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06 août 10

Les actualités du 6 août 1910

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Une tuerie en plein Paris pour un embarras de voiture

Rue Reaumur

Paris, 5 août. — Un futile accident de voiture a provoqué cette après-midi, en plein cœur de Paris et à un moment où la circulation est des plus intenses, une tuerie féroce autant inexplicable.

Voici dans quelles circonstances s'est déroulée la dramatique scène : A 4 heures et demie, à l'angle de la rue Réaumur et du boulevard Sébastopol, à la suite d'un accroc de voitures, une discussion s'est élevée entre le nommé Arthur Renard, 23 ans, tueur de bestiaux. 22, rue Solférino, Aubervilliers, et un chauffeur d'automobile. Le gardien de la paix Richard, du 2e arrondissement, est intervenu à ce moment pour mettre fin à la discussion.

Furieux, Renard descendit du fiacre dans lequel il avait pris place. Il tira un revolver de sa poche et fit feu à plusieurs reprises sur le gardien de la paix, qui fut atteint à la tête par trois projectiles. Un passant, qui voulut prêter main forte à l'agent, reçut une balle dans l'œil gauche et tomba foudroyé. Les gardiens de la paix Letiec et Dadou, accourus au bruit des détonations, se jetèrent sur Renard qui, brandissant toujours son revolver, fit feu encore une fois. Ils réussirent à maîtriser le forcené qui a demi-assommé par la foule, fut conduit au commissariat du quartier Bonne-Nouvelle, où il arriva en piteux état. Le gardien de la paix Richard a été transporté d'urgence à l'hôtel-Dieu. Le cadavre du passant a été transporté au poste de police de la rue Thorel.

M. Laurent, secrétaire général de la préfecture de police, et M. Mouquin, directeur général des recherches, immédiatement prévenus, se sont rendus à l'Hôtel-Deu pour remettre une médaille d'or au gardien Richard. L'état du blessé est des plus graves, sinon désespéré. Il a reçu deux balles à la tête et une troisième a traverse le pharynx. L'infortuné, qui ne peut parler, n'a pas perdu connaissance. Les chirurgiens vont procéder a l'extraction du projectile, mais ils conservent peu d'espoir de sauver le malheureux agent. Ce dernier est marié et sans enfant.

Le secrétaire général s'est ensuite rendu au poste de police pour saluer la dépouille du passant, victime de sa courageuse intervention. M. Laurent a félicité les agents Le Tiec et Dadou. Le premier a essuyé un coup, le second a été légèrement blessé au menton par la crosse du revolver du meurtrier. Des médailles de vermeil ont été demandées au ministre de l'intérieur pour récompenser ces deux gardiens de la paix.

La victime a été identifiée au moment où le cadavre allait être transporté à la Morgue. Le défunt, est par hasard, un gardien de la paix, nommé Allain-Henri Pelleter, du 10e arrondissement, né le 11 mai 1881 a Quimper ; gardien de la paix depuis le 19 janvier 1908. Le malheureux était en congé depuis le matin même. Il venait de toucher sa solde et allait au-devant de sa femme employée à la Ménagère, lorsqu'il tomba sous le coup de la brute sanguinaire.

L'Ouest-Eclair - 6 août 1910


EN BREF

Meurtrier fusillé par la foule — A la suite de scènes de jalousie, Mlle Lucie Cosson, âgée de 20 ans, habitant Saint-Denis, quitta le peintre en bâtiments Rafaelo Quereta, âge de 29 ans, avec qui elle s'était mise en ménage. Hier, les deux jeunes gens se rencontrant au pont de Soissons, à la porte de Paris. Lui, la supplia de reprendre la vie commune : elle refusa. La saisissant par les cheveux, il la renversa et, armé d'un long couteau, il voulut lui trancher la gorge. Instinctivement la malheureuse porta à sa gorge ses deux, mains dont les doigts furent tranchés net. Quereta allait l'achever, lorsque des passants accoururent et voulurent s'emparer de lui. Il se débattit, s'échappa et, avisant une bicyclette posée contre un mur par l'un deux, il sauta dessus et s'enfuit à toute vitesse. Le meurtrier fut poursuivi par des cyclistes. Sur le point d'être rejoint, il se retourna et tira deux coups de revolver sans atteindre personne. Il put ainsi arriver au cimetière de Saint-Ouen, où il se réfugia comme une bête traquée. Une foule de curieux l'y suivit. Cerné, il fit de nouveau usage de son arme, mais à ses coups de feu d'autres répondirent tirés par ceux qui cherchaient à l'arrêter. Le misérable tomba bientôt frappé d'une dizaine de .projectiles. On le releva mourant et on le transporta à l'hôpital Bichat où il est consigné a la disposition du commissaire de police de Saint-Denis. Journal des débats politiques et littéraires - 6 août 1910

Telephone

La Diffusion des Téléphones - D'après une statistique que publie un journal spécial, l'Engineering, il y a dans le monde entier environ 9,600,000 téléphones, et les lignes représentent une longueur de près de 20 millions de kilomètres. L'Europe renferme 1,800,000 téléphones ; l'Amérique 7,700.000 (la presque totalité se trouvant aux Etats-Unis), l'Asie 56,000, l'Afrique seulement 9,000, l'Australie 53.000. Le Danemark est le pays d'Europe qui possède le plus grand nombre de téléphones, par rapport au chiffre d'habitants, soit 33,2 pour mille habitants. La Suède vient immédiatement après avec 31,8 ; Stockholm est toutefois, la première ville du monde pour le chiffre des téléphones, par rapport a la population. La Compagnie des Téléphones dans cette ville compte, en effet, sur 1,000 Habitants, 180 abonnés. La Presse – 6 août 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires

    After read blog topic's related post now I feel my research is almost completed. happy to see that.Thanks to share this brilliant matter.

    Posté par Electronics Help, 30 oct. 10 à 14:26

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