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26 mars 10

Les actualités du 26 mars 1910

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L'Etna en éruption

eruption etna

Italie Catane, 25 mars - La Sicile tremble de nouveau. Cette nuit, l'éruption de l'Etna a été très forte active. Elle a été accompagnée de très forts bourdonnements. Le cratère supérieur lance, de grosses pierres. La lave continue à avancer à une vitesse de un mètre à la minute.

Cet après-midi, le courant de lave avait envahi la contrée de Galvagna, à trois kilomètres au sud du mont San Leo, s'approchant de Palazzello, à 4 kilomètres de Borrello. Un autre courant, s'avançant plus loin qu'en 1892 marche vers Ninolosi.

Ces deux courants détruisent sur leur passage des régions entières couvertes de chataigneraies. Le courant principal venant du cratère d'Albanello glisse sur un front de deux cents mètres ; il touche aux contrées fertiles de Palazzello et arrivera probablement sur la route provinciale de Nicolosi à Belpasso. Les grondements sont continuels.

Le préfet, l'archevêque et le chef de la police se sont rendus sur les lieux de l'éruption. Les dégâts sont déjà considérables. Les populations des villages les plus menacés se réfugient à Catane qui est, à vol d'oiseau, à 25 kilomètres du cratère principal de l'Etna.

Le Petit Journal – 26 mars 1910


EN BREF

Un immense incendie à Marseille - Marseille, 25 Mars - Cette nuit, un immense incendie a détruit les entrepôts de l'huilerie Rocca-Tassy et de Roux, située Chemin-des-Aygalades. Ces entrepôts contenaient 1.500.000 kilos de graines oléagineuses. Il résulte de l'enquête faite par M. Galabert, commissaire de police, que cet incendie, qui a occasionné un million de dégâts, serait dû à la malveillance. Le contremaître de l'usine venait de faire sa ronde habituelle à 10 heures du soir et n'avait rien constaté d'anormal, lorsque le feu éclata soudain, dans le magasin des graines où travaillaient un certain nombre d'ouvriers. Le rapport du commissaire de police constate que rien n'a été fait tout d'abord pour éteindre ou circonscrire ce commencement d'incendie, qui devait avoir des conséquences désastreuses. Il est bon d'ajouter que, d'après une autre version, l'incendie aurait été occasionné par la fermentation des graines de copra ; les pompiers sont restée toute la nuit et toute la matinée sur le lieu du sinistre pour noyer l'immense brasier et les décombres fumants de ce formidable incendie. Le Petit Journal – 26 mars 1910

Acharné à mourir - Un ouvrier charron, Antoine Lemaire, domicilié rue de Joinville, eut la mésaventure très banale d'être abandonné par sa maîtresse. Inconsolable, il résolut de mettre fin à ses jours. Il se rendit donc chez un armurier pour y acheter le classique revolver. Comme il n'avait pas l'habitude des armes à feu, il pria le marchand de vouloir bien le charger. Mais l'armurier, prévoyant à quel usage son client, fort exalté, voulait employer cette arme, remplaça les cartouches à balles par des cartouches à blanc, dites "balles de théâtre". Aussi lorsqu'une heure après, dans une vespasienne du quai de la Loire, Antoine Lemaire appliqua le revolver sur sa poitrine et pressa la gâchette, le geste fut tragique, mais le résultat ridicule : il ne réussit qu'à brûler ses vêtements. Cet insuccès augmenta encore sa lassitude de vivre. Sans tarder, il recourut à une autre tentative libératrice en se précipitant dans le canal. Cette fois, pensait-il, ce serait bien fini ! Hélas ! il avait compté sans le courage d'un marinier qui plongea immédiatement et retira, non sans effort, l'inconsolable amant, acharné à mourir. On le transporta à demi asphyxié à Saint-Louis. A l'heure actuelle, son état n'inspire plus aucune inquiétude. Le Matin – 26 mars 1910

Un suicide a l'audience - Grenoble, 25 Mars - L'audience du tribunal correctionnel de Grenoble a été, ce matin, troublée par un violent incident. Un prévenu, Henri Marcel, âgé de 25 ans, originaire de Grenoble, ancien capteur de chiens, en entendant le président prononcer contre lui, outre six mois de prison pour vol d'une bicyclette, la peine de la relégation, a sorti de sa poche un couteau et, trois fois, avec violence, s'en est plongé la lame dans la région du cœur en s'écriant. "La relégation, la voilà !" Le sang a giclé sur les autres prévenus et Marcel a été transporté dans une pièce voisine, pendant que sa jeune femme et ses deux petites filles pleuraient toutes leurs larmes. Le blessé, dont l'état paraît désespéré, a été transporté sur une civière à l'hôpital. Le Petit Journal – 26 mars 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires

  • Bonjour. Superbes photos et tes reportages et documentations sont très intéressant et instructifs. Merci pour ce savoir. Je te souhaite de passer un très bon dimanche après-midi.

    Posté par Antoine, 28 mars 10 à 15:51

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