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07 juil. 10

Les actualités du 7 juillet 1910

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L'inauguration du monument Waldeck-Rousseau

Monument Waldeck Rousseau

L'inauguration du monument élevé dans le jardin des Tuileries à la mémoire de M. Waldeck-Rousseau a eu lieu hier matin, à dix heures, en présence du président de la république. L'auteur du monument, le statuaire Marqueste, a cru devoir symboliser les syndicats professionnels par deux ouvriers se donnant la main. Une renommée aux ailes éployées montre l'au-delà des choses et fixe cette phrase de M. Waldeck-Rousseau, gravée sur le monument : " Ce doit être le souci du législateur que de regarder l'avenir. "

Dans l'assistance, très nombreuse, nous remarquons: M. René Waldeck-Rousseau, neveu de M. Waldeck-Rousseau, et Mme René Waldeck-Rousseau ; MM. Loubet, Dubost, Brisson, tous les ministres et sous-secrétaires d'Etat, de Selves, Lépine, les présidents du conseil municipal de Paris et du conseil général de lu Seine, général Dalstein, général Florentin, A. Carnot, etc. Le président de la république, accompagné de M Briand, président du conseil, de M. Ramondou et du lieutenant-colonel Guise, a été reçu par M. A. Carnot, président de l'Alliance républicaine démocratique, sur l'initiative de laquelle le monument a été élevé, et conduit a la tribune d'honneur.

Et cependant que la pluie tombait drue et serrée, M. Adolphe Carnot, membre de l'Institut, ouvrit la série des discours. Nous avons ensuite entendu M. Busson-Billault, bâtonnier de l'ordre des avocats, qui a pris la parole au nom du barreau parisien ; M. Eugène Etienne, M. Millerand, qui nous a appris, car nous l'ignorions, que M. Waldeck-Rousseau avait donné à son pays jusqu'à sa vie, lorsque, après les élections générales de 1902, où sa politique et son gouvernement venaient de recevoir du suffrage universel une éclatante consécration, il descendit volontairement du pouvoir.

C'est M. Briand qui a parlé le dernier. Il a exalté le rôle de son prédécesseur, disant de lui : "Tous les éléments indispensables de la loi républicaine, il les a fondes... Nous n'avons qu'a ramasser les outils que, prématurément, la mort a arrachés de ses mains attentives."

A la fin de la cérémonie, vers midi, au moment même où M. Fallieres regagnait sa voiture, un groupe de jeunes gens royalistes, massés rue des Tuileries, a salué le passage du landau présidentiel des cris de : "A bas Fallieres ! A bas Briand ! Vive le Roi ! " Puis- ils couvrirent la voiture présidentielle d'une pluie de papiers portant le chiffre 445 et diverses inscriptions. Quinze arrestations furent opérées.

Le Gaulois – 7 juillet 1910


EN BREF

Le Tour de France - La deuxième étape courue hier sur le parcours Roubaix-Metz (398 kilomètres), a été l'occasion d'une première victoire pour François Faber, le vainqueur du Tour de France 1909, battant dans l'ordre Garrigou, Lapize, Van Houwaert, Cornet, etc. Le classement général s'établit donc ainsi : 1er F. Faber 5 points; 2e Lapize et Van Houwaert 6 points; 4e: Garrigou 11 points; 5e Cruchon 12 points, etc. Demain 3e étape : Metz-Belfort (259 kil.). Le Temps – 7 juillet 1910

Un monument a Ferber - Il y a un an à peine, le capitaine Ferber tombait victime de son dévouement à la science, si jeune encore, de l'aviation. Après de splendides obsèques faites à son compatriote infortuné par la ville de Lyon, la municipalité a tenu à perpétuer la mémoire du capitaine Ferber en donnant son nom à une place publique. De son côté, l'Aéro-Club de Lyon vient de prendre l'initiative de l'érection d'un monument sur la place Ferber, à la mémoire du premier aviateur lyonnais. Le Temps – 7 juillet 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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