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05 nov. 10

Les actualité du 5 novembre 1910

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L'exposition des chrysanthèmes

Exposition des chrysanthemes

Le président de la République et Mme Fallières, accompagnés de M. Ramondou, secrétaire général de la présidence, et du lieutenant-colonel Guise, officier d'ordonnance, ont visité ce matin, à 10 h. 1/2, l'exposition internationale d'automne de chrysanthèmes et de fruits, installée au cours la Reine. On sait qu'avec cette exposition, les fleurs prennent définitivement possession du cours la Reine. Dès la fin de l'exposition, on commencera, en effet, les travaux de transformation qui feront des berges de la Seine un beau parterre fleuri.

Le chef de l'Etat a été reçu, à sa descente de voiture, par MM. Antonin Dubost, président du Sénat Henri Brisson, président de la Chambre, Raynaud, ministre de l'Agriculture, Jean Dupuy, ministre du Commerce le général Brun, ministre de la Guerre Viger, sénateur, président de la Société d'horticulture, etc. Dans l'assistance, se trouvaient également MM. de Selves, préfet de la Seine Bellan, président du Conseil municipal Laurent, secrétaire général de la préfecture de police les généraux Dalstein et Feldmann, Vassilière, directeur de l'agriculture Touny, directeur de la police municipale, le baron de Solmacher, secrétaire de la Société pomologique impériale d'Allemagne, chambellan de l'empereur Guillaume, Albert Rollit, ancien membre du Parlement anglais, président de la Société internationale d'horticulture, Maïda, ancien ministre de l'Agriculture au Japon.

En entrant à l'exposition, on suit une allée bordée d'arbustes plantés ces jours derniers. A droite et à gauche, on voit de nombreuses serres et un assez grand nombre d'outils aratoires. A la place des anciennes serres, on a construit d'immenses salles dont le plafond est caché par un grand velum blanc. Là, nos horticulteurs ont exposé ce qu'ils avaient de plus joli dans leurs jardins et dans leurs pépinières.

Dès l'entrée, un fort parfum de cellier nous pénètre: jaunes et dorées, les poires et les pommes s'offrent à nos regards. On passe ensuite sous une treille à feuilles vertes et rouges sous des vitrines, on a placé de superbes grappes, dont la grosseur fait plaisir à voir. Les chrysanthèmes, aux têtes échevelées, fourmillent de tous côtés. Il y a plusieurs centaines d'espèces les unes hérissées, les autres épanouies.

On voit des fleurs toutes petites d'autres énormes. Le Feu du soir, le Polyphène ont dans leurs pétales tout l'or jaune du soleil la Banquise est blanche comme de la neige la Clair de lune, également d'une belle blancheur, se trouve à côté de la Louise Grandjean, d'un rose bleuté. Les chrysanthèmes japonais, petits, aux pétales effilés, sont très remarqués il coûtent, du reste, très chers.

Plus loin, nous voyons de superbes parterres d'œillets, puis de jolis tapis de velours, représentés par de précieux bégonias. Des orchidées, pareilles à de beaux insectes prêts à prendre leur vol, sont enfermées dans de petites serres. Après les fleurs, les légumes. Des melons énormes, des courges colossales, des cardons géants sont exposés. Des poires, des pommes, des fraises, enfin tout ce qu'un jardin potager peut fournir.

N'oublions pas de parler de la section des beaux-arts tableaux de salle à manger, tableaux de salon. On y remarque de beaux fruits et de belles fleurs. Là aussi, les chrysanthèmes sont en grand nombre. Largement peints et riches en couleurs, les tableaux sont très appréciés des connaisseurs.

Le président de la République a parcouru en détail des différentes sections de l'exposition, fruits, chrysanthèmes, fleurs, légumes, et la section des beaux-arts réservée à la fleur. M. Fallières, qui a exprimé à plusieurs reprises sa satisfaction aux exposants, s'est retiré après avoir remis des distinctions à plusieurs exposants.

La Croix – 5 novembre 1910


EN BREF

Metro

Chemin-de-ferL'inauguration du Nord-Sud - On inaugure officiellement cet après-midi et on ouvrira au public demain matin à dix heures la partie du chemin de fer Nord-Sud comprise entre la porte de Versailles et l'église Notre-Dame-de-Lorette. La ligne nouvelle a 8 kilomètres de longueur; elle dessert par ses dix-huit stations quelques-uns des points les plus fréquentés de Paris: gares Montparnasse et Saint-Lazare, boulevards Raspail et Saint-Germain, Madeleine, Trinité, etc. Elle est en outre en correspondance avec les lignes métropolitaines aux stations de la Concorde, de Saint-Lazare, de Montparnasse et du boulevard Pasteur. Aussi en prévision du mouvement considérable des voyageurs, a-t-on aménagé des gares vastes, bien dégagées, où la circulation est facile, où les indications de direction, de correspondance, de sortie, s'imposent aux regards et évitent les hésitations et les détours inutiles. Il y a dans cet ordre d'idées toute une série de petites innovations auxquelles on ne peut qu'applaudir dimension inusitée des lettres qui composent les noms des stations; décoration en couleurs différentes des gares ordinaires et des gares de correspondance, inscription très visible à distance des directions desservies, etc. Le matériel roulant est d'aspect séduisant, peint en couleurs claires, copieusement éclairé et aéré; les trains n'auront que cinq voitures dont deux motrices en tête et en queue, car les terminus ne sont pas en forme de boucle, et la manœuvre des trains se fait au moyen de voies en tiroir, comme à Londres, New-York et Berlin. Signalons enfin une intéressante disposition des signaux, qui permettra aux trains en cas d'incident de ne plus stationner indéfiniment dans les souterrains, mais de gagner la station la plus voisine. Les travaux maintenant achevés ont commencé en 1906; l'exécution a présenté des difficultés considérables, notamment dans le passage sous la Seine, dans la traversée de la zone des anciennes carrières, dans le croisement des collecteurs de la Bièvre, d'Asnières, de Clichy, etc. Ces difficultés ont été heureusement surmontées par des moyens appropriés, et l'une des opérations les plus remarquables a été la traversée sous la Seine dans deux tubes de fonte les tubes Berlier de cinq mètres de diamètre construits progressivement dans l'air comprimé à l'aide de boucliers. Le Temps – 5 novembre 1910

Naufrage

Un submersible coule un chalutier - Calais, 4 Novembre - Le submersible Germinal, frère du Pluviôse, appartenant à la station des sous-marins du bassin Carnot, quittai; cet après-midi le port pour se rendre en rade, afin d'effectuer des exercices de plongée quand, en accomplissant une manœuvre en arrière, il entra en collision avec un bateau-pêcheur immatriculé sous le numéro 2847 au port d'Etaples. Le bateau ayant une formidable voie d'eau, se mit à couler avec rapidité ; toutefois les quatorze hommes d'équipage eurent le temps de se réfugier dans le canot du bord. Ils furent ensuite recueillis par d'autres chalutiers qui croisaient dans les mêmes parages en vue de Calais. Rien ne put être sauvé. Le 2547 disparut dans les flots en moins de dix minutes. Le Germinal rentra immédiatement au port et le commandant du submersible alla faire son rapport aux autorités maritimes. La nouvelle de cet accident s'était rapidement propagée en ville et avait causé une énorme émotion. On disait que le Germinal avait été victime d'une catastrophe semblable à celle du Pluviôse. Le Petit Journal – 5 novembre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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