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29 mars 10

Les actualités du 29 mars 1910

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Lapize triomphe une seconde fois dans Paris-Roubaix

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Lapize

La course annuelle Paris-Roubaix, organisée par notre confrère l'Auto a été favorisée hier par une température idéale. Le départ, retardé d'une heure, fut donné à Chatou à 7 heures 5 minutes du matin à une centaine de routiers qui à toute allure dévalèrent vers Saint-Germain. Dans la forêt célèbre, le train est très vif. En tête se trouvent Léonard, Lapize et Brocco. Puis Brocco lui-même et Decaup tentent de s'échapper, mais un peu avant Saint-Ouen-l'Aumône le peloton de tête, composé de Pottier, Cornet, Lapize, Garrigou, Faber, Masselis, les a rejoint.

Les premiers coureurs arrivent à Beauvais à neuf heures et demie. Au nombre de cinquante-deux ils sont à Amiens à onze heures et demie. Le train est toujours très soutenu, mais entre Amiens et Arras quelques coureurs lâchent le peloton de tête. A 1 h. 54 signent ensemble au contrôle d'Arras : Faber, Vanhouwaert, Georget, Pottier, Christophe, Léonard, Lapize, Colsaet, Buysse. Ensuite passent à 2 heures : Pasquier, Dieudonné, Vanderberghie, Alavoine, Durvillers, Lorgeou, Garrigou. A ce moment les coureurs ont couvert 200 kilomètres. Ils ont encore un effort à soutenir sur 66 kilomètres.

Le peloton de tête ne se désagrège pas trop durant la fin de la course. De temps en temps un coureur cherche à s'enfuir, mais il est tôt rejoint par ses adversaires. Aussi quatre routiers arrivent-ils ensemble à la porte du vélodrome de Roubaix où l'arrivée se fait. Vanhouwaert; Lapize, Christophe et Léonard engagent une lutte superbe sur le ciment. Elle se termine en faveur de Lapize, le vainqueur de Paris-Roubaix 1909, qui parvient à prendre deux longueurs à Vanhouwaert. Voici le classement :

1. O. Lapize, en 9 h. 5 m, 12 sec. ; 2. Vanhouwaert, à 2 longueurs ; 3. Christophe, à une longueur ; 4. Léonard, à une demi-longeur ; 5. Cruppelandt ; 6. Emile Georget.

Une foule énorme assistait à l'arrivée des coureurs. Elle a chaleureusement acclamé le vainqueur.Avant l'arrivée au vélodrome, Léonard avait fait une chute qui avait géné Vanhouwaert.

Le Matin – 28 mars 1910

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EN BREF

Un astronome assassiné — Dans la nuit de samedi à dimanche, un astronome de l'observatoire de Nice, M. Auguste Charlois, a été assassiné dans des circonstances mystérieuses. Arrivé la veille de l'observatoire du mont Gros avec sa jeune femme, il était descendu dans un petit appartement situé au troisième étage d'une maison de la rue Gubernatis, au centre de Nice, et avait passé la soirée à préparer ses bagages en vue d'un voyage en Italie. Comme il allait se mettre au lit, le couple entendit frapper à la porte de l'immeuble. En même temps, une fenêtre du premier étage s'ouvrait, et la propriétaire demandait au visiteur ce qu'il voulait. Remettre une dépêche à M. Charlois ! répondit une voix. L'astronome descendit aussitôt. Comme il ouvrait la porte, trois détonations retentirent. Mme Charlois voulut se précipiter dans l'escalier, mais paralysée par la frayeur, elle s'affala dans les bras de sa domestique qui, elle aussi, était sortie de sa chambre. Cependant les coups de feu avaient attiré l'attention d'agents cyclistes qui effectuaient une ronde dans le quartier. Ceux-ci accoururent mais ne trouvèrent sur le seuil de la maison que le cadavre de M. Charlois ; celui-ci avait été atteint en plein cœur par une balle de revolver. L'enquête ouverte par le commissaire de police n'a fourni jusqu'à présent aucun indice sur l'assassin. D'abord personne n'a vu l'individu qui frappa à la porte de la maison. D'autre part, on ne connaissait à l'astronome aucun ennemi. M. Charlois, âgé de quarante-cinq ans, attaché à l'observatoire du mont Gros depuis quatorze ans, avait perdu il y a quelques années sa première femme et s'était remarié avec une jeune Marseillaise. Le ménage était très uni. - Le Temps – 29 mars 1910

Usine incendiée — Un incendie a détruit cette nuit une raffinerie de sucre du quartier de Tivoli, à Bordeaux, située rue de Rivière, et appartenant à M. Bertaut. Les premières flammes ont été vues vers une heure, au-dessus de la machinerie, par des passants attardés qui donnèrent l'alarme. Lorsque les secours arrivèrent le feu avait envahi toute l'usine et la toiture ne tardait pas à s'effondrer. Un hangar a pu être préservé. La partie principale de la comptabilité a été sauvée par les personnes qui ont donné l'alarme et qui, aux premiers moments, avaient pu pénétrer dans l'usine. - Le Temps – 29 mars 1910

La foire au pain d'épice — La traditionnelle foire au pain d'épice s'est ouverte hier. Six cent vingt baraques sont installées place de la Nation et sur toutes les avenues qui y accèdent; ménageries, cinématographes, roulottes attirent une foule joyeuse. Le soleil a favorisé l'inauguration de cette kermesse, si sympathique aux Parisiens. Et du matin au. soir ce fut dans ce quartier de Paris de l'allégresse, des rires et du gai vacarme, et chez les forains une recette fructueuse. - Le Temps – 29 mars 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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