue et a fait feu; il y a eu cinq tués et une quinzaine de blessés. Les autres paysans se sont dispersés ; une centaine d'entre eux se sont dirigés vers Larissa où ils se sont livrés à une démonstration tumultueuse. La cavalerie les a dispersés. Deux officiers ont reçu des contusions. L'ordre a été promptement rétabli. Un meeting, tenu après ces incidents, à Larissa, s'est passé dans un ordre complet. Le Petit Parisien – 21 mars 1910

Une fête qui finit mal — L'avant-dernière nuit, les élèves de l'académie Jullian donnaient un grand bal dans les salons Bonvalet. boulevard du Temple. La tenue de fantaisie était de rigueur; pour certains, jeunes artistes ou modèles elle fut plus que sommaire. Vers quatre heures du matin, la fête allait dégénérer en orgie, lorsqu'un jeune sculpteur américain, M. Mac Adams, se fâcha; une bagarre s'ensuivit, les compatriotes de l'artiste s'étant rangés de son côté. Il fallut appeler des gardiens de la paix pour rétablir l'ordre; mais le sculpteur américain refusa de sortir ; il mordit à la main l'agent Pougaud, et d'un coup, de pied envoya rouler sur le sol l'agent Daniellot. Cependant, on parvint à l'entraîner au commissariat de police, où, dégrisé, il exprima tous ses regrets au sujet des violences qu'il avait commises. Malgré ses protestations, il a été envoyé au Dépôt.. M. Mac Adams est originaire de Pittsburg ; il habite Paris depuis le mois de janvier, grâce à une pension que lui sert Mlle Vanderbilt. Il a une statue toute prête pour le Salon. Le Temps – 21 mars 1910

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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