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17 oct. 10

Les actualités du 17 octobre 1910

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Le raid Paris-Bruxelles

Legagneux raid Paris - Bruxelles

Aviation

Deux-aviateurs ont tenté, hier, et mené à bien, du moins pour le voyage d'aller, le raid Paris-Bruxelles et retour, avec passager, que n'avaient pu réussir Mahieu et Loridan : c'est Legagneux, un vétéran du circuit de l'Est, et Wynmalen, recordman de la hauteur.

Hier matin, à sept heures et demie, devant une assistance nombreuse, Wynmalen et Dufour s'installaient sur leurs sièges et le biplan prenait son vol au milieu des acclamations des spectateurs. Après deux tours de piste, il prenait la direction Nord-Est et s'éloignait rapidement. A huit heures dix, Legagneux et Martinet faisaient un premier essai ; ils descendaient après deux tours de piste, pour recommencer un peu plus tard. A neuf heures vingt-quatre, malgré un vent assez violent, le biplan s'élevait définitivement dans les airs et prenait la direction de Bagatelle.

On apprenait, vers midi, que Wynmalen et Legagneux avaient touché terre près de Saint-Quentin, mais étaient repartis immédiatement pour Bruxelles. Wynmalen devait descendre encore une fois à terre. S'étant égaré, il atterrit à Pont-à-Celles pour se renseigner, et reprit l'air aussitôt. A 1 heure 16, notre correspondant de Bruxelles nous signalait l'arrivée de Wynmalen à la plaine des manœuvres de Schaerbeck.

Peu de monde se trouvait au lieu d'arrivée. Mais le bruit s'en répandit vite et les spectateurs affluèrent bientôt. Wynmalen, après être descendu en vol plané, est allé se réconforter, puis il revint au champ d'aviation où il signa de nombreuses cartes postales, et il reprit place sur son appareil. A 2 heures 7 il s'envolait de nouveau, au milieu d'une ovation de la foule, et reprenait le chemin de Saint-Quentin. Le courageux aviateur s'y est arrêté à 5 h. 5 et comptait y passer la nuit, avant de rentrer aujourd'hui à Paris, par la voie de l'air.

Le biplan de Legagneux n'apparaissait à l'horizon qu'après le départ de son concurrent. Volant haut, l'aviateur ayant conservé presque constamment une altitude de 1000 mètres, l'appareil piquait droit vers le hangar établi sur le champ d'aviation et atterrissait sans difficulté. Acclamés également, Legagneux et son passager, tout transis de froid, mettaient pied à terre. Ils remisèrent aussitôt leur appareil, déclarant qu'ils repartiraient le lendemain. D'après le calcul des heures de départ et d'arrivée, Legagneux aurait deux heures d'avance sur Wynmalen.

Le Petit Journal– 17 octobre 1910


EN BREF

Étrange accident - Eléonor Michel, cantonnier, âgé de 61 ans, demeurant 8, rue Vernier, travaillait à neuf heures du matin, rue Guersant, quand, devant le n° 41, ayant ramassé dans le ruisseau un papier qui fumait, il a été brûlé au visage et aux yeux par l'inflammation d'une poudre enveloppée dans ce papier. Le blessé, dont l'état ne parait pas grave, a été reconduit chez lui. L'enquête faite par le Laboratoire municipal a établi que le papier contenait du sodium, qui s'est enflammé quand le balayeur l'a mis en contact avec l'eau du ruisseau. Il ne s'agissait donc pas d'un attentat. Le Petit Journal– 17 octobre 1910

Un dompteur blessé à Saint-Denis - Un dompteur a été grièvement blessé par un lion, samedi soir, vers 10 heures, au cours d'une représentation, à la ménagerie Ahmed-Ben-Amar, installée boulevard Félix-Faure, à la fête de Saint-Denis. Ce dompteur, engagé le matin même, est connu sous le nom de Coopper et est âgé de 30 à 35 ans ; il venait d'une autre ménagerie foraine. Copper faisait travailler un couple de lions de l'Atlas. Le lion s'était' retiré dans un coin après avoir travaillé. Au moment où le dompteur donnait un coup de fouet à la lionne, le mâle s'élança sur lui et le mordit très grièvement à la joue droite, lui brisant ensuite la jambe droite et lui labourant les deux épaules. Le propriétaire de l'établissement et le personnel se précipitèrent, au secours de Coopper, qui fut dégagé et emporté à l'hôpital au milieu de l'émotion bien compréhensible du nombreux public. L'état du blessé, qui a été transporté à l'hôpital de Saint-Denis, est des plus grave. Le Petit Journal– 17 octobre 1910

ClimatViolents orages en Ardèche - Privas, 15 Octobre - Des orages d'une grande violence viennent de s'abattre à nouveau dans diverses régions de l'Ardèche. La foudre est tombée sur plusieurs bâtiments,notamment à Plats et à Colombier-le-Jeune, où un jeune homme aurait été tué et une jeune fille grièvement blessée. Du côté de Lamastre, plusieurs barrages ont été emportés ; sur la ligne du chemin de fer longeant la rivière du Doux, le terrain s'est affaissé sur une longueur de 60 mètres environ. A Saint-Martin de Vilamas, un ouragan s'est; abattu hier dans la soirée. En une heure, les ruisseaux se sont transformés en torrents brisant des murs et des digues, coupant des routes. Les trains subissent de longs retards. A Ladrousse, commune de Burzet, la foudre est tombée sur une ferme. Le fluide a tué M. Chabanis et brûlé grièvement sa femme. A Ruoms, deux voituriers qui chargeaient du sable à la rivière n'ont pas eu le temps de se garer et ont été entraînés par les eaux. Les dégâts sont considérables. Le temps est toujours menaçant. Le Petit Journal– 17 octobre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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