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31 oct. 10

Les actualité du 31 octobre 1910

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Morts mystérieuses à Saint-Nicolas

Saint Nicolas du Port

Crime

Dans un immeuble portant le numéro 63 de la Grande-Rue, à Saint-Nicolas (Meurthe-et-Moselle), habitait un tailleur nommé Charles Mayon, trente-neuf ans, originaire de Saint-Dié. Il occupait le rez-de-chaussé de l'immeuble et une pièce du premier étage qui lui servait d'atelier. Mayon, divorcé il y a quelques années, s'était remarié avec une demoiselle Louise Schlœgel, vingt-cinq ans, originaire d'Alsace-Lorraine, et de ce second mariage avait eu un enfant, le petit Charles, âgé de trois ans.En outre habitait avec lui un des fils issus de son premier mariage, Maurice, âgé de quinze ans, employé de commerce.

Depuis jeudi soir on n'avait plus vu aucune des personnes en question et on croyait toute la famille partie en voyage. Or samedi vers midi, une voisine descendue dans la cour aperçut à la fenêtre de la cuisine du logement des époux Mayon, le mari dont l'air hébété lui sembla bizarre. Elle l'interrogea, lui demandant s'il n'était pas malade. ''Non'', répondit l'interpellé, ''mais nous sommes tous fichus; j'ai trouvé ma femme morte dans son lit.''

Étonnée, la voisine entra dans le logement et trouva en effet inanimés Mme Mayon et son plus jeune enfant couchés dans le même lit. Dans une autre pièce, le jeune Maurice Mayon gisait également inanimé dans son lit. Un docteur fut appelé par la voisine et il constata le triple décès. Mayon interrogé sur la façon dont avaient succombé les siens fit des réponses absolument en contradiction avec les constatations médicales et les déclarations de ses voisins.

Il prétendit (alors que tout le monde affirme bien que sa femme, ses fils et lui n'ont plus été vus depuis jeudi) être rentré vendredi soir comme d'habitude, avoir soupé et s'être couché. Dans la nuit, vers onze heures ou minuit, s'étant réveillé, il causa à sa femme; celle-ci lui répondit. Et samedi vers dix heures et demie il se réveilla et trouva tous les siens inanimés.

Or d'après les premières constations médicales, la mort des trois personnes remonte à deux jours et les corps sont déjà en état de décomposition. D'autre part, Mayon porte à la poitrine des ecchymoses dont il n'a pu indiquer la provenance, mais les corps des trois morts ne présentent aucune trace de violences. Le docteur Pierre Parisot, médecin légiste à Nancy, que le parquet a commis samedi soir pour examiner les cadavres, n'a pu se prononcer par le seul examen extérieur sur les causes. de la mort. Dans ces conditions le parquet a ordonné l'autopsie et il a fait garder à vue Mayon qui est dans un état singulier de dépression morale et physique.

Le Temps – 31 octobre 1910


EN BREF

Une lionne s'évade mais bientôt réintègre sa cage - Rouen, 30 octobre - A la foire installée sur les boulevards, une lionne s'est échappée de sa cage au moment où le dompteur s'apprêtait à la faire travailler. Une panique s'ensuivit et le public se précipita, en désordre vers les portes. Acculé dans un coin par les dompteurs, le fauve allait être tué à coups de fusil, quand on eut l''idée de jeter un quartier de viande dans une cage voisine. La lionne bondit à nouveau et se trouva enfermée. Le Petit Parisien – 31 octobre 1910

Aviation

us-1908

La Coupe Gordon-Bennett des aviateurs - New-York, 29 octobre — La Coupe Gordon-Bennett est gagnée par l'Angleterre avec Graham White, sur monoplan Blériot, qui a volé les 105 kil. 500 en 1 h. 1 m. 4 sec. (moyenne : 103 kilomètres). Huit aviateurs ont pris le départ : Latham, Leblanc, White, Brookins, Hamilton, Drexel, Ogilvie et Radley. White est parti à 8 h. 42 et vola très régulièrement. C'est lui qui donna la meilleure impression. Leblanc est parti à 9 h. 20, il vola très- vite et couvrit dix-neuf tours en 52 m. 49 s., soit à une vitesse de 106 kil. 500 à l'heure. C'est le record du monde. On considérait déjà Leblanc comme vainqueur, lorsqu'il fit une chute un tour avant de finir, par suite de l'arrêt brusque du moteur, l'essence faisant défaut L'appareil fût brisé et Leblanc légèrement blessé ; il est soigné à l'hôpital. Ogilvie accomplit le parcours en 1 h. 36 s. Latham s'arrêta au quinzième tour et Brookins fit une chute grave, c'est regrettable, car on pense ici qu'il aurait été victorieux, il volait à 116 kil. à l'heure avec son nouveau Wright. Les autres concurrents ont abandonné. Graham White a déclaré qu'il aurait pu faire une plus grande vitesse mais qu'il aimait se ménager pour la durée. Demain probablement White, Aubrun et Latham voleront de Belmont a la statue de la Liberté. La Presse – 31 octobre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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