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13 août 10

Les actualités du 13 août 1910

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Le concours Lépine

1909

Concours Lepine 1910

Le concours Lépine s'est ouvert, hier, au Grand Palais des Beaux-Arts. Nous voilà bien loin de la petite exposition qui, il y a tantôt dix ans, s'ouvrait dans le hall du tribunal de commerce. A vrai dire, dans le gigantesque vaisseau de fer et de verre du Grand Palais, les menues productions des petits fabricants et inventeurs de jouets sont un peu perdues, mais on v trouve cependant quelques créations intéressantes.

De ce nombre sont le changement de vitesse - qui n'a, d'ailleurs, rien d'un jouet dû à M. Forest — qui fut le véritable créateur du moteur d'automobile : simple, robuste, facilement démontable et réparable, cet organe indispensable de la traction automobile est extrêmement intéressant.

L'aviation pour rire compte d'innombrables modèles : en soie, en faille caoutchoutée, en toile, en lamelles de bois, en baudruche, tous actionnés par un moteur à caoutchouc tordu. Ces minuscules avions imités — à peu près — des Blériot, Farman et autres Sommer tournent, virent, volent dans le hall du Grand Palais, pour l'émerveillement des curieux.

Et les puzzles, — autrefois si bien dénommés jeux de patience ! — les puzzles agaçants, aux contours tarabiscotés ! Et les jeux de cubes ! ! ! Vous parlerai-je des chemins de fer électriques, des jeux, des mille bibelots créés par la féconde imagination des petits fabricants : épingles à chapeaux inoffensives pour les voisins, de tramway ou de métro, systèmes d'attaches de pantalons, boutons de manchettes perfectionnés, becs à gaze, à pétrole ou à essence, lampes et bidons de sûreté, eaux de beauté, désinfectants... On trouve de tout dans ce concours de jouets. Jusqu'à des matelas hygiéniques, des brosses automatiques et des pâtes à lustrer les chaussures...

On y remarque aussi un charmant petit théâtre d'enfant, complètement démontable, pourvu d'une machinerie admirablement établie et qui est exposé par M. Louis Leroux ; un système à relever les sous-marins, un aéroplane-hydroplane, un aéroplane qui est également un ballon dirigeable, un rond de serviette qui est un coquetier etc. etc.. Il y a même un sous-marin à catastrophe que son fabricant a cru pouvoir nommer "le Pluviôse". Peut-être eût-il été de meilleur goût de ne pas rappeler au public ce drame affreux qui se joua dans les eaux calaisiennes. Le concours Lépine a été inauguré, à deux heures, sous la présidence d'honneur du président du Conseil et des ministres du Commerce, des Travaux publics et du Travail.

Le Petit Parisien – 13 août 1910


EN BREF

Un aviateur américain monte à 2,000 mètres ! - New-York, 12 août. L'aviateur américain Drexel a établi, à Lanark, hier soir, le record de la hauteur. Il a atteint l'altitude de 2.025 mètres, dépassant de près de 300 mètres le dernier record de Chavez, à Blackpool, qui, on s'en souvient, était de 1.950 mètres. Interviewé aujourd'hui, Drexel a raconté comment il s'est élevé d'abord à 1,500 mètres sans la moindre difficulté. Le vent très faible le décida à concourir pour le prix d'altitude et, malgré le froid intense, il monta et atteignit 2,000 mètres. Son moteur marchait à merveille. Il fit alors quelques mètres de plus et plana ainsi à 2,025 mètres. La foule, anxieuse après une heure et demie d'attente, commençait à craindre que l'aviateur n'eût été victime d'un accident quelconque. Cependant, Drexel s'aperçut que son huile allait manquer; il jugea prudent de redescendre. Après une heure de descente, il entrevit le bord du lac Cobbinshaw et, sans le moindre incident, atterrit à 20 kilomètres de Lanark. M. Rhodey a établi aujourd'hui le record de la longueur parcourue sur roues avant le vol. Il s'est élevé après 19 mètres seulement de contact avec le sol. Le Petit Parisien – 13 août 1910

Le feu à l'ancienne gare de Bellegarde — Un incendie a éclaté hier dans l'ancienne gare de Bellegarde, transformée en dépôt-hangar et située près de rentrée de la gare actuelle. Le feu avait pris naissance dans les combles et le bâtiment a été anéanti. La gare de Bellegarde est assez connue des voyageurs et des touristes qui passent à cet endroit pour gagner la Suisse ou la Savoie. Elle est nouvellement construite et encore inachevée. Le sinistre n'a pas atteint la nouvelle gare, et de ce fait, les trains n'ont subi aucun retard. Le Temps – 13 août 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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