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24 juil. 10

Les actualités du 24 juillet 1910

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L'Allemagne dévastée par des cyclones

Inondation allemagne

Berlin, 23 juillet — Depuis environ trois mois, c'est-à-dire depuis l'apparition de la comète de Halley, il ne s'est guère passé de jour sans que de terribles orages, tempêtes et cyclones, suivis de graves inondations, ne vinssent éprouver ce pays. Cependant aucun d'eux n'avait atteint la violence des ouragans qui se sont déchainés cette nuit sur presque tous les points de l'Allemagne.

Des dépêches de Cologne, de Trêves, d'Essen, de Chenmitz, de Cobourg, de Hanovre etc., nous parlent toutes de nombreuses personnes foudroyées ou blessées par la chute d'arbres séculaires, de maisons effondrées, de toits et de cheminées, emportés, de tramways et de chemins de fer, arrêtés, de bateaux en détresse, de rails enlevés par les eaux, de câbles électriques rompus par le vent, de récoltes hachées par des grêlons gros comme des œufs de pigeon, et enfin de milliers d'oiseaux gisant morts sur les routes.

C'est surtout dans la Franconie, en Bavière et en particulier a Nuremberg que les dégâts sont le plus considérables. En moins d'une demi-heure, presque toute la ville était inondée, plusieurs maisons détruites, le parc entièrement saccagé, des femmes et des enfants furent jetés contre les maisons, des personnes blessées jusque dans leur lit par des plafonds qui s'écroulaient. La foudre tomba sur un hôtel et les nombreux voyageurs qui dormaient se précipitèrent immédiatement au dehors.

A Cologne des femmes emportant leurs enfants endormis fuyaient éperdues les quartiers bas de la ville envahis par les eaux. Dans les restaurants, les consommateurs se réfugiaient sur les chaises et les tables. Sur le Rhin les vapeurs et les barques durent se mettre à l'abri dans les ports les plus rapprochés. Un vent formidable avait balayé tous les objets, chaises, tables, se trouvant sur le pont des steamers.

Berlin et ses environs ont été également fort éprouvés. En Saxe, de nombreux bestiaux ont péri noyés. Une véritable consternation règne, dons toute l'Allemagne, car ces orages si fréquents atteignent presque les proportions d'une catastrophe. Des prières sont dites dans les églises catholiques pour obtenir un meilleur temps.

Le Matin – 23 juillet 1910


EN BREF

Ouragans dans le nord de l'Italie - Turin, 23 juillet — Les nouvelles qui parviennent de la région du Tessin et surtout de Urbigo-Olona parlent d'un terrible orage qui s'est soudainement déchaîné aujourd'hui. La violence de l'ouragan a été telle qu'elle a enlevé là toiture de plusieurs maisons et usines : à Urbigo elle a démoli entièrement un mur de cinquante mètres. Les cheminées d'une grande quantité d'usines se sont écroulées. Le vent a déraciné un grand nombre d'arbres et jeté à terre des piliers soutenant des cables électriques. Le courant a été coupé en plusieurs endroits et l'on craint que de nombreuses usines ne soient obligées d'interrompre leur travail, faute d'énergie. Les communications téléphoniques et télégraphiques avec la plupart des villes ou l'orage a sévi sont interrompues, et l'on ignore pour cela l'étendue des dommages. On parle de quatorze morts à Soronno, mais la nouvelle n'est pas confirmée. Le Matin – 23 juillet 1910

Les 40 cambriolages de la bande du Japonais - Depuis deux ans, la contrée comprenant Colombes, Courbevoie, Rueil, Cormeilles, Maisons - Maisons-Laffitte, Bezons, Nanterre était terrorisée par une bande de malfaiteurs qui s'était fait une spécialité de dévaliser les villas isolées, d'attaquer les passants attardés et de voler le long des voies ferrées les fils télégraphiques et téléphoniques. Lors de l'arrestation de la bande à Nonor, on crut que la tranquillité allait se faire, mais en réalité les débris de cette bande s'étaient reconstitués sous le commandement d'un nommé Turpin, dit le Japonais, dix-sept ans, demeurant rue des Pâquerettes, à Nanterre. Après une longue surveillance les agents de Puteaux, sous la direction de M. Bénézech, commissaire de police, ont opéré l'arrestation des principaux membres de la bande du Japonais. Ce sont, outre Turpin, les nommés Edouard Cheroy, dix-sept ans, rue Paul-Bert, à Colombes ; Adolphe Delage, dix-sept ans, rue de Caites-d'Ausssy, à Colombes; Charles et Robert Labonde, quatorze et seize ans, rue de Nanterre, à Nanterre, et un brocanteur, Louis Véron, soixante-six ans, de Petit-Colombes. Cette bande de vauriens s'est reconnue coupable de plus de quarante cambriolages d'une soixantaine d'attaques nocturnes à main armée et des vols de plusieurs milliers de fils télégraphiques. Ils s'attaquaient particulièrement aux vieillards hospitalisés à la Maison de Nanterre lorsqu'ils rentraient le dimanche soir. Ils les renversaient d'un coup de tête dans le dos, les dépouillaient de leur petit pécule, les laissant pour morts sur place. Le Matin – 23 juillet 1910

Le meeting des aviateurs belges — Bruxelles, 23 juillet — Le meeting national d'aviation organisé a Bruxelles s'est ouvert aujourd'hui au champ de courses de Stockel, et malgré le temps incertain, les incessantes rafales de pluie et de vent. il y avait foule dés la première heure sur le champ d'aviation. Vers trois heures et demie, alors que les aviateurs préparaient leurs appareils, le roi et la reine des Beiges arrivèrent à' l'hippodrome et quelques minutes plus tard, tandis que le souverain faisait demander les aviateurs pour les complimenter, l'un d'eux Van den Born quitta les hangars sur son biplan pour venir atterrir au pied de la tribune royale. Van den Born, après avoir reçu les félicitations royales, essaya de repartir, mais son moteur chauffait, et il fallut le renvoyer au hangar. Les résultats de la Journée sont les suivants : Prix de la plus grande hauteur, Lanser 425 mètres — Prix pour l'aviateur belge qui le premier, aura dépassé 350 mètres, Olieslaegers — Prix pour la totalisation des hauteurs, Lanser, 425 mètres, Olieslaegers, 350 mètres. Le Matin – 23 juillet 1910

Tour de France — Cruppelandt déclassé — Bordeaux 23 Juillet — L'arrivée du Tour de France cycliste à Bordeaux a été assez mouvementée. Un peloton de six coureurs se présente à l'emballage. Après un coude à coude émouvant, l'italien Assini s'avance en tête, mais tout a coup Cruppelandt vient le repousser sur la gauche d'un coup de main sur l'épaule et le balance. Après quoi il continue son effort et réussit a passer premier suivi d'Ernest Paul à une demi-longueur, de Cruchon à un quart de roue, et d'Assini à une roue. Mais une réclamation ayant été admise, le classement a l'arrivée a été le suivant : 1. Ernest Paul, a 11 h. 42; 2. Cruchon, a un quart de roue; 3. Assini, à une roue; 4. Cruppelandt, déclassé; Georget à 11 h. 53. Le Matin – 23 juillet 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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