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25 juin 10

Les actualités du 25 juin 1910

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La journée des drags

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journée des drags

C'était hier la journée des Drags, une des journées qui comptent dans les fastes de l'élégance parisienne. On sait en quoi elle consiste : une des sociétés les plus aristocratiques, la Société des Guides, en est la grande organisatrice et règle le cortège-des mails qui, par les Champs-Elysées, s'en vont au champ de courses d'Auteuil, conduits par leur propriétaire et chargés d'invités des deux sexes.

Il y a foule tous les ans, place de la Concorde, lieu de rendez-vous des Drags, pour voir les superbes équipages faire le tour de la place avant de se diriger vers l'hippodrome. Il y a foule aussi sur le parcours lorsque le temps veut bien se prêter à la beauté de la fête. Hier, le ciel a semblé s'acharner contre cette solennité somptuaire.

C'est cachées sous des manteaux que les riches toilettes combinées pour ce jour par les grandes maisons de couture ont fait leur entrée au pesage, et la traversée de la pelouse, un des rites traditionnels de la cérémonie, eût été une traversée à la nage, si l'on n'eût pris le soin d'installer des ponts volants sur les flaques d'eau que les averses alimentaient avec une désespérante fréquence.

Ce temps, ce contretemps plutôt, n'avait pourtant pas effrayé les membres de la Société des Guides, et treize mails avaient bravement affronté l'orage, ceux du duc de Noailles, du comte d'Yanville, du baron La Caze, de M. Pastré, du comte Potocki, de M. de Zuylen, du baron de Neuflize, de M. Le Roux de Villers, du baron Carlos de Marchi della posta, du comte Adler, de M. G. Pauwels, du prince de Levis, d eM. Alfred Vanderbilt.

On verra d'autre part ce qu'à été, au point de vue sportif, cette journée où tant de ravissantes toilettes et tant de chapeaux de prix ont été irrémédiablement détériorés par la pluie.

Le Petit Journal – 25 juin 1910


EN BREF

Un amant trompé jette sa maitresse par la fenêtre - Lorsqu'ils vinrent habiter ensemble un modeste logement au deuxième étage, rue Pelleport, 99, Pierre Renouard, plombier, âgé de trente-cinq ans, et Maria Servais, vingt-huit ans, semblaient parfaitement unis. Pour eux, cependant, le bonheur dura peu. Bientôt, en effet, l'amant pût se convaincre des infidélités de sa volage compagne. Quand Pierre Renouard rentra chez lui, hier soir, vers cinq heures, il trouva le logis en désordre. Ce fut le prétexte d'une nouvelle scène. L'ouvrier entra dans une vive fureur et menaça sa maîtresse. Celle-ci, effrayée, courut vers la fenêtre en appelant au secours. Le plombier se porta vers elle, l'enleva dans ses bras robustes et la précipita dans le vide. Le corps de la malheureuse vint s'abattre lourdement sur le sol. Relevée par des voisins, Maria Servais fut transportée à l'hôpital Tenon. Elle a le bassin brisé et son état inspire les plus vives inquiétudes. Renouard a exprimé les plus profonds regrets de son acte. Le Petit Parisien – 25 juin 1910

Quatre wagons broyés - 37 morts — 50 blessés - Mexico, 24 juin - Un accident a eu lieu sur la ligne de Manzaville. Quatre wagons d'un train se sont détachés du convoi et se sont brisés, dans une pente très inclinée. Il y a 37 morts et 50 blessés ; parmi les morts se trouvent 5 officiers et leurs familles. Le Petit Journal – 25 juin 1910

Le meeting d'aviation de Vichy - Kuhling et Gaubert se distinguent - Vichy, 23 juin — Kuhling et Gaubert restent à Vichy pour continuer leurs expériences qui deviennent journalières, avec le beau temps. Aujourd'hui, Kuhling, sur monoplan Blériot, ouvre la séance par un vol magnifique; il quitte l'aérodrome et évolue au-dessus de la campagne pendant quelques minutes, puis revient atterrir devant les tribunes, après un beau vol plané. A sept heures, Gaubert, sur biplan Wright, quitte le rail de lancement puis s'élève rapidement à une cinquantaine de mètres ; il passe au-dessus de Bellerive et revient atterrir, en vol plané, devant son hangar. Public enthousiaste et très intéressé. MM Noguier, Blanchonnet et Lacost, de l'Aéro-Club, dirigent l'organisation qui est parfaite. La Presse – 25 juin 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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