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01 juin 10

Les actualités du 1e juin 1910

mai 1910 31 mai 1910   juin 1910   2 juin 1910 juillet 1910

Les élections Hongroises provoquent des troubles sanglants

Emeutes

autriche-hongrie Budapest, 31 mai. — Des troubles et des excès des plus graves se sont produits hier et aujourd'hui dans toute la Hongrie, à l'occasion des élections. Il s'est livré de véritables batailles, causant de nombreuses victimes. A Kechskemet, l'excitation était à son comble. Un vieillard de soixante-dix ans, dû nom de Prikel, a été abattu à coups de revolver par ses adversaires politiques. Son cadavre a été jeté dans, un fossé.

Dans les environs de cet endroit un combat a eu lieu entre les partisans de Kossuth et ceux de Justh. Les adversaires montèrent à cheval, drapeaux en tête et se précipitèrent les uns contre les autres. Un électeur de Kossuth lut abattu avec une massue plombée. Un partisan de Justh a été tué d'un coup de revolver. Tous les autres combattants sont plus ou moins blessés sérieusement ; quelques-uns agonisent à l'hôpital.

Dans le village de Hanoswollgh, près d'Eperjes, la maison d'une famille qui célébrait un mariage a été incendiée. Un invité a été brûlé, et de nombreuses autres personnes ont été blessées dans la panique qui s'ensuivit. Profitant de la circonstance pour régler leurs différends les armes à la main, à Zigetkamara, une caravane de tziganes a eu une sanglante rencontre avec une bande de Roumains. La reine tzigane, Joung Kosarkar, conduisit les compagnons de sa tribu au combat, et tomba, un poignard à la main. Avec elle furent tuées encore trois autres femmes. Du côté adverse, deux hommes périrent. La gendarmerie a réussi à s'emparer de vingt et un tziganes grièvement blessés.

Pour la pieuse Hongrie la politique compte plus que la religion. C'est ainsi que les fidèles catholiques de la ville de Turnad se sont convertis au protestantisme parce que le curé faisait de l'agitation pour le gouvernement. De leur côté, les autorités ne restent pas oisives. Presque tous les villages sont occupés militairement. 100,000 hommes et 2.0,000 gendarmes sont mobilisés à Brunn et Klagenfurth. Des troupes nombreuses ont été envoyées. On s'attend en effet à des troubles plus graves encore. Les nouvelles reçues aujourd'hui sont particulièrement alarmantes. Des combats se sont livrés, où plusieurs des belligérants, périrent.

Le Matin – 1er juin 1910


EN BREF

Un fou dans un train. — Hier matin, dans le train qui part de Douai à sept heures pour arriver à Amiens à 8 h. 51, un voyageur s'était enfermé dans un compartiment de seconde classe, et un revolver à la main, en défendait l'accès. Pendant le parcours, il fit à plusieurs reprises fonctionner le signal d'alarme. A Amiens, le chef de gare voulut faire descendre le voyageur ; celui-ci refusa et menaça de son revolver les employés qui s'approchaient. Alors on détacha le wagon ; puis une pompe fut amenée et on arrosa le pauvre fou. Les employés purent approcher et s'emparer du voyageur qui fut conduit à l'Hôtel-Dieu. C'est un propriétaire de Saint-Emilion, M. Bordas, âgé de soixante ans, qui a été pris d'un accès de folie. Le Temps – 1er juin 1910

Tête de mort parmi les pièces à conviction — Aujourd'hui comparait devant la Cour d'assises de la Haute-Vienne l'assassin Lavillangue, contre lequel l'avocat général demandera vraisemblablement la peine capitale. Parmi les pièces à conviction, le juge d'instruction a cru devoir faire figurer la tête de la victime, un nommé Bernardin. Cette exhibition macabre a pour but de prouver au jury que Bernardin a eu le crâne fracturé d'un terrible coup de bâton. Journal des débats politiques et littéraires – 1er juin 1910

deux cadavres

Drame mystérieux. — La nuit dernière, à Clermont-Ferrand, rue de l'Escalier, Mme Bonamour, âgée de trente-sept ans, a été assassinée à coups de rasoir à la gorge. Son mari, Maurice Bonamour, âgé de trente-huit ans, ouvrier d'usine, a été trouvé lui-même râlant sur son lit, la gorge entr'ouverte, un rasoir à côté de lui. Malgré le mystère qui entoure ce drame, on suppose que Bonamour a tué sa femme et s'est suicidé ensuite. Journal des débats politiques et littéraires – 1er juin 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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