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07 nov. 10

Les actualité du 7 novembre 1910

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Inauguration du Restaurant coopératif des étudiantes

Foule restaurant

Le déjeuner d'inauguration du restaurant coopératif féminin de l'université de Paris a réuni hier 55, rue Saint-Jacques, les sommités du monde de l'enseignement et de la politique. Il était bon que des hommes notables marquassent leur sympathie à une œuvre infiniment aimable et d'une grande portée philanthropique. Le restaurant coopératif des étudiantes met, en effet, les jeunes filles à l'abri de la fâcheuse promiscuité des restaurants à bon marché et permet aux plus pauvres de s'assurer une saine alimentation.

Bien que cette initiative, due à quelques femmes dévouées, soit distincte de celle qui permit de fonder, au mois de juin dernier, l'Association générale des étudiantes, elle n'en est pas moins le corollaire. Après une patiente étude, les organisatrices sont parvenues à établir, pour un franc, des repas comprenant un potage, un plat de viande garnie, un entremets ou un dessert, le pain et le vin. Les thés de cinq heures coûteront 0 fr. 25.

Hier, naturellement, le menu était à la fois plus compliqué et plus copieux, et la table se parait du charme des fleurs d'automne : chrysanthèmes et roses trémières. Faut-il dire que ce fut là une fort joyeuse réunion et que, la gravité officielle en fut bannie ?

M. Léon Bourgeois qui devait présider le déjeuner n'a pu, au dernier moment, se rendre à une invitation qu'il avait acceptée avec empressement; mais MM. Liard, vice-recteur de l'Académie, Lavisse, directeur de l'Ecole normale supérieure, les présidents du conseil municipal et du conseil général, MM. Painlevé, Desplas, Buisson et Steeg, députés, les professeurs Landouzy et Ch. Gide, etc..., ont tenu a affirmer par leur présence le bienveillant intérêt qu'ils portent à une œuvre intéressante entre toutes.

Le Matin – 7 novembre 1910


EN BREF

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Mort pour avoir avalé sa brosse a dents - Londres, 6 novembre — M. Howard Kingston Botlon, âgé de trente-neuf ans, est mort aujourd'hui, après son déjeuner, pour avoir avalé sa brosse à dents. La chose peut paraître bizarre, voici comment elle s'est passée. M. Bolton ayant avalé une bouchée de pain de travers, quitta soudainement la table, prit sa brosse à dents et avec le manche tenta de refouler la bouchée de pain. Il y mit tant d'ardeur qu'il avala la brosse en même temps. Il est mort étouffé au bout de quelques minutes, malgré les soins de de sa femme et de ses voisins. Le Matin – 7 novembre 1910

Politique10 votants, 10 élus - Toulon, 6 novembre —Les électeurs de la coquette petite commune des Salles (Var) étaient pour la deuxième fois appelés à former leur conseil municipal. Ils n'avaient pas voté au premier tour. Au ballottage, cependant, dix électeurs ont voté individuellement pour eux-mêmes, et bien que chacun n'ait qu'une voix, ils se trouvent légalement élus. Et voilà le conseil formé malgré l'indifférence des habitants. Or, il y a deux ans, un fait analogue s'était produit aux Salles. Au ballottage, un seul électeur avait été élu par sa propre voix. M. Clemenceau, sénateur du Var, alors ministre de l'intérieur, signa un décret de dissolution de ce conseil municipal composé d'un seul membre. Le Matin – 7 novembre 1910

Un pont s'écroule: un mort, quatre blessés - Roubaix, 6 novembre - Un terrible accident s'est produit ce matin à l'écluse du Sartel. Il était sept heures, cinq ouvriers étaient occupés, par le service des ponts et chaussées, à remplacer le pont-levis, jeté en cet endroit sur le canal de Roubaix, et reliant cette ville à la commune de Wattrelos. Déjà le chanvre, formant le revêtement du tablier, avait été enlevé et l'on était occupé à remplacer l'un après l'autre les madriers composant l'ossature du tablier, quand le pont, allégé d'une grande partie de son poids, bascula, entraînant les ouvriers qui se trouvaient dessus. L'un d'eux, Alphonse Castelin, vingt-sept ans, cantonnier de la navigation, demeurant rue Boucicaut, cour Sylvain-Farvacque, fut retrouvé mort. Il avait eu la tête broyée entre le pont et l'un des montants. Les quatre autres portaient des blessures plus ou moins graves Alfred Simons, quarante-sept ans, rue Basse, 37, a une entorse au poignet droit, des plaies contuses à la tête et l'index droit écrasé Emile Simons, fils du précédent, vingt-deux ans, soldat au 15e d'artillerie, à Douai, se trouvait en permission de vingt-quatre heures dans sa famille, et il en profitait pour donner un coup main à son pére; on croit qu'il a le talon droit fracturé. Il se plaint d'une forte entorse. Henri Dusauchoy a eu deux doigts coupés entier. Simon Leroy, quarante-deux ans, rue Boucicaut, cour Sylvain-Farvacque, a l'index droit en partie écrasé et des plaies contuses dans la région inguinale droite. Le Petit Parisien - 7 novembre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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