CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

24 mars 10

Les actualités du 24 mars 1910

février 1910 23 mars 1910   mars 1910   25 mars 1910 avril 1910

Oxford gagne pour la 36e fois la classique d'aviron Oxford-Cambridge

oxford cambridge

uk Londres, 23 mars — Pour la trente-sixième fois, l'équipe de l'université d'Oxford gagne le classique match d'aviron à huit rameurs qui vient de se disputer de Putney Bridge a Mortlake. Jusqu'à onze heures, les bords de la Tamise ne sont guère occupés que par les nombreux policemen envoyés en vue de maintenir l'ordre; c'est une excellente mesure car vous savez que le match Oxford-Cambridge est l'un des trois gros évents sportifs anglais.

Vers onze heures et demie, les véhicules de toutes sortes déversent sur ses deux côtés du grand fleuve une foule considérable de gens venus de tous les coins de l'Angleterre. Les fenêtres des maisons et des hôtels bordant la rivière, les arbres, les parapets sont noirs de grappes humaines, décorées de rubans bleu ciel et bleu foncé, suivant que l'on préfère Oxford ou Cambridge. En certains endroits, les suffragettes, l'inévitable plaie de tout meeting anglais qui se respecte, se montrent tapageuses comme toujours.

Enfin les douze coups de midi viennent de sonner; il est maintenant absolument inutile de chercher un coin disponible pour voir la course. Le starter; l'arbitre et les délégués des Clubs font leurs dernières recommandations pendant que le speaker clame une annonce qui se perd dans le brouhaha de la foule. On tire au sort le choix du côté de départ ; les deux huit sont a leur poste ; ils sont ainsi formés:

OXFORD

1. Bourne ...........….........19 kil. 630

2. Fleming............…........78 kil. 900

3. Garton ......................87 kil. 270

4. Mackinnon.........….......83 kil. 900

5. Majoller...............….....82 kil 770

6. Field..........................87 kil. 500

7. Owen.........................78 kil. 170

8. Higgins..................…...72 kil. 770

                                  641 kil. 910

Soit un poids moyen de 30 Kil. environ.

CAMBRIDGE

1. Shiels............................73 kil. 000

2. Le Blanc-Smith........……...79 kil. 500

3. Rosher..........................89 kil. 300

4. Williams.....................…..82 kil. 600

5. Cooke...........................79 Kil. 800

6. Hellyer..........................78 kil. 000

7. Davies...........................75 kil. 220

S. Ambuthnot..................…66 kil. 200

                                     623 kil. 200

Soit un poids moyen de 78 kil. environ.

Soudain une clameur formidable retentit. On crie, on hurle: "Oxford !... Cambridge ! ...Oxford !" Le fameux duel vient de commencer. Cambridge est bien parti, l'équipe semble en bonne posture,: mais les Oxonians sont prêts et ils répondent, de suite au brusque démarrage de leurs adversaires. Au demi-mille, il y a un quart d'écart ; le premier mille est atteint en 4 m. 3 s.Oxford est maintenant en pleine activité, en pleine énergie ; il augmente son avance et passe à Hammersmith Bridge 7 m 1 s. après le départ.

Les Cantabs reviennent, ils parviennent même à reprendre une partie du terrain perdu et s'approchent petit à petit de la ligne des Oxonians. Mais avant Barnss Bridge les "Dark Blues" se détachent nettement et commencent un enlevage splendide qui leur vaut de passer aisément le but de Mortlake avec trois bonnes longueurs d'avance, au milieu des applaudissements frénétiques d'une foule en délire. Ce soir, un grand banquet réunira au Grand Hôtel Trafalgar-Square les deux équipes et les membres de l'organisation.

La Presse – 24 mars 1910


EN BREF

Un train évite de justesse de percuter une auto - Evreux, 23 Mars - A quatre heures de l'après-midi, le train de Granville à Paris venait de quitter la gare de Nonancourt, à l'instant où, au passage à niveau, situé à deux cents mètres à, peine, survenait en trombe une automobile dans laquelle se trouvaient quatre personnes : deux hommes et deux dames. Entraîné par la vitesse acquise, le chauffeur ne put arrêter à temps et l'auto, après avoir brisé la barrière fermée, vint s'immobiliser au milieu de la voie. Fort heureusement, le mécanicien du train avait vu l'obstacle et bloqué ses freins : le convoi, qui n'était pas encore lancé en vitesse, vint s'arrêter à quelques mètres de l'auto dont les voyageurs durent passer quelques secondes, d'affreuse angoisse. Ils descendirent et poussèrent leur auto en dehors de la voie, puis le train put reprendre sa marche. Le chef de gare a dressé procès-verbal et pris le nom du propriétaire de l'auto, M. Ralph Petley, demeurant 39. Roland Gardens, à Londres. Le Petit Journal – 24 mars 1910

Assassiné et jeté sur la voie - Ce matin, vers six heures, on a trouvé sur la ligne du chemin de fer de l'Est de Paris à Strasbourg, à 500 mètres de la station de Dombasle-sur-Meurthe, le cadavre d'un homme qui portait une affreuse blessure à la tète par où la matière cérébrale s'échappait. Le malheureux était un employé de la Compagnie de l'Est, nommé Daudon, attaché à la gare de Prauthoy (Haute-Marne) et qui était allé passer quelques jours de congé à Champigneulles. On avait cru d'abord à un accident, mais dès le début de l'enquête on fit des constatations telles qu'il paraît certain que Daudon a été assassiné. Si l'employé était tombé par la portière, elle fût restée ouverte, or, elle était fermée à l'arrivée du train à Nancy. Puis, les agents découvrirent une large tache de sang dans le compartiment. Enfin, Daudon avait été fouillé. Mais est-ce le vol qui en était le mobile ou la vengeance ? On ne saurait le dire à l'heure actuelle. Le Petit Journal – 24 mars 1910

Le fils Footit blessé -A l'issue de la représentation du Nouveau-Cirque, les deux fils de Footit, le clown bien connu, entraient dans un bar du boulevard Malesherbes. Trois garçons de café s'y trouvaient qui se disputaient et sortirent pour vider leur querelle à coups de poing. Les deux Footit les suivirent. Le pugilat s'engagea. Voyant l'un des combattants tomber, l'un des Footit, Tomy, voulut lui porter secours et empêcher son adversaire de l'assommer tout à fait. Mal lui en prit, car il fût frappé d'un coup de foret qui pénétra de trois centimètres dans la tempe gauche où l'extrémité se brisa. Le blessé a été transporté à l'hôpital Beaujeon. Son état est grave. Le meurtrier, un nommé Alfred Catiland, a été arrêté. Le Figaro – 24 mars 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires

Poster un commentaire