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Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

07 oct. 10

Les actualités du 7 octobre 1910

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L'aviateur Morane et son frère font une chute terrible

Appareil des freres Morane apres la chute

Catastrophe-aerienne

Hier matin, à neuf heures et demie, l'aviateur Léon Morane prenait à bord Robert Morane, son frère, et s'envolait du champ de manœuvres d'Issy-les-Moulineaux pour conquérir le prix Michelin que Weymann, on s'en souvient, manqua de si peu de s'adjuger le 7 septembre dernier. Il s'agissait de franchir en six heures les quatre cents et quelques kilomètres qui séparent le parc de l'Aéro-Club, à Saint-Cloud, de l'observatoire du Puy-de-Dôme. Ainsi que le règlement l'exigeait, Morane alla donc tout d'abord se faire chronométrer au-dessus des coteaux de Saint-Cloud. Il le fut officiellement à 9 h. 48' 43" 3/5. Après quoi son merveilleux petit Blériot, moteur Gnôme 100 HP, hélice "Intégrale" Chauvière, fila dans la direction du sud-est.

Tout paraissait devoir marcher à merveille quand à Sucy-Bonneuil, près de la route stratégique, et non loin de Brévannes, l'appareil s'abattit tout à coup dans un champ de topinambours, et, par la vitesse acquise, y creusa un sillon de plusieurs mètres avant de s'y bloquer avec la violence qu'on imagine. Il était dix heures quinze exactement. Des passants accoururent, puis le personnel de l'hospice de Brévannes, mandé en toute hâte. On dégagea les deux hommes qui gisaient sous les débris de leur aéroplane, et tous les soins possibles en pareille occurrence leur furent aussitôt prodigués.

Léon Morane, bien que blessé très grièvement, fut admirable de sang-froid. Vers une heure, les deux frères étaient transportés à l'hospice de Brévannes, où plusieurs médecins les examinèrent. Robert Morane portait à la tête une blessure béante qui avait tout d'abord fait craindre une fracture du crâne. Ce n'était par bonheur qu'une plaie superficielle. Mais il avait au surplus une fracture de la jambe droite et une luxation de la hanche gauche. Quant à Léon Morane, outre une double fracture de la jambe gauche, il souffrait de douleurs internes qui inspiraient aux médecins les plus vives inquiétudes.

On pensa d'abord que l'accident était dû à une rupture de la commande de gauchissement. Il n'en était rien. Après une minutieuse visite de l'appareil, on s'aperçut qu'un bidon d'essence, placé défectueusement, ai ait immobilisé la commande en question, de même que le gouvernail de profondeur.

Le Gaulois – 6 octobre 1910


EN BREF

aerostationLes dix ans d'un record mondial - Le 11 octobre prochain dix ans se seront écoulés de puis le voyage du ballon Le Centaure, de Vincennes à Korostyschew (Russie). Le comte de La Vaulx, pilote, accompagné du comte de Castillon de Saint-Victor, avait franchi 1,925 kilomètres en trente-cinq heures quarante-cinq minutes. Ce record mondial de distance sans escale, non seulement pour les ballons, mais pour tous engins aériens, n'a pas encore été battu ; aussi l'Aéro-Club de France se propose de le fêter pendant la réunion de la Fédération aéronautique internationale, par une course de sept ballons géants, que conduiront des champions désignés par les diverses nations. Le départ sera donné le dimanche 30 octobre, à la magnifique propriété de l'Aéro-Club de France, aux coteaux de Saint-Cloud. Le Prix de La Vaulx réunira 3,000 francs de prix, généreusement offerts par le célèbre recordman. Les aéronautes auront la faculté de gonfler ce jour-là les ballons au gaz d'éclairage ou au gaz hydrogène, a des conditions spéciales. Le Gaulois – 7 octobre 1910

théatre

Crime

Espagne

Un acteur égorgé en scène - Madrid, 6, Octobre — Un effroyable drame s'est déroulé, hier, au théâtre Actualidades de Carthagène. Un comédien estimé du public, Antonio Gonzalez, venait d'apprendre par le directeur du théâtre, M. Salvador Sorel, que celui-ci était décidé à se passer de ses services. Pendant que M.Sorel se trouvait en scène, car il est également comédien, Gonzalez se précipita sur lui, armé d'un rasoir, et lui trancha la gorge, au grand effroi du public qui, pris de panique, se rua vers toutes les portes. Gonzalez a été arrêté séance tenante. Le Petit Journal – 7 octobre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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