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05 juin 10

Les actualités du 5 juin 1910

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Les grandes manœuvres 1910

grandes manoeuvres 1910

Les manœuvres d'armée auront lieu cette année du 9 au 18 septembre, dans, la région comprise entre Rouen et Amiens, sous la direction de M. le général Trémeau. Elles réuniront les 2e et 3e corps d'armée, les 8e, 16e, 26e bataillons de chasseurs, le groupe de zouaves de Paris, la 5e brigade coloniale, la 1ere division de cavalerie. En outre, la 3e division de cavalerie pourra être appelée à intervenir en cours d'opérations.

La date des manœuvres a été choisie de façon à tenir compte du désir exprimé par les préfets des départements intéressés de retarder jusqu'à la fin d'août la convocation des réservistes des deuxième et troisième régions. Ceux-ci seront donc convoqués le 29 août, auront une semaine de préparation dans les garnisons, participeront aux manœuvres et rejoindront leurs garnisons le 19 septembre pour être renvoyés dans leurs foyers le 20.

Les 9 et 10 septembre seront consacrés à des manœuvres de brigade et de division. Le 11 septembre sera jour de repos. Du 12 au 18 septembre s'étendront les manœuvres d'armée proprement dites. A partir du 19, dislocation. Les manœuvres d'armée de 1910 présenteront un intérêt particulier dû à la constitution des corps d'armée en présence, à la conduite des opérations et à un certain nombre d'expériences qui seront réalisées et que le général Brun a tenu à grouper dans un programme varié et complet.

D'abord il y aura la personnalité des deux commandants de corps : le général Picquart ancien ministre de la guerre, fantassin, commandant le 2e corps, et le général Meunier, artilleur, commandant le 3e. Puis les deux corps d'année seront constitués à 30 bataillons et 30 batteries. L'effectif des compagnies sera aussi élevé que possible et ne devra, en aucun cas, être inférieur à 150 hommes ; celui des escadrons sera maintenu à 100 chevaux ; les batteries d'artillerie — décision particulièrement intéressante — attelleront à quatre pièces et quatre caissons.

En dehors des détachements télégraphiques de corps d'armée, qui sont d'organisation récente et qui fonctionneront, les communications seront assurées : dans les corps d'infanterie, par des appareils téléphoniques nouveaux; dans les unités d'artillerie et entre celles-ci et les corps voisins, par des appareils microtéléphoniques. Comme en 1909, liberté de manœuvres complète sera laissée aux chefs de parti.

Pour donner aux opérations, dans la mesure du possible, la physionomie qu'elles auraient en campagne, un service d'arbitrage très complet, doté de moyens de communications de toutes sortes, sera organisé. Le général Michel, membre du conseil supérieur de la guerre, en aura la haute direction. Dans le but de laisser une plus grande latitude aux opérations, comme l'an dernier, les transports de dislocation par voie ferrée ne seront pas préparés à l'avance ; les gares d'embarquement seront indiquées au dernier moment. Enfin un essai de transport de troupes et de matériel en cours d'opérations sera effectué.

En vue d'étudier les améliorations et simplifications qui pourraient être apportées au ravitaillement des troupes par l'utilisation de l'automobilisme, les deux corps d'armée et les divisions de cavalerie seront probablement dotés de moyens différents. Au 2e corps le service de ravitaillement se fera d'après les errements en cours (trains régimentaires, voitures à viande, achat éventuel de la viande par les officiers d'approvisionnement). Au 3e corps et dans les divisions de cavalerie seront expérimentes, des convois automobiles, des voitures à viande automobiles, des cuisines roulantes de types différents, avec suppression correspondante de voitures à chevaux. Enfin l'aérostation militaire sera représentée aux manœuvres d'armée par deux ballons dirigeables et par un certain nombre d'aéroplanes.

