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27 juil. 10

Les actualités du 27 juillet 1910

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Le Stade de Colombes fait peau neuve

Stade du Matin

Le Racing-Club de France a repris au Matin, qui le lui a cédé, le stade athlétique de Colombes, fondé par ce journal, pour permettre à la jeunesse parisienne, privée des champs de jeux nécessaires, la pratique des exercices physiques en plein air. Le stade de Colombes devient un terrain privé; l'œuvre très belle du Matin aura été, hélas, éphémère. La charge était, il est vrai, très lourde.

Sur ces terrains, d'une cinquantaine d'hectares de. superficie, treize terrains de football et de hockey ont été aménagés par le Racing-Club. L'année prochaine, huit courts de lawn-tennis seront tracés. Le terrain d'honneur, où se jouaient les grande matches internationaux de rugby, a été complètement refait et la piste de courses à pied en cendrée, de 500 mètres au tour, qui l'encercle, a été remise en état; les inondations l'avaient endommagée. De plus, des linkes de golf de neuf trous vont être construits.

La cession, par le Matin, du stade de Colombes au Racing-Club de France prive un grand nombre de clubs et de sociétés militaires et scolaires dés terrains sur lesquels elles avaient l'habitude de s'exercer. Il serait grand temps que le Conseil municipal s'occupât de cette question des espaces libres. On supprime les jardins, Paris et ses banlieues s'agrandissent, les immeubles se dressent partout, sans que la Ville, ni les municipalités, ni le gouvernement prévoient et réservent des pelouses où pourront s'entraîner les générations actuelles, et encore moins celles à venir.

Le projet de M. Bouvard, créer un terrain de football au Cours-la-Reine est d'une excellente intention; mais les dimensions manqueront pour que ce terrain soit vraiment utile et utilisable. Il faut que le Conseil municipal et le gouvernement songent à la jeunesse, les cours des lycées et des écoles sont insuffisantes, dangereuses, impraticables; il faut créer des parcs de sport en enveloppant Paris d'une large et magnifique ceinture de champs de jeux mis, les uns gratuitement, les autres moyennant rétribution, à la disposition des Sociétés.

En des temps où de plus en plus par la multiplicité des moyens de transport l'homme s'habitue à de moins en moins agir physiquement, il est absolument nécessaire et d'un intérêt d'avenir capital de faciliter la pratique des. exercices corporels.

Le Figaro – 27 juillet 1910


EN BREF

Incendie aux docks de Marseille - Marseille. Un incendie d'une extrême violence, due à la fermentation du coprah, s'est déclaré ce matin dans les hangars du môle du bassin de la Pinède. Les flammes s'élevaient à une prodigieuse hauteur et d'épaisses vapeurs huileuses couvraient toute la ville. Les pompiers des postés de la ville, les pompes des docks et de la Chambre de commerce, après avoir vainement lutté contre le feu, ont dû se borner à circonscrire le foyer et à préserver les hangars voisins. On évalue les dégâts à trois millions au moins. Le Figaro – 27 juillet 1910

Feu de forêt à Bandol - Toulon. Les sémaphores signalent ce soir à la préfecture maritime qu'un incendie d'une grande violence, s'est déclaré dans les bois du littoral, près de Bandol. Il menace plusieurs postes sémaphoriques. Sous la poussée du mistral soufflant en tempête, le feu a fait des progrès effrayants et s'étend sur plusieurs kilomètres, couvrant une centaine d'hectares au moins. Des détachements de troupes envoyés sur les lieux sont impuissants à maîtriser le fléau. Des secours ont été demandés aussi à Marseille. Les hameaux environnants sont menacés et plusieurs sauveteurs ont déjà été blessés. Le Figaro – 27 juillet 1910

Violent incendie près de Roubaix - Lille. Dans un magasin de liqueurs et d'alcool, à Hem, près de Roubaix, un violent incendie s'est déclaré dans la soirée. Par suite du manque d'eau, le sinistre a pris de grandes proportions et le feu s'est communiqué plusieurs maisons du voisinage. L'incendie est attribué à l'inflammation de vapeurs d'alcool par une lampe portée par le propriétaire visitant l'entrepôt. Outre les dégâts causés qui, bien qu'ils ne puissent être encore évalués exactement, atteignent près d'un million, quatre personnes ont été blessées dont l'une très grièvement. Le Figaro – 27 juillet 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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