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09 mai 10

Les actualité du 9 mai 1910

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Paulhan s'élève à 1250 m

Paulhan - semaine d'aviation de Lyon - 1910

L'émotion produite dans le monde par le raid Londres-Manchester n'est pas encore calmée que déjà Paulhan se signale à nouveau par un exploit fantastique. On se souvient que jeudi dernier, à l'issue du déjeuner que lui avait offert M. Henri Deutsch de la Meurthe dans le hangar à dirigeables de Montesson, Paulhan s'était rendu directement à Lyon pour prendre part aux épreuves du meeting qui allait s'ouvrir dans cette ville. Avant-hier, il se contenta d'un vol de 12 minutes ; le temps était incertain.

Mais hier, quand il s'envola, son moteur Gnome ronfla si joyeusement que notre champion résolut de prendre sa revanche dans le prix de la hauteur. Il commença donc de s'élever par cercles successifs et continua, continua tant et si bien qu'il ne fut bientôt plus dans le ciel qu'un, point à peine perceptible.

Alors, dans une plongée stupéfiante, il décrivit à toute vitesse un seul cercle. Pareille manœuvre était tellement audacieuse qu'elle inquiéta les spectateurs et bien des cœurs battirent à se rompre dans la crainte qu'un accident fût la cause d'une descente aussi, vertigineuse. Mais comme il allait toucher terre, l'appareil se redressa tout à coup et ce fut le plus aisément du monde que Paulhan s'en vint atterrir devant son hangar.

La foule, transportée d'enthousiasme, fit à l'aviateur une ovation frénétique et l'aurait porté en triomphe s'il ne s'était dérobé avec sa modestie coutumière. L'appareil enregistreur marquait 1,250 mètres. Paulhan n'avait point battu son propre record puisqu'il atteignit 1,520 mètres, à Los Angeles le 12 janvier dernier — chiffre fourni par les visées et qui fut homologué à 1,269 mètres par, l'Aéro-Club d'Amérique — mais il avait du moins battu le record français : le vol de 1,000 mètres effectué par Latham le 7 janvier 1910 sur le camp de Châlons.

Le Gaulois – 10 mai 1910


EN BREF

Un cadavre sous des oignons - Amiens, 8 mai. — On vient de retrouver le corps de M. Chapuis-Roux de Cruny (Somme), que sa femme et l'amant de celle-ci, un sieur Lejeune, avaient assassiné à coups de couteau avant de se suicider, en se jetant sous un train en marche, aux environs de Hangest-sur-Somme. La femme Chapuis et son amant avaient enfoui le cadavre de leur victime dans le jardin de la maison du crime, et détail macabre, ils avaient semé au-dessus du corps de M. Chapuis-Roux des oignons qui, ayant immédiatement germé, n'avaient pas permis au parquet de soupçonner qu'un corps avait pu être enterré à cet endroit. Le Matin – 9 mai 1910

Un fou tue un employé dont la figure lui déplaisait -Saint-Etienne. 8 mai - Un employé du chemin de fer P.-L.-M., M. Sauzet, âgé de trente-quatre ans, attaché autrefois à la gare de Pont-de-l'Ane, actuellement employé à Saint-Chamond, où il réside, se trouvait ce matin dans le train de Saint-Etienne à Clermont-Ferrand, en compagnie d'un nommé Espérandieu qui se rendait dans cette dernière ville. En cours de route, les deux hommes parlèrent de choses et d'autres lorsque, à la gare de Saint-Just-sur-Loire, Espérandieu descendit soudain du train et, s 'adressant à Sauzet, lui cria : Votre figure me déplaît. En même temps, il lui tirait un coup de revolver. La balle, entrée par l'œil droit pénétra jusqu'au cerveau. On s'empressa autour du blessé qui gisait inanimé et on le transporta à l'hôpital de Saint-Etienne, où il est mort peu après. Quant au meurtrier, aussitôt appréhendé, il fut remis à la gendarmerie. Espérandieu, qui est âgé de trente-cinq ans, avait été infirmier dans un hôpital de Marseille, où il avait donné de tels signes de détraquement mental qu'on avait dû l'interner. C'est un malheureux déséquilibré, qui va être reconduit dans un asile dont il n'aurait jamais dû sortir. Il avait acheté son revolver, à Montpellier, il y a quelques jours. Espérandieu était originaire du Gard. Le Petit Parisien – 9 mai 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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