Le Matin – 5 juin 1910


EN BREF

Voyant venir la mort, une désespérée la refuse - Mme Marie Grimardias, domiciliée 22, rue Legendre, à Paris, peut se vanter d'avoir essayé à peu près de tous les moyens de se donner la mort, sans y réussir ; puis, au moment où elle était inévitable, d'avoir eu une idée de génie pour conserver la vie. Le 2 juin, Mme Grimardias se jetait à la Seine, près du pont Alexandre ; elle fut sauvée par des mariniers et reconduite chez elle. Le soir même, elle tentait de se tuer avec le revolver de son mari. Celui-ci arrivait à temps pour l'en empêcher. Un peu plus tard, il lui arrachait un rasoir avec lequel elle voulait se couper la gorge. Le lendemain, il intervenait encore au moment ou la malheureuse femme se disposait à avaler un verre contenant du sublimé. Hier, Mme Grimardias prenait le train à la gare Saint-Lazare, à destination de Versailles. Quelques centaines de mètres avant l'entrée du tunnel de Marnes, elle ouvrait la portière et se précipitait sur la voie. Elle ne réussit qu'à se blesser superficiellement aux jambes. Mais elle était tombée sur la voie descendante. Au moment où elle se relevait, elle aperçut un train arrivant à toute vitesse. Instinctivement elle se coucha entre les rails et le train entier passa sans lui faire la moindre égratignure.Une heure plus tard, Mme Grimardias arrivait en boitant à la gare de Saint-Cloud. M. Fresnel, commissaire de police, l'a envoyée à l'infirmerie spéciale du dépôt. Le Petit Parisien – 5 juin 1910

Un épouvantable orage dévaste la région parisienne - Les orages se succèdent sur la région de Paris. Celui qui a éclaté, hier, vers deux heures de l'après-midi, a été particulièrement violent. La pluie et la grêle sont tombées à torrents pendant près d'une heure, transformant certaines rues de la capitale en ruisseaux. La foudre, tombée sur un mur, 217, boulevard de la Gare, l'a en partie démoli. Les localités de la banlieue-sud qui ont déjà souffert des inondations ont été, elles aussi, très éprouvées. A Vitry, où l'on a ramassé des grêlons de la grosseur d'une bille d'enfant, les récoltes maraîchères sont saccagées. L'eau qui dévalait des hauteurs de Villejuif, par l'avenue du Moulin-de-Saquet et la rue des Malassis, avait envahi le parc de la mairie et la rue qui descend vers l'église. Des caves ont été inondées. A Gentilly, la Bièvre a débordé et l'avenue de Paris était submergée. A Ivry, la rue de la Mairie et la rue Jeanne-Hachette qui reçoivent les eaux des rues les, plus élevées ont été transformées, en un instant, en une petite rivière, les égouts ne pouvant suffire pour écouler ce véritable torrent. Sur l'avenue de Gournay, des maisons ont été inondées ; on a fait appel aux pompiers pour épuiser l'eau. Le passage souterrain de la gare du Chevaleret et la rue Denis-Papin, sous le pont du chemin de fer d'Orléans, ont été rendus impraticables. A Charenton, le bas de la rue du Pont était submergé; l'eau se déversait sur Saint-Maurice. Dams le bois de Vincennes, les arbres ont été, par la grêle, dépouillés de leurs feuilles qui jonchent le sol. Tous les ruisseaux ont débordé.Un peu partout, à Malakoff, à Issy-les-Moulineaux, à Fontenay-aux-Roses, à Créteil, à Maisons-Alfort, à Montreuil-sous-Bois, à Saint-Maur, etc., on nous signale de nombreux cultivateurs, dont les récoltes, du moment constituaient l'unique ressource qui ont absolument tout perdu. Et non seulement les champs sont, de tous côtés, ravagés, ravinés, et les récoltes anéanties, mais il y a également de nombreux animaux de basse-cour qui ont été tués par la grêle. En résumé, cet épouvantable orage a fait des dégâts considérables ; il va y avoir bien des misères à soulager. Le Petit Journal – 5 juin 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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