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04 sept. 10

Les actualités du 4 septembre 1910

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Le Président Fallières en Savoie

Fallieres à Chambery

Chambéry, 3 septembre - Chambéry, palpite sous les branches et sous les étendards. Chambéry est une ville ombreuse et douce, toute pleine de joie et d'entrain. Mais, comme si les arbres où elle s'abrita ne suffisaient point, on a dépouillé les forêts voisines pour orner de feuillages les avenues, et les ponts. Et en vérité, le cortège présidentiel, sur tout le long parcours qu'on lui a fait suivre jusqu'à la préfecture, n'a rien aperçu de la ville. Rien que des drapeaux, des guirlandes, des sapins fichés en terre et de beaux arcs triomphaux.

Regrettons-le pour les Parisiens du cortège. S'ils avaient pu écarter ce gracieux rideau de fête, ce qu'ils auraient vu, c'est une grande ville, des façades vénérables, des arcades harmonieuses, d'attirants magasins, enfin une active cité où l'on respire encore cet air particulier qui est l'air des capitales.

Le Président de la République avait quitté Rambouillet hier matin, à sept heures dix-sept, avec le secrétaire général de la présidence, M. Ramondou, et avait pris le train qui devait le mener à Juvisy où l'attendait le train présidentiel. Salué, à son passage à Versailles, par M. Autrand, préfet de Seine-et-Oise, M. Fallières a été reçu, sur le quai de la gare de Juvisy, par M. le baron de Courcel, président du conseil d'administration de l'Orléans. Attendaient également le Président de la République : le général Brun, ministre de la guerre ; M. Gaston Dournergue, ministre de l'instruction publique ; MM. Mollard, directeur du protocole; le capitaine de vaisseau, Laugier, le lieutenant-colonel Bard, officiers d'ordonnance du Président; Marc Varenne, chef du secrétariat particulier; le commandant Vidalon, officier d'ordonnance du ministre de la guerre, ainsi que les représentants de la Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée. Ces personnages officiels avaient quitté Paris à 8 h. 15 par le train présidentiel.

M. Fallières, avec les ministres de la guerre et de l'instruction publique et le secrétaire général de la présidence, a pris place dans ce train, qui a quitté Juvisy à 8 h 45. Sauf une courte station à Dijon, où le secrétaire général de la préfecture, remplaçant le préfet en congé, et le maire de la ville sont venus saluer le Président, l'horaire ne comportait aucun arrêt officiel avant Chambéry. Cependant, à Culoz, la première station, savoyarde M. Moulle, préfet de la Savoie, et le général Robert, gouverneur de Lyon, sont venus présenter leurs hommages au chef de l'Etat et ont pris place dans le train à ses côtés.

A six heures, le train est entré en gare; de Chambéry. Dans la gare, décorée avec beaucoup de richesse et de goût, M. Fallières a été reçu par M. Veyrat, maire de Chambéry, entouré de son Conseil municipal, les conseillers généraux, MM. Perrier, Gravin, Empereur, sénateurs, Théodore Reinach, Delachenal, Borrel, Deléglise, députés du département et les autorités de la ville. Après l'allocution de bienvenue du maire, à laquelle M. Fallières a répondu avec sa bonne grâce ordinaire, des jeunes filles de la ville ont offert des fleurs au Président. Et le cortège, escorté des dragons du 4° régiment, s'est formé pour se rendre à la préfecture.

Dès son arrivée à la préfecture, M. Fallières, dans la grande salle des fêtes, a reçu les autorités et les fonctionnaires de la région. Le doyen des représentants de la Savoie, M. Antoine Perrier, sénateur, a présenté au Président ses collègues du Sénat et de la Chambre. M. Fallières à rappelé aimablement à M. le sénateur Perrier leurs relations qui remontent déjà à un quart de siècle, et remercié les sénateurs et députés de la Savoie. "C'est le cœur rempli de joie patriotique, ajoute le Président, que je viens assister aux fêtes du cinquantenaire, car je sais que, depuis 1860, il n'y a jusqu'au sommet des Alpes qu'une seule pensée : La France !"

Le préfet présente ensuite à M. Fallières le général Borson, grand officier de la Légion d'honneur, ancien lieutenant-colonel de l'armée sarde, seul survivant des députés de Savoie au Parlement sarde. M. Fallières félicite le général Borson d'avoir toujours été un héroïque soldat, un vaillant patriote et d'avoir fidèlement servi la France depuis l'annexion. Le gouverneur militaire de Lyon, le général Robert, a présenté ensuite le général Soyer, commandant la 27° division d'infanterie, le général Massiet-Dubiet et les officiers de la garnison. A l'issue des réceptions, le Président a offert à la préfecture un dîner intime.

Le Figaro – 4 septembre 1910


EN BREF

Un nouveau métal est découvert - Un nouvel alliage métallique vient d'être découvert par des Industriels de Barrow (Angleterre) qui lui ont dorme le nom de duralumyn. Le poids de ce nouveau métal est le tiers de celui du laiton, et sa force est égale à celle de l'acier. Il peut être forgé ou préparé autrement pour l'industrie. La Croix – 4 septembre 1910

Un phoque dans la Meurthe - A Nancy, un jeune phoque, expédié à un marchand de poissons et mis en cage près de la Meurthe, s'est échappé dans la rivière, et toutes les tentatives faites pour le repêcher sont restées infructueuses. Journal des débats politiques et littéraires – 4 septembre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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