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25 juil. 10

Les actualités du 25 juillet 1910

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D'effroyables orages ravagent la Lombardie

Solero

Milan, 24 juillet - Le cyclone qui a dévasté, hier soir, toute la plaine lombarde et la région montueuse qui s'élève jusqu'au pied des Alpes a produit des effets vraiment navrants. Cette nuit on croyait pouvoir limiter ses ravages à quelques localités et l'on pensait que les victimes seraient peu nombreuses. Hélas ! il a coûté plus de vies humaines que le récent tremblement de terre de la Campanie. Il y a, en effet, au moins soixante morts et plusieurs centaines de blessés.

Les districts industriels de Saronno, de Rovellasca, de Busto, de Lomazzo comptent un nombre énorme de bâtiments effondrés. Busto Arsizio, centre de lissage, a huit morts et vingt-cinq blessés, tous ouvriers du textile, qui avaient essayé de s'enfuir sous les rafales épouvantables. Des cheminées tombèrent sur eux et les écrasèrent. L'Hôtel-Dieu de la ville a eu ses toits arrachés, et la pluie et la grêle pénétrèrent jusqu'aux lits des malades.

A Saronno, les bâtiments de la gare ont enseveli trois morts sous leurs décombres. Les halles ont croulé également, un seul pilier demeurant debout. A Solero, 14 personnes avaient cherché un abri sous un hangar ; la cheminée d'un établissement voisin s'abattit sur le hangar tuant les 14 infortunés. A Rovellasca, on a trouvé 4 morts sur un chantier ; il y en a 10 et en outre, 60 blessés à Legano. A Mobello. un grand hôpital de fous a été comme saccagé. Cinq aliénés, profitant de la confusion générale, s'enfuirent dans la campagne où on ne les a pas encore retrouvés. A Vanzaghello, quarante jeunes femmes ont été ensevelies dans une filature sous les débris du toit ; dix ont succombé.

A Mozzate, un mètre de grêle recouvrait les champs. Ce furent partout, ce matin, des scènes épouvantables, les parents affolés cherchant les victimes sous les décombres. Comme les hôpitaux des communes dévastées étaient insuffisants, on transporta les blessés à Milan. Des automobiles de secours et des colonnes de sauveteurs a pied ont parcouru toute la région, recueillant les victimes. A Monza, la chapelle expiatoire, élevée à la mémoire du roi Humbert, a été endommagée.

Victor-Emmanuel III a décidé de visiter la région sinistrée qui a subi au moins cinq millions de pertes. En effet, les moissons de maïs et de blé ont été anéanties, et les paysans pleurent le fruit de leur travail brutalement supprimé. De nombreuses fabriques de cette région éminemment industrielle devront chômer pendant un temps plus ou moins long, par suite de l'écroulement de leurs murs et des dégâts éprouvés par leurs machines. Les routes de la campagne ont été submergées sous des torrents d'eau : les fils télégraphiques et téléphoniques ont été coupés sur un vaste espace. Au reste, l'ouragan s'est fait sentir aussi à Côme, Lecco, Bergame, Brescia, Savone et Gènes.

Le Petit Parisien – 25 juillet 1910


EN BREF

Deux cents personnes sauvées grâce a la T.S.F. - Londres, 24 juillet— La télégraphie sans fil vient encore de sauver de la mort plus de deux cents personnes qui se trouvaient a bord du steamer Momus, qu'un incendie menaçait de détruire complètement Le Momus qui appartient à la Southern Pacific Line, se rendait de New-York à la Nouvelle-Orléans, dit un télégramme de New-York au Weekly Dispatch, lorsqu'un incendie se déclara à bord. Le capitaine du navire donna immédiatement l'ordre à tous les hommes de l'équipage de combattre énergiquement les flammes qui se propageaient rapidement. Pendant ce temps, le poste de télégraphie sans fil du Momus lançait sans interruption son appel de secours. Le vapeur Comus, qui allait de la Nouvelle-Orléans à New-York, reçut le message et se rendit immédiatement auprès du navire en détresse, dont il prit à son bord tous les passagers. Les équipages des deux steamers joignirent ensuite leurs efforts et parvinrent a se rendre maîtres du feu. Le Matin – 25 juillet 1910

Sur le point d'être enterrée vive - 24 Juillet- A la suite de convulsions, une fillette âgée de quelques mois ne donnait plus de signe de vie. Le médecin de l'état civil de Reims délivra le permis d'inhumer. Toutes les formalités avaient été accomplies et déjà les préparatifs d'enterrement se déroulaient. La mère, dont le chagrin était immense n'avait pas voulu que le couvercle de la bière dans laquelle le corps de son enfant avait été placé, fût cloué avant le dernier moment. Soudain, à la grande émotion des assistants, on vit la fillette ouvrir les yeux et s'agiter. On la retira de sa fâcheuse position, et des soins empressés lui furent donnés. Le Matin – 25 juillet 1910

Incendie du Casino de Sète - Sete, 24 juillet - Le kursaal et le casino de la plage viennent d'être détruits par un incendie.C'est un peu avant deux heures de l'après-midi, au moment où la salle de spectacle était bondée de spectateurs, venus pour la représentation de Carmen, que le feu s'est déclaré à l'entrée même du kursaal, près du vestiaire. En quelques minutes, les flammes, activées par le vent du nord et trouvant une proie facile dans la construction en planches surchauffées par le soleil, avaient détruit ces deux établissements. Lorsque je suis arrivé sur les lieux du sinistre, tout était en flammes et la chaleur telle, qu'il était impossible de s'avancer et qu'à plus de cent mètres, on était absolument repoussé par l'intensité du foyer. Fort heureusement, la foule a pu s'écouler, grâce aux larges ouvertures qui donnent sur la terrasse et par lesquelles le public a sauté sur la plage. Les artistes, surpris dans leurs loges, qui touchaient au vestiaire, ont dû s'enfuir à moitié vêtus et se rendre chez eux, pour la plupart presque en chemise. Quelques personnes ont été légèrement blessées. On suppose que le sinistre est dû à une imprudence. Les dégâts matériels sont importants. Le Petit Parisien – 25 juillet 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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