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Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

30 mars 10

Les actualités du 30 mars 1910

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Un effroyable incendie fait plusieurs centaines de morts dans un salle de bal

salle de bal en feu

autriche-hongrie Mateszalka (Hongrie), 28 Mars. Une épouvantable catastrophe causée par un incendie s'est produite dans la commune d'Oekœrito. On avait utilisé pour en faire une salle de bal la remise aux voitures d'un hôtel, qui était entourée de planches.

Dans cette remise se trouvaient encore des branches de pin provenant d'une fête précédente, et l'on y avait mis des lampions dans lesquels brûlaient des bougies. Au début du bal, on avait condamné au verrou la seule porte qui donnât accès dans la salle, afin que personne ne pût entrer sans billet.

La fête battait son plein quand une branche de pin s'enflamma. Le feu se propagea avec une grande rapidité et une panique effroyable se produisit. Tout le monde voulait se sauver, et près de la porte il y eut une bousculade affreuse. Les gens se précipitaient les uns par-dessus les autres et se mettaient ainsi dans l'impossibilité de se sauver.

Le feu ne cessait de se propager et la grange s'effondra bientôt. Les flammes et la fumée firent périr plus de cent trente personnes, parmi lesquelles on compte des gens âgés, des jeunes filles et des jeunes gens en pleine jeunesse ; plus de deux cent cinquante personnes sont grièvement blessées.

Le théâtre de la catastrophe produit une impression terrifiante. Des cadavres calcinés sont entassés les uns sur les autres. On entend, des décombres, les cris de douleur que poussent ceux qui sont blessés et qui vivent encore. Une immense désolation règne dans tous les environs ; il n'y a guère de localité voisine qui ne soit touchée par la catastrophe, car de partout des gens étaient venus pour prendre part à cette fête.

Les médecins accourent de partout pour porter secours aux blessés. Sur les musiciens composant les deux orchestres, trois seulement ont pu se sauver. Beaucoup de personnes réussissaient, tout en brûlant, à gagner le dehors, mais ne tardaient pas à tomber. On a fait venir la troupe pour pouvoir ensevelir les morts dont le nombre, selon une information officielle, est de quatre cents. On parle de cent blessés.

Le Petit Journal – 29 mars 1910


Une artiste est brûlée vive

Graves évènements en grèce

Désastre espagnol au Maroc 

Parthenon

Equipée meurtrière à Londres

Georges de serbie abdique

On se massacre en Asie Mineure

EN BREF

Un aéronaute Roubaisien fait son voyage de noces en ballon - Roubaix, 29 Mars - Ce matin, a eu lieu une cérémonie peu ordinaire à l'occasion du mariage du jeune aéronaute Emery Terlynck avec Mlle Angèle Quesnoit. Né à Roubaix le 3 mai 1885, M. Terlynck fit sa première ascension à 7 ans. A 15 ans, ayant déjà fait 37 ascensions, il pilota à Lannoy l'Oriental, cubant 600 mètres. En 1906, il fut incorporé dans la compagnie des aérostiers, au 1e régiment du génie, en garnison à Versailles, puis prit part comme volontaire, à partir du 27 août 1907, à la campagne du Maroc. Il montait le ballon Dar-el-Bledah et assista aux combats des 24 janvier 1908, 28 et 29 février, 8 et 15 mars. Le jeune homme, qui compte à son actif plus de 130 ascensions, avait ménagé une petite surprise aux invités, qui, après être passés à la mairie et à l'église, furent priés de monter en tramway et de se rendre au vélodrome du parc Barbieux, où les attendait tout gonflé et maintenu par des poignes solides, un superbe ballon de 700 mètres cubes, le Neptune, que des amies de la mariée avaient décoré de la plus charmante façon. Le temps de changer de toilette, de sabler le Champagne, de poser devant l'objectif et de serrer toutes les mains tendues vers eux, et voilà les jeunes mariés dans la nacelle. Un peu pâle, car c'est sa première ascension, Mme Terlynck se cramponne de toutes ses forces aux cordages. L'aéronaute prononce le sacramentel "lâchez tout" et le Neptune s'élance majestueusement dans les airs, aux acclamations de tous. Une automobile emportant M. Terlynck, père et quatre intimes, s'est immédiatement lancée à la poursuite de l'aérostat. Le Petit Journal – 30 mars 1910

Avion salué par la foule

Le meeting d'aviation de Cannes - Cannes, 29 mars - Incontestablement, la semaine d'aviation de Cannes marquera une étape glorieuse pour le sport nouveau. Hier encore, l'assistance fut nombreuse. Une brise du sud, assez vive, retarda toutefois les premières envolées et c'est seulement vers deux heures que commencèrent les essais. Mais, à partir de ce moment, ce fut une vraie débauche de sport. Tour à tour Christiaens, Edmond, Popoff, Molon, Riemsdyck, Baratoux, Crochon, s'envolèrent, émerveillant la foule par leur maîtrise incomparable. A quatre heures et demie, Christiaens partit, s éleva à 110 mètres de hauteur, et quittant la piste, s'éloigne vers la mer. De longs instants, il plana au-dessus du golfe de la Napoule. On devine aisément les frénétiques applaudissements qui, cinquante-sept minutes après son départ l'accueillirent à son retour vers les tribunes. Popoff, qui hier, obtenait son brevet de pilote, a tenu à prouver que son diplôme était mérité : il s'est élevé à 90 mètres et a évolué avec une superbe aisance. Ces attrayantes expériences se sont prolongées jusqu'à la nuit. Le Petit Parisien – 30 mars 1910

L'inauguration du musée océanographique de Monaco - Monte-Carlo, 29 mars — Aujourd'hui a été inauguré sur le vieux rocher monégasque le musée fondé par le prince de Monaco pour abriter les résultats de ses vingt-cinq ans de recherches océanographiques. A cette inauguration plusieurs Etats s'étaient, fait représenter, par de hautes personnalités. La France avait chargé de ce soin M. Pichon, ministre des affaires étrangères, et l'amiral de Jonquières, commmandant l'escadre de la Méditerranée. l'amiral von Kœster représentait l'Allemagne et l'amiral Grenet l'Italie ; les gouvernements portugais et espagnol avaient aussi envoyé des délégués. C'est devant eux et M. Loubet, ancien président de la République et président du conseil d'administration de l'institut international d'océanographie de Paris, et devant les représentants des corps savants de l'Institut et des académies de plusieurs capitales que le prince Albert, a rappelé les encouragements qui sont allés à l'océanographie dès les premiers jours, surtout de la part de l'empereur Guillaume II et du roi Carlos de Portugal ; il rend aussi un hommage ému au concours qui lui a été donné par la France. M. Pichon a fait en réponse l'éloge de l'œuvre du prince ; il a en même temps rappelé qu'à Paris même, le prince a tenu à fonder un Institut international d'océanographie. Les autres délégués étrangers ont exprimé au prince Albert la sympathie avec laquelle leurs souverains suivaient ses travaux. M. Joubin, professeur, au Muséùm d'histoire naturelle, et deux autres conférenciers ont fait ensuite des exposés intéressants de la science océanographique sous ses différents aspects. Après quoi le prince a fait aux délégués les honneurs du musée. Le soir les invités ont assisté à une brillante soirée de gala à l'Opéra de Monte-Carlo, où l'on donnait Thérèse de Massenet et le Vieil aigle, de Gunsbourg, précédé d'une Ode à la pensée de ce dernier auteur dite par Mme Bartet. Le Matin – 30 mars 1910

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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