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13 avr. 10

Les actualité du 13 avril 1910

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Le lancement du Vergniaud

Cuirasse Vergniaud 1910

Bordeaux, 12 avril. Ce matin a eu lieu, au milieu d'une affluence considérable, le lancement du cuirassé d'escadre Vergniaud, construit par les chantiers et ateliers de la Gironde. Cette difficile opération a été couronnée d'un plein succès.

Le Vergniaud n'est pas terminé comme l'était le Vérité lancé le 28 mai 1907, par les mêmes chantiers. Sa construction est cependant de beaucoup plus avancée que ne l'était celle des bâtiments de la même série, série Danton, quand ils ont été mis à l'eau.

A bord, tous les ponts, sans exception, sont en place ; les cloisons principales et secondaires des entrepôts, le caisson de protection sous-marine, les tambours de descente et d'aération, une grande partie du tuyautage, les glacis, les surbaux protégeant les panneaux sont définitivement fixés.

En place également l'appareil évaporatoire, dont le poids embarqué dépasse le chiffre honorable de cinq cents mille kilos, le gouvernail, qui pèse à lui seul seize mille sept cents kilos ; les quatre hélices en bronze, montées sur leurs arbres latéraux, et enfin les tourelles de 240, la tourelle de 305 arrière, dont les platelages et cuirassements fixes sont à bord.

L'artillerie proprement dite, le cuirassement de ceinture, l'appareil moteur à turbines Parsons, la partie mobile des tourelles 305 et 2410, le blockhaus cuirassé, les deux mâts, les cinq cheminées, etc., ne seront embarqués que dans le bassin à flot voisin, où l'achèvement de la gigantesque construction aura lieu. Le bâtiment peut porter environ deux mille tonnes de charbon. L'équipage, commandé par un vice-amiral comprendra 42 officiers et 800 hommes.

Le Petit Parisien – 13 avril 1910


EN BREF

Une belle réouverture - La réouverture de Buffalo a été favorisée par un temps favorable quoique la matinée ait donné des craintes sérieuses aux dirigeant du Vélodrome de Neuilly. Nous avons donc eu du très bon sport dans l'après-midi. L'épreuve capitale du programme la "Roue d'Or", a donné lieu à de belles luttes dont Sérès est sorti vainqueur. Derrière lui nous vîmes un Darragon d'autant plus extraordinaire qu'une longue et terrible maladie l'avait éloigné, tout l'hiver de nos milieux sportifs. Darragon, battu par Sérès de 300 mètres, a battu Parent, et sa victoire fût longuement acclamée. Parent n'a guère été brillant, il est vrai que Buffalo ne lui a jamais souri. L'Américain Galvin a fait un bon début : l'homme a de l'étoffe et je suis certain que dans quelques semaines nous aurons un stayer de premier ordre. Le prix d'ouverture a été férocement disputé. Mayer a réussi à déjouer toutes les combinaisons et le vieux renard s'est adjugé une belle victoire. Dupuy s'est classé second, confirmant ses dernières performances, et le corningman a de fortes intentions de sortir du rang. Devoissoux s'est consolé en enlevant le prix d'encouragement et Jacquard, bien échappé dans la course de primes, n'a pu être rejoint. La Presse – 13 avril 1910

Chute d'un acrobate - Cahors, 12 Avril - Un cirque donnait une représentation dans notre ville. La soirée touchait à sa fin. Un acrobate cycliste devait parcourir deux pistes circulaires disposées de telle façon que, à un certain moment, le coureur est placé à 4 mètres au-dessus du sol et la tête en bas. Lorsque le cycliste se trouva dans cette position, le malheureux tomba à terre, la tête en avant. La chute a été heureusement amortie par de nombreux tapis placés sur le sol. L'acrobate en a été quitte avec quelques contusions et plusieurs dents brisées. Le Petit Journal – 13 avril 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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