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10 avr. 10

Les actualités du 10 avril 1910

gare vitry le francois

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L'Orient Express déraille à Vitry Le François

Vitry-le-François, 9 Avril - Un grave accident de chemin de fer, qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe, s'est produit ce matin, à 4 h. 20, en gare de Vitry-le-François. L'Orient-Express, dit "train H", formé de wagons de la Compagnie des. Wagons-Lits, venant de Vienne par Strasbourg et Nancy, et arrivant à Paris à 7 h. 30 du matin, franchissait à toute vitesse le pont du canal, à l'entrée de la gare de Vitry-le-François, où le rapide ne doit pas s'arrêter, quand la locomotive sauta hors des rails, entraînant derrière elle les cinq wagons du train, dont deux sleepings, un wagon-restaurant et deux fourgons à bagages, qui déraillèrent.

Après avoir parcouru aine centaine de mètres sur le ballast, la locomotive s'est renversée sur le côté droit, et le chauffeur Barbier est resté pris en dessous ; quand on est parvenu à le dégager, au bout de trois heures de travail, le malheureux avait cessé de vivre, après avoir enduré des souffrances atroces ; quant au mécanicien Thénelière, il est grièvement blessé à la tête et se plaint de douleurs internes ; son état inspire de vives inquiétudes.

Les voyageurs étaient couchés, et aucun d'eux n'a été blessé ; les autres employés de la Compagnie n'ont reçu que des contusions qui paraissent sans gravité. Les voies principales sont complètement obstruées et les rails ont été arrachés sur une assez grande distance ; les dégâts matériels sont très importants et la locomotive est hors d'usage. Des équipes d'ouvriers ont été envoyées par le dépôt de Châlons-sur-Marne, avec la machine de secours, pour seconder les employés de la gare de Vitry-le-François dans les travaux de déblaiement des voies, qui ne seront pas terminés avant ce soir.

Les trains franchissent la gare de Vitry-le-François en empruntant les voies de service, avec des retards assez importants. Les voyageurs de l'Orient-Express ont été transbordés dans un train formé à Vitry-le-François et qui a quitté cette gare à 5 h. 30 du matin. Les ingénieurs de la Compagnie de l'Est et du contrôle de l'Etat sont venus sur les lieux pour déterminer les responsabilités ; il parait que cet accident serait dû a un excès de vitesse du rapide, le mécanicien n'ayant pas observé, les signaux de ralentissement placés à l'entrée de la gare de Vitry-le-François.

Le Petit Journal – 10 avril 1910


EN BREF

us-1908 Buffalo-Bill et sa femme - New-York, 9 Avril - Après dix ans de séparation, Buffalo-Bill (le colonel William Cody) s'est remis avec sa femme. La réconciliation a eu lieu sous l'influence du petit-fils du couple, le jeune Cody Boals, élève de l'Ecole militaire de Kearney, qui était très ennuyé de voir grand'mère et grand-père brouillés. Le jeune homme invita par dépêche son grand-père à passer les vacances avec lui à North Plate. Buffalo-Bill s'y rendit. Là, il rencontra sa femme amenée par son petit-fils et il y eut une touchante scène de réconciliation. Le Petit Journal – 10 avril 1910

Pugilat lors d'une réunion électorale - Angers - 9 avril - La réunion publique organisée hier soir au Cirque-Théâtre, par le docteur Louis Barot, candidat "de concentration républicaine", a été marquée par de violents incidents. Après que M. Barot eut exposé son programme, M. Caris, candidat socialiste libre, prit la parole, mais il fut interrompu par des sifflets. Ce fut alors au tour de M. Rompion, candidat socialiste, de monter sur la scène du Cirque.Le docteur Barot ayant demandé à l'orateur de préciser certaines paroles malveillantes prononcées contre lui, M. Rompion s'abstint de répondre tout d'abord ; mais, comme M. Barot critiquait sévèrement son attitude, M. Rompion s'écria : "Citoyen Barot, vous êtes un impoli !" et il lui porta un coup de poing en plein visage. Ce fut le signal d'un pugilat dans la salle, pendant que sur la scène, les deux adversaires échangeaient des coups et que finalement M. Rompion, renversé, tombait dans l'orchestre où il se blessait sérieusement à la tête. Dans la salle, les partisans des candidats s'insultaient entre eux et échangeaient des coups de canne. Le Petit Journal – 10 avril 1910

Italie L'accident du Vésuve — Voici dans - quelles circonstances M. Boulenaz, ancien directeur de l'hôtel- Continental, demeurant à Paris, 14, rue Carpeaux, vient de trouver la mort, en compagnie de sa femme, dans l'accident survenu au funiculaire du Vésuve lundi dernier. On effectue actuellement des réparations le long de ce funiculaire et l'on transporte les matériaux à l'aide d'un chemin de fer Decauville. Celui-ci circule sur la même voie que le chemin de fer électrique. Le train Decauville venait de partir et il devançait de quelques secondes celui qui allait emmener les voyageurs. Le chef, de gare se préparait à donner le signal du départ, quand le dernier wagonnet du train Decauville se détacha du convoi. Dévalant la pente à une vitesse vertigineuse, il vint se jeter contre le train électrique, qu'il projeta hors des rails. M. Boulenaz, la tête et la poitrine horriblement broyées, avait été tué sur le coup. Auprès de lui, sa femme était étendue inanimée. Elle est morte hier. à l'hôpital. Le wattman avait également de très graves blessures. Le Temps – 10 avril 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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