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09 juil. 10

Les actualités du 9 juillet 1910

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Le mauvais temps et les inondations

Eclair

Les orages et la pluie persistent, causant de graves dégâts aux récoltes et provoquant des inondations. Dans la traversée de Pans, la crue de la Seine s'accentue. Dans la matinée, l'établissement de Bains froids situé en amont du Pont-Neuf a rompu ses amarres et est venu heurter les arches du pont. Il n'y a pas eu d'accident de personnes.

Dans le bassin de la Marne, les rivières continuent à monter. De Saint-Dizier on télégraphie que la Marne a encore monté de 23 centimètres. Près de Châlons-sur-Marne, les eaux ont envahi le village de Cheppes ; les habitants sont bloqués dans leurs habitations ; l'école et l'église sont submergées. Quant au vignoble, son état est désastreux ; le mildiou, extraordinairement favorisé par cette humidité, a tout ravagé. Les sulfatages, lavés par les pluies, ne lui ont opposé aucune résistance. Après l'enquête officielle faite par les soins des professeurs d'agriculture sur la demande du ministère, on évalue a près de 30 millions les pertes que les pluies et les inondations ont occasionnées aux agriculteurs ou vignerons de la Marne.

De son côté, l'Aisne a débordé du côté de Rethel. De Montbéliard on mande que depuis plusieurs jours la pluie tombe presque continuellement ; les rivières montent. Des orages accompagnés de grêle éclatent par une température plutôt froide. Mardi soir, un violent orage a causé d'importants dégâts à la Malâte, dans la banlieue de Besançon. En Savoie, les pluies persistent; le torrent Morel, qui se jette dans l'Isère, a rompu ses digues sur plusieurs points, occasionnant des dégâts assez importants.

Sur le littoral méditerranéen, une tempête violente fait rage depuis deux jours. A Toulon, la navigation en rade ne s'effectue qu'avec de grandes difficultés. Le courrier de Corse Ville-de-Bastia a failli se jeter sur les quais.. On a signalé à la préfecture maritime qu'une barque était à la dérive dans le sud. On ne pense pas qu'il y ait des hommes à bord. On a signalé également qu'une barque avait fait naufrage près des îles de Lérins.

Le Temps – 8 juillet 1910


EN BREF

Terrible accident au Mont Blanc - Scheidegg, 8 juillet - Douze touristes répartis en trois colonnes, allant à la mer de glace, ont été surpris à la cabane de Bergli par une avalanche. Sept personnes, dont quatre porteurs et des guides de Grindelwald, purent être retirées vivantes ; trois sont dangereusement blessées ; cinq autres, dont deux Allemands, sont encore ensevelies sans espoir d'être sauvées. Parmi les touristes ensevelis sont MM. Kuhn, de Strasbourg, et Barthold, de Sarrebruck ; ils attendaient depuis quatre jours, à Grindelwald, le beau temps pour faire une course au Bergli. Le Matin – 9 juillet 1910

Explosion de l'usine à Gaz de Meaux - Meaux, 8 Juillet. Vers deux heures et demie de l'après-midi, le quartier populeux du faubourg Saint-Nicolas était mis en émoi par une formidable détonation provenant de l'extrémité de la ville. Une terrible explosion venait de se produire à l'usine continentale du gaz. Six ouvriers procédaient au changement de la vanne de la grosse conduite qui amène le gaz en ville, quand, par suite de circonstances encore mal déterminées, l'explosion du régulateur se produisit, suivie d'une flamme gigantesque qui jeta la terreur dans tout le personnel. Le premier moment de panique passé, on se précipita au secours des victimes qui se tordaient en d'atroces douleurs, car tous ces malheureux aux trois quarts nus étaient horriblement brûlés. En peu de temps, on fut maître du commencement d'incendie. Gustave Vallet, 28 ans, concierge et contremaître de l'usine2 malgré la gravité de son état, avait eu la présence d'esprit de crier : "Fermez la vanne du gazomètre n° 2", évitant ainsi un accident encore plus terrible. Cinq des victimes, dont les noms suivent, sont en danger de mort : Louis Pintrel; 35 ans, 206, faubourg Saint-Nicolas, brûlures profondes épiderme des mains complètement enlevée, plaies à la face. Henri Legrand, 57 ans, 157, faubourg Saint-Nicolas, fractures multiples des côtes, côté gauche. Louis Leguay, 28 ans, demeurant aux Allumettes, fractures multiples, horribles brûlures sur toutes les parties du corps. René Maurice, 29 ans, profonde blessure derrière la tête, graves brûlures du thorax et de la face. Charles Maillot, directeur de l'usine, 27, ans très grièvement blessé aux jambes, brûlures multiples. Les deux autres, Vallet et Albert Emery, âgé de 42 ans, demeurant au lieudit Saint-Lazare, sont moins grièvement atteints. Le Petit Journal – 9 juillet 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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