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12 juin 10

Les actualités du 12 juin 1910

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L'épave du Pluviôse est remorquée au port de Calais

Epave pluviose

Cette nuit, à 1 heure, par un formidable effort des remorqueurs, le Pluviôse a été dégagé des sables où il était enlisé. A 1 h. 40, l'épave entrait dans le chenal. Peu après, éclairés par les projecteurs du Bouvines, les remorqueurs ont atteint le quai de la Colonne où le submersible doit être échoué. A ce moment, une émouvante cérémonie a eu lieu: un peloton de gendarmes a rendu les honneurs à l'épave. L'amiral Bellue arrive à ce moment en même temps qu'il plaçait une croix de bois blanc à l'avant du Ventôse, l'amiral demande si l'on aperçoit des cadavres dans le kiosque.

Les travaux ont immédiatement commencé. Ce matin, toute la partie supérieure du Pluviôse au-dessus de la ligne de flottaison est découverte. Des ouvriers ont bouché les issues par où l'eau pourrait pénétrer et des coins de bois ont été enfoncés dans les hublots cassés. A coté du Pluviôse a été amené le Ventôse à l'avant duquel les marins ont dressé une petite croix de bois. Les infirmiers de la marine sont gantés et chaussés de caoutchouc.

A 9 heures, on ouvre le capot et on retire un cadavre revêtu du ciré de marin, en le dissimulant aux regards du public qui se découvre on le fait glisser dans un canot où on le roule dans un linceul posé sur une civière. L'émotion est intense, des marins pleurent, la lugubre besogne continue. Ce premier cadavre est celui du timonier Lebreton. Il a été reconnu par des marins du Ventôse dans le dépôt mortuaire, édifié quai de la Colonne, où des employés procèdent à la toilette funèbre.

Lebreton se trouvait à son poste de timonerie entre le capot supérieur et la trappe communiquant avec le compartiment du dessous. Lebreton n'est nullement défiguré, les médecins disent qu'il paraît n'avoir séjourné que cinq jours dans l'eau. A 10 heures, aucun autre cadavre n'a pu être retiré. La mer monte et l'on sera obligé d' interrompre le travail. A ce moment, en effet, la superstructure du Pluviôse est recouverte de nouveau par les eaux. Elle est cabossée sur toute sa longueur à la suite du choc des chalands et des chaînes.

On va faire des brèches dans cette superstructure pour découvrir les capots allant à la coque véritable et par lesquels on retirera les cadavres. On espère arriver à faire flotter le Pluviôse en obstruant la brèche arrière et en pompant l'eau par les capots découverts. L'examen extérieur de la coque a montré que tout était dans la position normale de plongée, tous les capots étaient bien fermés.

Un scaphandrier a examiné l'arrière du Pluviôse. Il a reconnu que la brèche mesurait 5 mètres de long sur environ 0m60 de large. On va travailler à l'aveugler avec des briquettes spéciales et du ciment. Les cercueils ont été transférés ce matin dans le dépôt mortuaire. On a renoncé à faire flotter le Pluviôse pour la marée prochaine. Avec une machine perforatrice on enlève les tôles pour extraire les cadavres la besogne paraît devoir être longue. M. Chéron, qui était revenu à Paris, est reparti aussitôt, ce matin pour Calais.

La Croix – 12 juin 1910


EN BREF

Enterrée vive - Castelsarrasin, 11 juin - Dans la commune de Poupas, on enterrait la dame B..., décédée subitement, lorsque la bière descendue dans la fosse, le fossoyeur, effrayé, entendit de sourds appels. Le cercueil fut remonté en hâte et rouvert. On constata alors que l'ensevelie respirait, mais quand le docteur appelé arriva pour prodiguer des soins à l'enterrée vivante, elle était morte, et cette fois réellement. Le Matin – 12 juin 1910

Ces voleurs se parfumaient trop; le flair de la police les découvrit - Depuis quelque temps, le directeur d'une grande parfumerie de Neuilly-sur-Seine constatait la disparition de nombreux flacons d'essences précieuses. Une surveillance habile fut organisée: elle aboutit à l'arrestation de deux sœurs, employées dans l'établissement, Eugénie et Augustine Gueldin. Agées de seize et dix-huit ans. Elles avouèrent à M. Planson, commissaire de police de Courbevoie, qu'elles avaient élé poussées au vol par un nommé Emile Pelvin, l'amant d'Augustine, qui dirigeait une véritable bande de malfaiteurs. Augustine ajouta ce détail précieux, comme on va le voir, que les malandrins aimaient à se parfumer des pieds à la tête. Les agents de M. Planson se mirent en quête. Hier soir. comme ils passaient sur le pont de Neuilly, leur odorat fut soudain affecté par des effluves pénétrants. Ils se retournèrent et aperçurent un groupe de jeunes gens aux allures louches. Sans hésiter, les agents les prièrent de les suivre au commissariat, où, accablés par l'évidence, ils avouèrent être les bénéficiaires des vols d'essence. Ce sont les nommés Emile Pelvin, Louis Dormau, Jules Chréti, Eugène Galloden, âgés d'une vingtaine d'années, et tous repris de justice. La prise était bonne, car ces chenapans ont, en outre, été reconnus pour être les auteurs d'une attaque à main armée, commise récemment dans un café voisin de la gare de Courbevoie. M. Planton a envoyé toute la bande au dépôt. Le Petit Parisien – 12 juin 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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